New York Section Criminelle

  LawAndOrder-fr > Critiques > New York Section Criminelle > 4.07

24 Janvier 2020

New York Section Criminelle

Episode 4.07 : Magnificat

Review réalisée par r lefourbe


Après consultation du livre de la Baronne de Rockfield « Savoir vivre entre gens de bonne compagnie », il est encore possible de souhaiter une bonne année. Alors Bonne Année ! Et bonne santé parce que la santé c’est important. Après ces quelques lignes d’introduction tout ce qu’il y a de plus plat, il est temps d’entrer dans le vif du sujet : l’épisode 4.07 – Magnificat.

Alors la question qui vous brûle les lèvres c’est pourquoi autant de retard ? L’épisode a été diffusé le 7 novembre 2004 et je n’attaque que la review qu’en 2005. Et bien entre les 2 il y a eu Noel. J’ai passé un temps fou pour trouver les cadeaux, encore plus de temps aux caisses des magasins et presque le même temps à faire les paquets. Parce que maintenant dans quelques magasins ils vous filent le rouleau de papier cadeau et demerdez-vous ! Tout ça nous emmène jusqu’au 25 décembre puis ensuite c’est le temps de profiter des cadeaux. Cette année j’ai été gâté car le Père Noel m’a amené d’une part un autre livre de Denis Lehane (celui qui a écrit Mystic River) mais surtout l’intégrale de Sex and the City. 6 saisons à regarder plus les nouveaux épisodes de Nip/Tuck et le retour de Scrubs sur Paris Première. Bref, des journées et des journées passées devant la télé.

Mais il est peut-être temps d’en venir au thème de cette review : l’épisode 4.07. Et c’est un bon épisode. Pas fantastique non plus car il a quelques défauts mais dans l’ensemble ça va. Pour simplifier : une mère et ses 4 enfants sont victimes d’un attentat à la bombe.

Le prégénérique comme d’habitude remplit sa mission de placer les personnages sans nous en dire plus. Une mère de famille visiblement éprouvée par l’éducation de ses 4 garçons conduit sa voiture mais une explosion mettra fin à son périple.

Générique et premières constatations sur les lieux de l’explosion : 3 morts et 2 blessés. En effet, les vitres baissées de la voiture ont permis d’atténuer le blast (c’est-à-dire le souffle de l’explosion qui abîme les organes à l’intérieur du corps humains). 3 des garçons sont morts. Seuls survivants : la mère : Doreen Whitlock et son fils : Adam. Le mécanisme de la bombe est assez rudimentaire. Rien à signaler de ce coté. En refaisant le trajet de Doreen, G&E trouvent leur première piste : des personnes parlant arabe qui se sont montrées très véhémentes à la station essence. Une d’entre elles (on l’a vu au cours du prégénrique) a même fait un geste en regardant Doreen : « Je vais te trancher la gorge ». Des personnes parlant arabe et un mari qui travaille sur des projets « confidentiel défense » : le mobile est bien tentant. Deakins met donc les moyens qu’il faut pour arrêter l’homme (égyptien) identifié grâce à ses empreintes et qui en plus n’a pas pu reconduire son visa.

Les forces de police débarquent en nombre chez le mécréant mais mauvaise pioche. Il est innocent et c’est normal car nous sommes à la 10ème minute. On apprend en effet, qu’il fait parti d’un groupe de musique et devait jouer ce matin à l’école de sa nièce. Toutefois perdu sur le chemin, il s’est emporté contre ses camarades (d’où le geste). Pour le passeport, c’est simple. Egyptien, sa demande a pris plus de temps pour le renouvellement le mettant dans une situation bien inconfortable. CQFD : les américains à cause de leur propre paranoia, complique les choses et en arrivent à faire des boulettes grosses comme eux. Le discours est un peu rapide et manque carrément de finesse. Surtout que le thème du concert pour que le message passe bien était « We are one world ». au passage, on sent Deakins un peu péteux à la fin de l’interpellation chez l’égyptien.

Bref à la 12ème minute, retour à la case départ. Si ce n’est pas pour des raisons idéologiques c’est sûrement pour un motif beaucoup plus basique et malheureusement ignoble. En enquêtant sur le métier de Paul (le père), G&E se rendent compte que la famille était bien pesante pour cet ingénieur qui s’était vu rafler la gestion d’un projet. Sans elle, les voies du succès en entreprise était grandes ouvertes. La perquisition au domicile des parents nous montre une famille bien étrange. Les enfants ne sont pas scolarisés dans une école mais à la maison. Or souvent il s’agit d’un choix des parents motivé par des raisons religieuses. Dans le cas Whitlock, pas des signes ostentatoires religieux pourtant. Et l’inspection du garage éclaire G&E : pas d’engrais (nécessaire à faire la bombe). Par ailleurs il est définitivement propre. L’emploi du temps de Paul lui aurait permis de nettoyer tout cela avant l’arrivée de la police.

