New York District (New York Police Judiciaire)

  LawAndOrder-fr > Critiques > New York District / New York Police Judiciaire > 14.20

15 Décembre 2019

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 14.20 : Everybody Loves Raimondo's

Review réalisée par Seb


En un mot : Un script solide, non dénué d'un certain humour, est le point fort de ce nouvel épisode. En prime, Briscoe - enfin Jerry Orbach - nous offre une petite démonstration de billard.
Cependant, la surutilisation de la mafia cette saison et la manque d'épisodes engagés dénote tout de même un certain manque d'ambition de la part des scénaristes...

Prégénérique : La scène se déroule au Raimondo's, un prestigieux restaurant italien. Après qu'un homme est poussé la chansonnette, une femme se lève et se met à chanter à la demande d'un homme avec qui elle est attablée. La chanson ne fait pas l'unanimité puisque l'on entend un homme lâcher " C'est quoi ce truc ?... C'est bon ça suffit... ", soudain des coups de feu éclatent.
La fusillade - hors champs évidemment - fera deux victimes, un certain John Corrolo qui a pris deux balles dans le dos ainsi que Thomas Mitchell qui a pris une balle en pleine poitrine.
Le chef de la police est déjà sur les lieux, il dînait comme chaque mardi au Raimondo's, il explique à Briscoe et Green que Corrolo s'était embrouillé au bar avec un homme qui a sorti son arme et fait feu. Selon lui, Mitchell serait victime d'une balle perdue, le tireur a ensuite pris la fuite. Des témoins indiquent par ailleurs que le tireur se faisait appeler Bumpy.

Une juge était également présente au restaurant, elle décrit le Raimondo's comme un lieu où se côtoient des gens qui ont réussis dans différents secteurs, politique, judiciaire, artistique... mafieux... Corrolo était un mafieux, Mitchell pour sa part était producteur de Cinéma.

Bumpy - Carmine Bustali - est rapidement appréhendé pour le double meurtre.
Les inspecteurs sont convaincus que Bumpy avait des dettes de jeu auprès de Corrolo, dettes qu'il n'était pas en mesure de payer, et que c'est pour cette raison qu'il l'a assassiné. L'intéressé leur révèlera que ce n'était pas le cas et qu'il a en fait tirer sur Corrolo parce qu'il manquait de respect à la jeune femme qui s'était mise à chanter, c'est donc Corrolo que nous avons entendu juste avant que les coups de feu n'éclatent.

Briscoe et Green sont pour le moins surpris par cette explication :
Green : Attendez, vous êtes en train de dire que vous l'avez abattu parce qu'il parlait pendant que cette jeune femme chantait ?
Bumpy : " Santa Luccia ", c'est la chanson préférée de ma grand-mère ! Je suis désolé pour ce qui est arrivé à ce producteur de films, mais en ce qui concerne Corrolo, il n'a eu que ce qu'il méritait ! "
Les résultats des analyses balistiques montreront que le producteur n'a pas été tué par la même arme que Corrolo, il y avait donc un second tireur ce soir là et d'après la trajectoire des coups de feu ce second tireur était au bar.

L'enquête change alors d'orientation, nos inspecteurs cherchant à déterminer qui - et accessoirement pourquoi - aurait bien pu vouloir assassiner Thomas Mitchell.
Ce dernier produisait un film sur la mafia titré " Al Dente ", le film était adapté du livre d'un certain Sonny King, un type que beaucoup décrivent comme un pauvre type qui se prenait pour un mafieux.
King semble avoir été utilisé par Mitchell, ce qui lui donnerait un mobile pour le meurtre, seulement il dispose d'un très bon alibi pour le soir de la fusillade.
Et s'il s'était attaché les services de quelqu'un pour se débarrasser de Mitchell ?

A l'aide du livre de King, Green et Briscoe parviennent à retrouver à New Jersey un homme (Artie Baldo qui était évidemment dissimulé derrière un pseudo dans le bouquin) connu pour mettre en relation personnes désireuses de se débarrasser de quelqu'un et tueurs à gage. L'homme n'a jamais été arrêté car il connaît bien les visages de la police locale. Qu'à cela ne tienne, Briscoe va entrer en contact avec Baldo dans une salle de billard - l'occasion pour Jerry Orbach de nous faire une petite démonstration de billard (plutôt impressionnante au passage) - et finir par lui demander s'il ne pourrait pas l'aider à se débarrasser de quelqu'un (la scène est assez jouissive, Briscoe fait tout ça assez finement :).
Juste après la transaction (5000$), Baldo est appréhendé.

Baldo, en échange de l'immunité, accepte de parler et affirme que Sonny King est entré en contact avec lui pour se débarrasser de Mitchell, il l'a alors mis en relation avec Denis Rogus.
Rogus est arrêté à son tour, le D.A. de New Jersey veut ses quinze minutes de gloire et s'empare de l'affaire. Tout ce qu'il veut en fait, c'est participer à la conférence de presse avec McCoy, ce dernier accepte évidemment.
Problème cependant, Rogus dès lors refuse son extradition vers New York. Après pas mal de palabres, McCoy parvient à obtenir son retour à New York sous le simple prétexte qu'il n'avait pas payé son ardoise au Raimondo's.
En échange d'une peine réduite, Rogus accepte de plaider coupable et de témoigner contre King. Il explique qu'il n'avait initialement aucune intention d'assassiner Mitchell dans le restaurant, mais lorsque Bumpy a commencé à tirer sur Corrolo, il ne pouvait pas manquer une telle occasion. Rogus affirme par ailleurs avoir laissé son arme sur place après avoir évidemment pris soin d'en effacer ses empreintes, pourtant l'arme n'a pas été découverte sur les lieux du crime.

