New York Section Criminelle

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6 Décembre 2019

New York Section Criminelle

Episode 3.21 : Consumed

Review réalisée par r lefourbe


Donne-moi ta main et prends la mienne
Goren a parlé ça signifie
La rue est à nous que la joie vienne
Mais oui, mais oui la saison est finie

Vous l’aurez compris par ces quelques mots de Sheila revisités, c’est une libération qui vient d’avoir lieu avec ce dernier épisode de L&O CI : Consumed. La troisième saison vient de se clôturer au bout de 21 épisodes. Sachant qu’elle a été raccourcie, les premiers épisodes de la quatrième seront en fait ceux de la 3ème décalés.

Vous savez déjà ce que cela veut dire : pas de cliffhanger insoutenable dans cet épisode. Pas de Eames atteinte par une balle perdue et qui reste suspendue entre la vie et la mort en attendant que Goren retrouve son assassin. Pas non plus de Carver qui se coince un doigt entre deux Codes Civils et encore moins de Deakins qui se fait un lumbago en se penchant sur le bureau de G&E. Bref un épisode comme les autres de cette saison, pas terrible. Ceux qui achèteront la saison 3 en DVD seront fortement déçus après les 2 premières saisons. La qualité s’est bien cassée la gueule. Mais j’y reviendrai plus tard.

Qu’en est-il de cet épisode plus précisément ? Le pré générique : nous suivons un flic en tenue qui semble être un tantinet agressif malgré la sollicitude de sa voisine. Puis nous assistons à un ball trap sur cibles vivantes et humaines en plein NY. Vous l’aurez compris le flic sera au cœur de l’enquête. Générique.

Première victime : un hispanique en smoking mais visiblement pas le genre à sortir dans des soirées pince fesses pour gauche caviar. Plutôt smoking usé jusqu’à la corde. Son nom ? Eddie Mercaldo. Il jouait du piano dans un bar. G&E vont alors voir la deuxième victime : Ramon Ortiz : agent de nettoyage. Eames sait compter et elle nous le prouve dans cet épisode. 6 coups ont été entendus mais on a seulement 5 impacts. Une balle se promène dans la nature. Ils font alors plus attention au bruit ambiant : une sorte de Tuuu Duuu …Tuuu Duuu comme lorsque les engins de chantier reculent. En fait c’est une porte de garage qui est bloquée par une dernière victime. La victime s’appelle Alexandro Alvarez. Tout le monde voit le point commun ? Et oui, tous ces hommes sont de race hispanique. Mais cette fois en plus d’avoir des balles, ils retrouvent une douille. Du 9 mm.
Eames rejette de suite la thèse de Deakins qui pense à une altercation au bar entre des clients. Tout s’était bien passé pendant le service de Mercaldo. L’examen ballistique de la douille nous apprend que l’arme a déjà servi : un Glock qui appartient à un flic : Thomas Callahan. Et oui, pour une fois qu’un Callahan n’utilise pas un Magnum ;-).
Bien sur ce flic est toujours en service, n’a pas déclaré le vol de son arme, et a été blanchi par l’IGS pour la précédente fusillade.

Justement, Callahan est découvert errant sur des voies de métro avec une jambe cassé. Il est de suite emmené à l’hôpital. G&E l’interrogent et nous avons droit au coup de trou noir. Il regardait la télé et puis la seule chose dont il se souvient c’est le réveil sur les rails. Mais le vent tourne, en regardant les photos des victimes le flic comprend qu’il est dans de sales draps. Il refuse alors de parler sans son avocat. Cela tombe bien car on vient de retrouver l’arme et tout coïncide. Mais des éléemnts de son dossier personnel incite les inspecteurs à interroger son sergent. Callahan arrivait de plus en plus en retard le matin. Pourtant, selon lui, il n’avait pas de second travail.

Perquisition chez Callahan. Résultats : 3 réveils, des tupperwares, des uniformes bien repassés, des cigarettes avec du rouge à lèvres et un mur défoncé par ce qui pourrait être un poing. Conclusion : une femme bien intentionnée semblait s’occuper de lui malgré la piètre qualité de vie de Thomas Callahan. Les inspecteurs se rendent chez Beth Landau sa voisine. C’est elle qui lui prépare à manger. C’est une brave fille.

Inter scène : on voit un prisonnier poser des questions à son avocat sur une victime par arme à feu. On comprend qu’il s’agit d’une des trois victimes. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes. Le prisonnier semblait attendre quelque chose du défunt et son avocat lui annonce qu’il faudra sûrement qu’il en trouve un autre.

