New York District (New York Police Judiciaire)

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5 Décembre 2019

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 14.11 : Darwinian

Review réalisée par Seb


En un mot : Un bon épisode sur le thème des sans domicile fixe. Les questions soulevées sont intéressantes.

Prégénérique : Deux flics en uniforme courent après un homme, le rattrape et tombe nez à nez avec un cadavre gisant sur le sol… La victime a environ 25 ans et est vraisemblablement sans domicile fixe.
Une fois sur les lieux, la légiste nous informe que le SDF est mort depuis une semaine environ, le corps a donc été déplacé.
Des fragments de pare-brise sont trouvés sur le corps, indiquant que celui-ci a été percuté par une voiture…

Green et Briscoe avancent assez vite et parviennent à découvrir l'identité de la victime (il s'appelait Alan) qui disposait d'un casier au secours catholique. Nos deux inspecteurs découvrent que la victime avait consulté un psychiatre deux ans plus tôt… Ce dernier leur révèlera qu'Alan était atteint de schizophrénie et qu'il avait une sœur, Gina… Celle-ci explique que la maladie s'était déclarée au lycée et que son frère avait des tendances suicidaires.

L'enquête fait un nouveau pas en avant lorsqu'un des techniciens de la police parvient à identifier la voiture qui a renversé Alan (grâce à un code présent dans les fragments de pare-brise), il s'agit d'une Aston Martin. Une visite chez le concessionnaire Aston Martin de la ville est fructueuse puisque le patron leur indique qui possède une voiture telle que celle qui a causé la mort d'Alan…

La propriétaire est une publicitaire qui semble très bien gagner sa vie (en même temps, on s'en doutait puisque sa voiture coûte tout de même la bagatelle d'un quart de million de dollars). La jeune femme ne voit aucune objection à ce que Briscoe et Green inspectent son véhicule… qui est en parfait état…

Etape suivante, un garage agréé Aston Martin dont le patron nous révèle qu'il a bien réparé le véhicule quelques jours plus tôt (et tout particulièrement le pare-brise et la carrosserie...) après que sa propriétaire ait " percuté un cerf ".

Scène suivante, nos deux inspecteurs attendent la jeune femme devant son garage privé qui s'ouvre au moment de l'arrivée de celle-ci… Green en profite pour jeter un coup d'œil à l'intérieur et découvre ce qui semble être des tâches de sang sur le sol.

Dans la salle d'interrogatoire, la jeune femme ne nie pas les faits, éclatant en sanglots, elle affirme qu'il s'agissait d'un accident, " Il était tard et il a surgi de nulle part ! J'ai freiné et il a traversé mon pare-brise ". La jeune femme explique ensuite que, paniquée, elle a mis sa voiture dans son garage et qu'elle est rentrée chez elle pour faire le point et décider de ce qu'elle allait faire… L'homme était toujours vivant à ce moment, elle reconnaît même l'avoir entendu appeler au secours… Lorsqu'elle est retournée dans le garage, il était mort…
C'est à ce moment que l'avocat de la jeune femme intervient et met un terme à l'interrogatoire.

Dans le bureau de McCoy, l'avocat de l'accusée fait part de son intention de demander une autopsie, cette requête sera acceptée par le juge lors de la séquence suivante.
L'autopsie conduite par les experts de la défense montrera qu'Alan n'est pas mort suite à l'accident de voiture, mais suite à une hémorragie interne qui avait démarré bien plus tôt… La conclusion des experts est sans appel, il a été tabassé bien avant d'être percuté par l'Aston Martin… Bref, il serait mort, même si l'accident n'avait pas eu lieu…
La publicitaire est condamnée à trois ans de mise à l'épreuve (pour dissimulation de preuves et obstruction à la justice essentiellement)…

Malgré le trou gigantesque dans le scénario (Jéjé signale sur le forum que le "trou" est en plus gros que ce que je pensais !!! cf. ici :) -comment la défense pouvait-elle soupçonner que l'accident n'était pas la cause de la mort ???-, l'épisode prend une tournure intéressante…

L'enquête repart donc de plus belle puisqu'il faut maintenant trouver le (ou les) véritable(s) responsable(s) de la mort d'Alan, le seul élément dont disposent les enquêteurs est que le tabassage est survenu aux alentours de 19H le soir de l'accident de voiture.

De fil en aiguille, Briscoe et Green finissent par trouver l'homme responsable de la mort d'Alan, il s'agit d'un autre SDF prénommé Max. Interrogé, celui-ci fini par expliquer qu'il a frappé Alan parce que ce dernier refusait de partager… une orange…

Dans le bureau du juge, l'avocate de Max explique que, dans la rue, tout est question de survie. McCoy répond que la société a des lois qui visent à éviter une situation " d'anarchie darwinienne ", ce à quoi l'avocate rétorque que justement la société a rejeté les SDF et en a fait des exclus (je résume ici l'argumentation à son strict minimum, mais ça tient la route :).

