New York District (New York Police Judiciaire)

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14 Décembre 2019

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 14.14 : City Hall

Review réalisée par Seb


En un mot : Encore un excellent épisode (décidément, les bons épisodes s'enchaînent ! :), le scénario est une nouvelle fois brillant…

Prégénérique : La scène se passe à l'hôtel de ville, des cris éclatent et plusieurs coups de feu retentissent.
Bilan, un conseiller municipal afro-américain tué et un civil (inspecteur des eaux, c'est important pour la suite) blessé…
Le tireur, qui n'était même pas masqué, a réussi à quitter les lieux.

Les premiers témoignages sont assez flous, voire carrément contradictoires, un élément ressort cependant, l'homme était blanc (on va aller loin avec ça ;).
La séquence qui suit le prégénérique est assez atypique (pour la série) d'un point de vue formel, on a le droit à un montage parallèle, on suit donc parallèlement Green, Van Buren et Briscoe qui, chacun de leur côté, interrogent les différents témoins. Ce petit écart de style a le mérite de mettre en avant le fait que cette affaire n'est pas comme les autres, beaucoup de pressions reposent sur les épaules de nos inspecteurs, la mairie attend des résultats rapides...

L'enquête s'oriente logiquement vers les ennemis politiques du conseiller municipal décédé, nos inspecteurs découvriront bien quelques opposants et mettront même à jour une affaire de corruption et d'emplois fictifs, mais nous découvrirons bien rapidement que ces 'points de détail' de la vie politique n'ont rien à voir avec la fusillade.

Et si la cible de la fusillade n'était pas le conseiller municipal ?
De nombreuses personnes, se plaignant de leur facture d'eau, étaient présentent le jour du drame… Ron Tabachnik -l'inspecteur des eaux blessé- pourrait donc très bien être la véritable cible…
Interrogé, l'homme explique que les plaintes étaient relatives à la manière dont sont maintenant calculées les factures (je vous passe les détails techniques ;).

L'enquête piétine, Van Buren propose à ses inspecteurs de faire venir les personnes mécontentes de leur facture d'eau… Comment ? Et bien tout simplement en leur faisant miroiter une grosse remise…
Le stratagème est mis en place, Briscoe prend manifestement un malin plaisir à jouer les bureaucrates pointilleux (" C'est le formulaire qu'il faut remplir en trois exemplaires "), et Tabachnik identifie le tireur, il s'agit du fils du propriétaire d'un magasin de matériel high tech (télévisions, informatique…).
On découvre alors une nouvelle hypothétique affaire de corruption puisque, interrogé, le gérant du magasin explique que Radio Zone a tenté de les racheter et que, après leur refus, Tabachnik a débarqué avec une facture trente fois supérieure à celle qu'il devrait normalement payer… Une différence qui pourrait très bien les contraindre à mettre la clé sous la porte… et qui servirait donc les intérêts de Radio Zone...
Questionné, le patron de Radio Zone explique que le fils du gérant du magasin -Peter Rubin- est un taré et qu'il s'est même présenté dans son bureau munit d'une arme qui correspond justement à celle qui a été utilisée lors de la fusillade de la mairie.

Peter Rubin est appréhendé à son domicile et est inculpé.

Première ENORME surprise, l'avocat de Rubin présente à Serena une motion visant la suppression de l'arme du crime en tant qu'élément à charge… Le hic, c'est que l'arme en question n'a jamais été trouvée par les policiers lors de la perquisition et ne figurent donc pas parmi les pièces à conviction…
Un avocat qui demande la suppression d'une preuve qui n'existe pas… Voilà qui est pour le moins surprenant :o)

Un peu plus tard, un nouvel avocat prend la défense de Rubin en main… Il s'agit de Danielle Melnick (elle avait été grièvement blessée lors de sa précédente apparition [saison 13], c'est donc une surprise de la retrouver…). Melnick lève -un peu- le flou qui règne en ce qui concerne l'arme du crime, une perquisition -sans mandat officiel- aurait eu lieu deux jours avant celle menée par Briscoe et Green…

La scène suivante se déroule dans le bureau du juge :
Juge : Mme Melnick, vous dites qu'il y a eu deux perquisitions ?
Melnick : Exactement, votre honneur.
McCoy : Nous avons parlé à nos inspecteurs, ils nient avoir mené une autre perquisition…
Melnick : Quoi ? Vous êtes en train de dire que vous ne saviez pas que Rubin avait une arme à son domicile ?
McCoy : Pas avant que nous ayons reçu la motion visant à la supprimer en tant que preuve…

Melnick fait ensuite part du témoignage de la voisine de Rubin qui a vu deux hommes pénétrer dans l'appartement alors qu'il était vide, ils sont ressortis avec un carton rempli.

Dans la séquence suivante, McCoy et Serena évoquent la possibilité que la première perquisition ait été menée par des agents fédéraux, pourtant aucun mandat n'a été établi…
Le seul document fédéral lié aux Rubin est une demande d'autorisation d'exporter des jeux vidéo, la demande a été rejetée… Serena s'interroge, pourquoi a-t-on besoin d'une autorisation pour exporter des jeux vidéo ? La réponse ne tarde pas, l'autorisation concerne les consoles et les ordinateurs qui sont très puissants, le contrôle vise à empêcher que cette technologie tombe entre de " mauvaises mains " et soit utilisée pour créer des armes très perfectionnées (ça peut sembler énorme, mais cette réglementation existe réellement !).

