New York Section Criminelle

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6 Décembre 2019

New York Section Criminelle

Episode 4.02 : The Posthumous Collection

Review réalisée par r lefourbe


Flash pour le jour
Flash pour la nuit
Sans mise au point je vis ma vie
Les yeux plantés dans les étoiles
Ça passe ou ça casse

Pour cette fois ce sera plutôt « flash dans ta gueule oui »! Et ça passe pas, ça casse. Les lampions de la gloire auront ébloui le malheureux au cœur de l’histoire cette semaine.

Bref après cette brève introduction une fois de plus placée sous le signe de la grande chanson française (il faudra remonter un peu plus loin que Zazie pour découvrir qui chantait ces délicieuses paroles), il est temps de vous dire que l’épisode 4.02 retrace l’enquête de G&E sur la mort d’un célèbre photographe de mode d’origine allemande.

Le problème auquel je suis confronté est assez épineux. Il s’appelle la paresse. En week-end chez mes parents, je me la coule douce. Donc la review de 40 pages ce sera pour le prochain épisode (s’il est bon).
D’un autre coté, si l’épisode est nul tant mieux de n’avoir à lire que 3 pages. Alors est-il nul ? Je ne dirai pas ça mais plutôt dans la lignée de la saison 3 donc sans grand intérêt.
Le prégénérique nous présente celui qui sera victime d’un malencontreux accident de voiture : le photographe de mode Gerhardt Heltman. C’est le genre d’artiste assez introspectif qui réfléchit beaucoup puis capable d’un coup de tête fulgurant. C’est à la suite d’un mot découvert dans son sac qu’il annonce à sa femme son envie de retourner chez lui à savoir en Allemagne. Mais le port de menottes n’aide pas à la maîtriser d’une voiture. Surtout lorsque l’accélérateur est bloqué avec une planche de bois et qu’on a reçu un coup sur la tête avec une barre de fer. Son ultime voyage sera un aller simple pour la morgue.

Goren et Eames sont sur l’affaire. La femme de Gerhardt explique que son travail était sa seule maîtresse. Goren constate à ce sujet que les femmes sont un point central dans son œuvre. Sa femme de répondre qu’il était intolérant avec ceux qui se laissaient victimiser d’où une représentation des femmes dominatrices. Mais Eames constate les cartons de déménagements. Hannah Heltman confirme le souhait récent de Gerhardt de retourner en Allemagne. D’ailleurs ce déménagement l’incite à donner beaucoup de choses au musée de l’Holocauste. Ses parents ont survécu aux camps mais il s’est toujours montré dur envers ces gens qui ne se sont pas rebellés face à ce qu’ils leur arrivaient.

La visite au studio de Heltman n’apporte pas grand-chose. L’adjoint confirme le départ prochain de son patron mais il évoque les messages énigmatiques reçus par son patron. En inspectant le sac, les inspecteurs trouvent des cendres qui les conduisent dans un entrepôt désaffecté de Brooklyn. Sur place ils découvrent des traces de sang, l’arme du crime (une barre de fer), un chiffon avec du maquillage et un chien policier confirme la présence d’un corps sur un vieux canapé abandonné. Mais l’odorat du chien est plus developpé que celui de Groen car notre détective préféré n’arrive pas à identifier ce qui se trouve dans un petit réceptacle. Eames s’amuse de ce petit coup de fatigue intellectuelle. Avec un sourire elle dit « A smell you can’t identify !? ».

Retour chez l’épouse qui rentre dans la technique photographique : Gerhardt utilisait des flashs électroniques et non d’anciens aux chlorures de potassium et magnésium. G&E émettent alors une hypothèse : Gerhardt menait un nouveau projet avec une modèle et des équipements anciens. Hannah réfute cette idée en expliquant qu’elle savait tout des travaux de son mari. Goren cherche alors les épreuves photos dans le frigo (les photographes y mettent des pellicules à l’abri). Cachés derrière un tiroir, Goren met la main sur des vieux films produits pendant la guerre par une firme nazie. L’incompréhension d’Hannah laisse place au fur et à mesure à la colère ; elle stoppe la conversation. La fragilité des travaux de Heltman nécessitait une conservation adéquate comme le Photo Archival Service pouvait offrir.

Bingo, G&E trouvent là-bas des clichés très artistiques et qui pourraient être l’œuvre d’Heltman mais le nom de l’artiste est différent.

Interscène inutile ensuite où l’on voit le fils Heltman questionné par un étudiant sur la prochaine expo de son père. On comprend de suite que cet inconnu est le meurtrier. La suite de l’épisode servira à savoir pourquoi.

Retour au commissariat central. Une des filles photographiées est portée disparue. Un examen minutieux des clichés (notamment les yeux) indique aux inspecteurs que les filles sont mortes au moment de la photographie. Comme dirait Eames : « Elles peuvent prendre la pose pendant des heures sans se plaindre : les modèles parfaits ».