Direction le bar où Callahan va régulièrement boire un verre. Plusieurs choses intriguent G&E. Thomas Callahan prend des cigarettes alors qu’il ne fume pas. Il croyait le soir de la tuerie que 3 hommes lui en voulaient. Goren entrevoit une piste : il pose alors la question au barman : « Comment marchait Callahan le soir des meurtres ? ». Réponse : comme un robot. La thèse du second partenaire à la vue du dossier de Callahan semble tomber à l’eau. La réponse à toutes ces incohérences : l’insomnie. Sa responsabilité pourrait donc être levée. Et nos inspecteurs se rendent à l’hôpital en pleine nuit pour confirmer tout cela. Et effectivement il a une vie nocturne bien agitée.
Alors est-ce que cela pourrait être une ruse utilisée par le flic pour berner tout le monde. Non Goren semble convaincu qu’il n’était pas au courant de son état et qu’un insomniaque ne peut pas planifier froidement un tel parcours meurtrier. Quelqu’un se sert donc de Callahan. Mais Carver pose alors la bonne question : le stratagème n’est-il pas un peu excessif pour de vulgaires crimes racistes ? Goren de répondre : c’est peut-être parce qu’on veut nous faire croire qu’ils étaient racistes.

Et là on se dit : « hummmm ils ont bien lu Agatha Christie et notamment ABC contre Poirot ». Et oui, on tue selon un rituel bien établi (dans le livre l’ordre alphabétique, ici l’origine hispanique) pour noyer la véritable cible parmi une flopée d’autres. Pour être sure que la bonne victime soit tuée autant la tuer en premier.
Direction : la vie d’Eddie Mercaldo. Une vie bien rangée, il notait tout, et payait tout d’avance. Apparemment, il jouait régulièrement lors de croisières pour vieux dans les Caraïbes avec toujours un même point commun : les Caimans. Or dans l’appartement, ils retrouvent une valise pour synthétiseur. C’est étrange car les bateaux ont souvent leur propre piano. L’analyse du contenu révèle que le piano électrique avait été vidé de ses composants non pas pour transporter de la drogue mais des billets. C’était un passeur d’argent pour quelqu’un de riche. Mais qui ? Les lampes de Murano vues chez Beth Landau mettent les inspecteurs sur la piste de la voisine de Thomas Callahan. Et comment avec son salaire de vendeuse aurait-elle pu se les payer ?
Mais l’entretien avec elle tourne court. Son numéro de sécu ne mène nul part. Elle justifie un changement de numéro car on lui aurait volé son identité il y a quelques années. Les flics retrouvent vite sa trace. Une procédure de divorce a commencé il y a 7 ans. Elle s’appelait Elizabeth Post à l’époque et vivait dans les beaux quartiers. Mais tout ne s’est pas bien terminé, son ex mari ayant fait traîné la procédure, elle n’a rien.

Ils vont voir M. Post, Blingahm de son prénom. Et on retrouve l’homme de l’interscène. S’il est en prison c’est qu’il a refusé de donner au juge les coordonnées bancaires de sa fortune estimée à 15 millions de $. Mais il nie connaître Mercaldo. Toutefois, il aurait pu tout manigancer pour faire accuser Beth. Mais Eames avance alors que dans ce cas, il aurait révéler l’existence de l’argent qu’il s’évertue à cacher depuis des années. Une vieille photo d’un groupe des 70 montre Eddie Mercaldo et Bingham ensemble. Ils se connaissaient. Mais comment Beth a retrouvé Mercaldo. Aucune trace de paiements pour un privé. Serait-elle passée par Thomas ?

Entretien avec lui : Thomas découvre que Beth connaissait sa condition et qu’elle a abusé de lui. Il met alors G&E sur la piste d’un garde meuble où ils trouvent tout l’attirail du parfait détective privé y compris un pistolet, ce qui prouve son apprentissage au tir.

Mais les choses s’accélerent lorsque Carver apprend aux flics que Bingham Post a écrit à son épouse pour tout remettre à plat. Il a compris qu’elle était derrière le coup de grâce. Et elle a demandé au juge qu’il puisse être libéré. On se rend compte qu’il y a un problème pour tous les deux. Ils ont besoin l’un de l’autre. Elle doit avoir en sa possession un objet qu’elle a dérobé à Mercaldo, comme un carnet avec les coordonnées bancaires du compte aux Caimans. Ils demandent à Carver de reporter la libération pour qu’ils puissent assister aux retrouvailles.