Dans la séquence suivante, Branch incite McCoy et Southerlyn à négocier.
Le procès démarre pourtant et, première péripétie, Max pénètre dans la salle d'audience habillé en SDF… McCoy affirme qu'il s'agit d'un stratagème de son avocate visant à faire en sorte que le jury voit le SDF avant de voir l'être humain… L'avocate affirme qu'elle veut seulement que le jury le voit tel qu'il est, rien de plus…
Les témoignages se succèdent et il devient rapidement évident que ce qui s'est passé est tristement commun dans le monde de la rue… Mais est-ce que cela suffit à en atténuer la gravité ?

Dans la séquence suivante, McCoy, Southerlyn et Branch sont attablés dans un bon restaurant et discutent de l'affaire… Comme souvent, les propos de Southerlyn font mouche :
Southerlyn : Ils ne vivent pas la même vie que nous… On leur a tourné le dos…
Branch : Tu exagères, il y a des foyers et des soupes populaires…
Southerlyn : Ces soit-disant solutions ne font que cacher le problème au lieu de le régler… Personne ne veut de foyer dans son voisinage…
Branch renverse tout de même quelque peu la situation lorsqu'il demande à Serena quand est-ce qu'elle a fait quelque chose pour aider les SDF, celle-ci répond :
- A chaque Thanksgiving…
Branch : Un jour par an ? Comme la plupart des libéraux en limousine… Le fait est que la situation de ces gens ne va pas s'améliorer quel que soit la quantité d'argent qu'on leur consacre…

C'est ensuite au tour de Max de passer à la barre, son avocate lui fait nous raconter comment il s'est retrouver à la rue avant de lui faire expliquer ce qui s'est passé le jour de son altercation avec Alan :
- Il était fou, je lui ai seulement demandé un morceau de son orange et il s'est mis à hurler après moi, il m'a bousculé violemment…
Son avocate : Pourquoi ne pas avoir passé votre chemin ?
Max : Ca aurait été faire preuve de faiblesse, les autres l'auraient su et je serais devenu une proie facile dans la rue… Je ne pouvais pas me dégonfler…

C'est au tour de McCoy de poser les questions :
- Vous admettez donc avoir agressé un homme pour une orange ?
Max : Ce n'est pas si simple…
McCoy : La loi de la jungle ?
Max : C'est exact…
McCoy : Et votre avocat suggère que vous vivez comme un animal…
Max : Peut-être a-t-elle raison…
McCoy : Alors pourquoi sommes nous là ? On ne fait pas de procès aux animaux… On les abat…
Max (dont l'agressivité devient palpable) : Très bien, abattez-moi ! Vous me rendrez service…
McCoy : Marre de vivre dans la rue ?
Max : Vous pensez que j'ai choisi cette vie ?
McCoy : Je pense que vous l'avez plus choisi qu'Alan qui était prisonnier de sa maladie… Vous pouviez vous contrôler ! Vous aviez un travail, une famille…
Max (qui l'interromps et s'emporte) : Je les ai perdu ! J'ai tout perdu ! Vous ne savez pas ce que c'est d'être un raté… De s'endormir, chaque soir, sur un morceau de carton en se demandant comment on en est arrivé là… Je ne voulais pas de cette vie…
McCoy : Ce sentiment me semble très… humain…

L'argumentaire de clôture de McCoy est également très bon, voici ce qu'il dit en substance :
" La loi existe autant pour punir que pour protéger… Si vous rendez un verdict qui dit que les lois de la société ne s'applique à Max, vous dites aussi que la loi ne s'applique pas aux victimes comme Alan… Si c'est votre verdict, alors on pourra dire que la société aura vraiment tourné le dos à ces gens… Ils n'ont pas de nourriture, pas d'abris, pas d'argent… Ne leur refusez pas la justice en plus… "

Un verdict de culpabilité sera logiquement rendu par le jury…

Dernière échange entre McCoy et Southerlyn :
Southerlyn : Douze ans de prison…
McCoy : Au moins, il aura de la nourriture et un toit…
Southerlyn : Attention, on aurait presque dit de la compassion Jack…
McCoy : Il a tué un homme pour une orange, il mérite la prison…
Southerlyn : Mais ?
McCoy : On vient seulement de le déplacer d'une jungle vers une autre…

Un épisode intéressant, même si le verdict de condamnation était ultra-prévisible… La manière d'aborder le problème des SDF est intelligente et les scénaristes se moquent habilement de l'attitude politiquement correcte de la plupart des gens (On veut tous que les SDF puissent se nourrir et dormir à l'abri… Mais on préfère que cela soit loin de chez nous…).

Quelques citations :

Southerlyn : " Let's face it, we all say the right things, but at the end of the day we see them as scary, smelly sub-human people we rather not deal with… "

Branch : " We might as well try sweeping sand off the beach "

Review réalisée par Seb

Episode diffusé sur NBC le 07/01/2004
Review en ligne depuis le 09/01/2004

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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