Hannah d’abord incrédule aide ensuite les policiers en montrant des croquis dessinés à la main qui ressemblent aux photographies. Ils ont été envoyés par quelqu’un qui souhaitait collaborer avec Gerhardt. De retour au bureau les inspecteurs comparent ces dessins (comme ceux réalisés pour montrer des participants à un procès en France) et les photos. La vision de la femme diffère. Celle de Heltman est plus respectueuse que celle de l’artiste dessinateur. Deakins demande aux enquêteurs de voir comment le meurtrier trouve ses proies.

G&E constatent qu’elles sont toutes nouvelles en ville et traînaient dans le même coin de Columbus avenue. Mais le point commun le plus intéressant : elles se sont toutes faites « croquées » par un artiste. Deakins suggère donc à Eames de se faire tirer le portrait.

Ni une ni deux, elle joue la jeune provinciale et ferre le bon client. Celui-ci sera arrêté très rapidement. Inutile de dire que c’est l’étudiant qui a importuné le fils Heltman. Son nom ? Spencer Farnell. Au cours de l’entretien Goren sort les photos mais la surprise de Farnell en les voyant laisse supposer qu’il ne les avait jamais vu avant. La perquisition chez lui confirme les soupçons. On retrouve les petits caillous présents sur les photos ainsi que de la documentation sur notre victime.
Goren nous donne ensuite très rapidement l’explication de l’implication de Heltman dans ce macabre projet : intolérant envers les personnes faibles c’était pour lui un moyen de se rapprocher de ses parents. Ne m’en demandez pas plus, je ne suis pas psychologue. Bon on a les motivations pour Gerhardt mais qu’en est-il pour Spencer. Eames trouvera la réponse dans le dossier familial. Issu d’une famille d’alcooliques (père décédé il y a longtemps, sa mère plus récemment), Spencer sera brimé par ses sœurs durant toute sa jeunesse. Et chaque photo sera la représentation d’une scène d’humiliation subie. Des exemples ? Sandy lui a brûlé les cheveux, Patty l’a empoisonné. Sa grand-mère l’a maintenu sous l’eau chaude. Sa sœur en prison explique qu’elle s’amusait à jouer la mauvaise infirmière avec lui. D’ailleurs il ne manquait plus que cette scène dans ses reproductions.

Au commissariat ils interrogent pour la forme la future ex victime. Mais elle leur apprend que Spencer devait l’emmener dans un grand building où le garage est sur un toit comme le studio de Heltman.

Il est temps de confronter nos petits génies au meurtrier. Tout le monde dans le studio sous une fausse excuse. Goren demande alors à Spencer de monter sur un escabeau et d’ouvrir des trappes de ventilo. Ils trouvent alors un appareil photo façon arrière grand père et une tenue d’infirmière. Pour l’instant l’évocation des découvertes et de la famille de Spencer ne le fait pas craquer. Goren revient alors sur Heltman et son refus à la 4ème victime d’aller plus loin. Sentant le souffle de boulet se rapprocher, l’avocat décide d’en finir avec l’interrogatoire. Il est temps pour Goren de sortir la carte magique : les photos de la collection posthume. Mais Goren montre que le travail de Gerhardt ne respectait pas ses desiderata. Là où il y a des hématomes et des marques qui montrent les blessures infligées, Heltman a tout masqué puis mis un halo autour des femmes pour mieux les mettre en valeur. Et même si Goren ne connaît rien à l’art il sait qu’Heltman a détruit l’intention artistique de Spencer. Devant ce foutage de gueule, Spencer explose et bien sûr avoue tout. Voilà petite remarque de Goren sur ce travail de Heltman qui ne sera finalement vu par personne puis générique, c’est fini.

Note : 5/10

Conclusion : cet épisode n’a rien d’exceptionnel. Les interprètes sont bons mais sans plus, l’histoire est originale mais on a toujours du mal à croire que le photographe se laisse embrigader dans ce projet macabre. Je sais que comparaison n’est pas raison mais les thèmes de l’holocauste sont beaucoup mieux traités dans la série mère. Ici c’est un point de départ et puis « pfft » on enchaîne sur la passion d’un artiste et sa maltraitance pendant sa jeunesse. Dans L&O CI on n’en arrive presque comme dans les Simpson où à la fin de l’épisode on ne sait pas comment on a commencé et les enchaînements sont plus loufoques les uns que les autres. Pour la référence culturelle (je me rends compte qu’utiliser ce mot est disproportionné par rapport au nom de l’artiste mais bon) c’était Stéphanie de Monaco en 1986 avec « Besoin ».

Review réalisée par r lefourbe

Episode diffusé sur NBC le 03/10/2004
Review en ligne depuis le 12/10/2004

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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