Dernière scène de la saison !!!! Les époux se retrouvent chez Beth et G&E sont derrière le mur pour écouter. Bingham dit bonjour à son épouse et déclare reconnaître les lampes. Et oui, lui c’est une des rares chose qu’elle a pu garder. C’est certainement une phrase de trop. Je ne raffole pas de ce genre de dialogue qui n’a pour but que de faire le lien entre différentes scènes et rappeler aux téléspectateurs des éléments de l’enquête. Cela manque de finesse.
Le vin de la réconciliation qui trône sur le bar sera pour plus tard. Mais elle semble bien plus rétive que lui. Il est temps que G&E entrent en scène.

Ils frappent et entrent. Prétextant la libération de Bingham, ils voulaient savoir si tout allait bien. Réponse affirmative mais gênée des 2 cotés. Très classes, ils remuent le couteau dans la plaie en évoquant les vies des époux Post depuis 7 ans. Jusqu’au moment où Goren veut lui aussi trinquer et boire ce délicieux vin. “I guess it’s time to make a toast to new beginnings”.
Et de reparler du livre de chansons avec les codes. D’ailleurs si aucun avocat n’a trouvé de ces comptes c’est qu’ils devaient être au nom d’Eddie. Bon assez parlé, buvons. Mais ce n’est pas du vin qui sort de la bouteille, juste une spirale avec de la cendre. Elle a tout brûlé. Et oui ce vin qui devait être servi à température ambiante fut finalement servi froid, comme la vengeance (dixit Goren). Ils reviennent alors sur la longue traque de Beth pour connaître la vérité. Elle nie toujours. Et là Goren joue une carte magique : la psychologie à 2 francs. Un peu de double personnalité, avant après le divorce et hop elle craque. « Je les ai tués. Je suis désolé, tellement désolé ». Bien sur Goren demande au mari de venir faire une déposition.
Bingham Post : « Je ne la reconnais pas. Ce n’est pas la femme que j’ai épousée. »
Eames : « je ne peux imaginer non plus que vous êtes resté le mari qu’elle avait épousé »

Plan final sur Goren et les 15 millions de dollars. Fin de la saison.

Note : 6/10

Conclusion générale (saison 3 et épisode 3x21) : Cet épisode est légèrement au dessus de la moyenne de la saison mais des amateurs de livres policiers ou de cop shows auront deviné toute l’intrigue en même temps que les inspecteurs. Donc rien de bien transcendant. A noter que l’appartement de Beth ressemble méchamment à un autre vu dans l’épisode 3x13 (Pas de Deux : The one with human bomb ;-).

De manière plus générale comme je l’évoquais en introduction, cette saison est bien en dessous des 2 précédentes. C’était ma première saison de reviewing pour L&O CI. Et avec le recul, mes premières notes ont été peut-être surestimées. Au final, on peut regretter une baisse sensible de la qualité. Les scénarios sont toujours complexes mais malheureusement sans grand intérêt. Avec de la psychologie facile, un catalogue de maladies impressionnant (de mémoire défaillance nerveuse, insomnie, épilepsie, …), des criminels bien fades qui craquent toujours à la 42ème minute. L&O a connu des creux également mais c’était au bout de 10 ans !!! Ici on peut s’inquiéter : c’est seulement la 3ème. On peut toutefois faire confiance à René Balcer pour donner un second souffle à L&O CI.
Pour les acteurs : rien à dire. D’Onofrio est égal à lui même, les autres font ce qu’ils peuvent avec leur petit rôle. Avec le recul j’avais presque déjà oublié l’intermède avec Bishop en début de saison. C’est dire si l‘année fut longue.

Sur ce, à l’année prochaine (c’est-à-dire fin septembre) pour de nouvelles aventures. Je profiterai de ce cours intermède pour :
1-aller au festival Premium TV [mode gourou : On] inscrivez-vous [mode gourou : Off]
2-regarder tous les épisodes en retard de The Jury et Rescue Me (les séries de l’été aux USA)
3-applaudir Madonna le 4 septembre à Bercy.

En vous remerciant, Bonsoir.

Review réalisée par r lefourbe

Episode diffusé sur NBC le 23/05/2004
Review en ligne depuis le 17/08/2004

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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