Il semble que les Rubin aient bravé cette interdiction puisque leur compte UPS montre qu'ils ont exporté -à prix d'or- en Algérie… La première saisie commence à prendre sens…
McCoy et Serena confrontent les fédéraux en leur indiquant qu'ils savent qu'ils ont conduit une perquisition au domicile de Rubin et qu'ils savent surtout qu'ils ont saisi son arme, arme qui a été utilisée lors de la fusillade de la mairie…
Serena : En gros, vous ne voulez pas que l'opinion découvre que vous pénétrez chez les gens sans mandat ?
Agent fédéral : En supposant que le FBI ait mené une perquisition chez Rubin, je vous certifie qu'elle était 100% légale…
McCoy : Sauf qu'il y a aucune trace d'un quelconque mandat, même au niveau fédéral…
Agent fédéral : C'est parce que toute la procédure légale dans cette affaire est secrète…
Serena : Secrète ?
Agent fédéral : Un mandat secret…
McCoy : Délivré par une cour secrète…

Les fédéraux se sont servis du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA, qui a été élargit après les attentats du 11 septembre 2001), ce qui ne manque pas de susciter la discussion dans le bureau de Branch :
Serena : Cette idée de cour secrète ne va-t-elle pas à l'opposé de notre conception de la justice ?
Branch : La cour n'est pas secrète, les procédures le sont… Ce n'est guère différent d'un grand jury…
McCoy : Sauf que dans le cas d'un grand jury, ce sont nos concitoyens qui prennent les décisions…
Branch : Les procédures contre les terroristes se doivent de rester secrètes…
Serena : Mais Peter Rubin n'est pas un terroriste, ni un espion…
Branch : Il a pu les aider en violant la loi fédérale…
Serena : Les fédéraux peuvent donc fouiller mon domicile et pénétrer dans mon ordinateur à mon insu s'ils affirment que c'est lié à une affaire d'espionnage…
(…)
Branch : Vous n'avez pas vraiment foi en notre gouvernement fédéral…
McCoy : Ce sont eux qui refusent de nous donner l'arme du crime…

Branch fait jouer ses relations, ce qui conduit l'agent du FBI ayant mené la perquisition initiale à rendre visite à McCoy et Serena afin de leur confier l'arme du crime.

La séquence suivante nous offre une pertinente discussion éthique entre McCoy et Melnick :
McCoy : Les empruntes sont celles de votre client, c'est le tireur… On le tient…
Melnick : Grâce à une perquisition dont vous pouvez être fier…
McCoy : Si c'est comme ça que tu vois les choses demande la suppression de l'arme…
Melnick : Mais bien sûr… le juge va dire que la FISA viole le quatrième amendement… (…) Ca ne te gêne pas ?
McCoy : La perquisition était légale.
Melnick : D'après les textes, peut-être… Mais un agent du FBI qui pénètre chez mon client en son absence parce qu'une cour secrète l'a autorisé... C'est scandaleux… Si tu utilises cette preuve, tu te rends complice…
McCoy : Complice de mettre un assassin en prison, qu'elle est mon rôle selon toi ?
Melnick : Chercher à obtenir la justice pour la ville sans mettre en péril les droits de ses citoyens…
McCoy : Exactement
Melnick : Si tout ce qui les préoccupe est d'obtenir des condamnations, qu'est ce qui va les empêcher de défoncer nos portes en plein milieu de la nuit ?
McCoy : Ce n'est pas ce qui se passe et tu le sais très bien…
Melnick : Pour le moment…

Le procès démarre ensuite. L'inspecteur des eaux est le premier a passer à la barre (il explique que la facture d'eau excessive des Rubin était due à une erreur), il est suivi par l'agent du FBI ayant mené la perquisition, ce qui va permettre à Melnick de souligner l'étrangeté (c'est vraiment un euphémisme) de la manière utilisée pour découvrir l'arme du crime.
C'est ensuite au tour du père de Peter Rubin de témoigner, celui-ci explique que la facture d'eau était une condamnation à mort pour leur magasin, ils perdaient des fournisseurs et ne pouvaient pas se permettre de refuser des clients, c'est ce qui les a conduit à envoyer des consoles à un magasin de jouets en Algérie…

Dans son argumentation finale, Melnick insistera sur la manière dont les institutions ont traité Rubin, une erreur l'a presque mis en faillite, un mandat 'secret' a permis de fouiller son domicile à son insu… McCoy mettra pour sa part en avant le fait que la conduite des institutions n'a rien à voir avec le crime pour lequel Rubin est jugé, avant d'insister sur le fait que les Rubin ont sciemment violé la loi fédérale (en exportant du matériel informatique en Algérie), la perquisition était donc parfaitement légale.

Le jury rendra logiquement un verdict de culpabilité à l'encontre de Rubin…

Excellent épisode encore cette semaine. Cette histoire de mandant 'secret' permet de soulever une nouvelle fois de nombreuses questions très intéressantes concernant le durcissement des lois survenu après les tragiques évènements du 11 septembre 2001.
Une nouvelle fois, bravo aux scénaristes :)

Quelques citations :

Briscoe (à Van Buren qui propose d'interroger tous les mécontents) : You want to take our picture to remember what we look like ?

Briscoe : Then, we'd be magicians, not cops…

McCoy : They think we have the murder weapon but we don't ?

McCoy : So, basically, we've been served with a motion to suppress evidence we don't have…

Agent federal : This issue is very complex, Mr. McCoy…
McCoy : I'm a smart guy…

Review réalisée par Seb

Episode diffusé sur NBC le 11/02/2004
Review en ligne depuis le 14/02/2004

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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