Serena parviendra ensuite à établir que King avait emprunté 12000$ à un usurier.
On apprend ensuite de la bouche même de l'usurier que King disposait d'une cassette d'une discussion entre Mitchell et lui-même dans laquelle le producteur acceptait de lui verser une prime d'un million de dollar si le film dépassait un certain seuil de recette (et c'était le cas...).
Dans un premier temps, la bande sert de pièces à conviction contre King puisque les sous-entendus de ce dernier sont assez lourd de sens (en gros, " si tu essaie de m'arnaquer, ça va très mal se passer pour toi ").

Lors du procès de King, son avocat mettra en exergue le fait que son client n'était pas le seul à avoir été trompé par Mitchell, d'autres mafieux s'étaient vu promettre une participation au film. King passera ensuite à la barre et tentera de s'expliquer en affirmant qu'il avait emprunté l'argent pour le jouer aux courses. Hum hum... Léger...

Dans la séquence suivante McCoy est intrigué par le témoignage de Rogus qui semblait plus préoccupé par le fait qu'il avait déshonoré le Raimondo's que par le fait qu'il allait probablement passer le reste de sa vie en prison. En examinant les relevés téléphoniques de Baldo, McCoy découvre que celui-ci avait appelé le Raimondo's le jour même où King l'avait contacté.

Menacé de perdre son immunité dans l'affaire, Baldo finit par reconnaître que King avait seulement engagé Rogus pour intimider Mitchell mais surtout pas pour le tuer, et pour cause, assassiner Mitchell revenait à tirer une croix sur le million de dollar qui lui était promis... L'homme finit par reconnaître que quelqu'un d'autre avait payé Rogus pour assassiner Mitchell...

Green et Briscoe rendent ensuite visite à Raimondo, propriétaire du restaurant éponyme, l'arme utilisée par Rogus était dissimulée dans son véhicule, il l'avait récupéré durant la panique qui fut déclenché par les coups de feu. Raimondo est alors appréhendé.

Raimondo est finalement confronté par McCoy :
- Vous vouliez donner une leçon à Mitchell et King (en faisant tuer le premier et en faisant accuser le second). (...)
Raimondo : Sonny et Tommy m'ont manqué de respect par trois fois.
Serena : Le livre, le film...
Raimondo : ... et commanditer un meurtre dans mon restaurant ! (...) Les types comme Mitchell et King, ils trouvent ça chic, ils nous trouvent amusant… Qu'ils aillent se faire foutre ! ... Et King, vous allez le relâcher ?
McCoy : Il a payé quelqu'un pour intimider Mitchell, il s'est donc rendu coupable d'escroquerie...
Raimondo : Très bien, peut être aurais-je l'occasion de la croiser dans la cours de la prison...

Bon épisode encore cette semaine (décidément, je radote... J'écris la même chose quasiment toutes les semaines ;). Le scénario est une nouvelle fois solide et les acteurs sont tout à fait convaincants. La cerise sur le gâteau c'est l'humour presque omniprésent dans l'épisode.
Notez que la scène lors de laquelle Briscoe (ou plutôt Orbach :) nous fait une petite démonstration de billard est limite culte pour les fans !!! ;o)

Ceci dit, l'accumulation de scripts liés de près ou de loin - mais plutôt de près - à la mafia lors de cette quatorzième saison est critiquable, les scripts sont toujours très bien écrits mais la surutilisation de cette thématique dénote un certain manque d'ambition de la part des auteurs (en fait plus probablement des producteurs).
Bref, cette quatorzième saison nous offre de bons épisodes, mais on peut tout de même regretter le relatif manque d'épisodes engagés et c'est probablement ce qui fait que cette saison - même si elle est de bonne facture - ne parvient pas à se hisser au niveau des saisons qui constituent l'age d'or de la série.

Note : Pour l'anedote c'est le second épisode de suite dont le titre fait explicitement référence à une autre série, ici "Everybody Loves Raymond" (Tout le monde aime Raymond), la semaine dernière "Nowhere Man" (L'Homme de nulle part, diffusé il y a quelques années sur Canal+).

Quelques citations

Van Buren : Maybe someday someone will explain the attraction because I don't get it.
Green : The mobsters go to see the celebrities, the celebrities go to see the mobsters.
Van Buren : Well, they deserve each other.

Briscoe (trouvant une arme sur Bumpy) : Oooooh, what's this ?
Un mafieux : That's a .38
Briscoe : I know what it is, that's a rhetorical question...

Baldo (à propos de King) : My aunt Nancy knows more about the mob than he does… And she's a nun!

Review réalisée par Seb

Episode diffusé sur NBC le 14/04/2004
Review en ligne depuis le 17/04/2004

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







© 2001-2019 LawAndOrder-fr
New York Unité Spéciale
New York Section criminelle
New york Cour de Justice
Los Angeles Police judiciaire
paris Enquêtes Criminelles
Londres Police judiciaire
Titres VO / VF
Suivez-nous sur Twitter
Retrouvez-nous sur Facebook


Pour soutenir le site et son forum, n'hésitez pas à passer par les liens suivants pour vos achats en ligne ;)
Amazon FRANCE Amazon CANADA Amazon USA

Warning: include(/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: include(/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: include(): Failed opening '/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php' for inclusion (include_path='.:/opt/php7.3/lib/php') in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: mysqli_fetch_row() expects parameter 1 to be mysqli_result, bool given in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 7