L’interrogatoire de Doreen est mené tranquillement et bien sur orienté par savoir comment Paul aurait mener son plan diabolique. Lorsque celui-ci arrive, il se montre plus que froid envers les inspecteurs. « il était spécifié pas de visiteurs ». Eames lui répond « nous cherchons simplement à savoir qui a fait tout ça » « Bien sur vous faites votre travail, moi je veux juste que ma femme aille mieux ». Bien, Goren décide qu’il est temps pour eux de s’éclipser tranquillement. L’interrogatoire de la mère de Doreen nous montre que c’est elle qui a élevé Doreen dans une foi chrétienne. Mais force est de constater qu’à présent c’est Paul qui mène le foyer à la baguette.

Dernier témoin : Adam (le fils miraculé). Son interrogatoire bouleverse les théories de G&E. Finalement, tout ne s’est pas passé comme ils le croyaient. Le loup dans la bergerie n’est pas Paul mais Doreen, c’est elle qui a tout manigencé.

Carver en perd son latin : le dossier contre le mari est plus solide. N’a-t-il pas par exemple nettoyé le garage ? Et il a du mal à envisager qu’une mère puisse tuer ses enfants. Goren nuance alors le propos. Si les vitres n’étaient pas baissées, tout le monde serait mort. Alors il s’agit plus d’une tentative de suicide collectif. Deakins est d’accord avec Carver. Il faut le pourquoi mais aussi le comment.

Les troubles de l’écriture constatés chez Adam ont peut-être destablisé Doreen qui s’est alors perçue comme une mauvaise mère. Devant cette hypothèse, Paul refute tout en bloc. « Je vois où vous voulez en venir, il n’y a rien de problématique dans ma famille, tout va bien. Je n’aurai jamais laissé mes enfants avec elle sinon ». Se penchant sur un chariot de l’hopital Eames (désormais bien au courant des affres de la maternité) comprend tout : Doreen souffre d’une dépression post natale. Mais quand ils veulent savoir quels médicaments lui sont prescritsl’hôpital ils apprennent qu’elle est sorti contre l’avis des docteurs. Arrivés chez elle, ils tombent sur Paul plus con que d’habitude et les fout dehors.

Grâce à un chauffage qui aurait été idéal pour un suicide au monoxyde de carbone, G&E exposent leur théorie au cours d’une réunion entre Doreen son avocat, Carver et eux : 4 garçons en 7 ans, c’est dur. Elle a eu l’impression de faillir. Les tuer tranquillement garce au chauffage défectueux n’aurait pas mis en cause Paul. Au contraire, seule Doreen serait perçue comme une assassin. Elle craque et avoue tout. Mais rien n’est simple dans cette histoire. L’avocat demande la clémence pour Doreen, elle dépend désormais plus de la psychiatrie qu’autre chose. Carver n’est pas d’accord. Selon lui, si G&E n’avaient pas retrouvé la trace du chauffage, ils n’auraient pu montrer la maladie de Doreen. Or l’avocat avance que le chauffage était dans le garage. Ce que démend Eames. Ils l’ont retrouvé chez un réparateur. Qui a bien pu le déplacer ? Paul bien sur. Il était au courant du danger qui pesait sur ses enfants depuis le début.

Mais il faut le prouver. L’interrogatoire dévoilera un homme insensible. Devant la déposition où sa femme avoue les meurtres il répond froidement : « bon que va-t-il se passer ensuite ». Goren est surpris : « on va annonce que votre femme a tué 3 de vos enfants ! ». « Je sais lire ». Bien bien bien passons à la suite alors. Goren montre alors toute la pression qu’il mettait sur Doreen. Devant le chauffage d’appoint et les empreintes trouvées dessus il ne peut qu’avouer sa connaissance des desseins de Doreen mais froidement il déclare que ce n’est pas lui qui a fait la bombe. Goren enfonce le clou : elle voulait juste être une bonne mère et vous l’avez terrorisée. Quand elle était au bord du précipice, vous n’avez rien fait. « Et alors ? »
Et oui, il n’en a rien à faire. Carver non plus d’ailleurs. S’il a admis savoir que Doreen pouvait être une menace contre elle-même, ce n’est pas suffisant selon le ADA pour le mener devant un tribunal. Goren ne comprend pas l’attitude « j’m’enfoutiste » de Carver.

Scène finale : devant le tribunal, Doreen fond en larmes et reconnaît tout. Paul, simple spectateur, ressort du tribunal, libre, sans dire un mot. Mais désormais, un autre combat s’engage pour la garde des enfants. Comme le dit Carver : « dans son enfer, Doreen n’avait sûrement inclus Paul ». Pourtant si rien n’est fait c’est lui qui élèvera le dernier de ses fils Adam. C’est sans compter sur Goren qui dans la dernière scène discute avec la grand-mère et un avocat spécialisé en droit de la famille. Saint Robert….

Note : 7/10

Conclusion : Le titre de l ‘épisode aurait pu être Desperate Housewife. En effet, l’ambiance est identique. Derrière ces jolies maisons au fond d’une impasse (joliment traduit par dead -end) se cachent des drames bien sordides. C’est essentiellement le coté positif de cet épisode. Même si on a du mal à imaginer une fille si fragile que Doreen ne pas se confier à sa mère, l’ensemble des personnages est crédible. Pour une fois, je trouve l’aspect psychologique intéressant sans exagérations. Pour info, « Magnificat »est un mot latin issu de la Bible. Il s’agit de la réponse de Mary à son choix par Dieux d’être la mère de Jésus.
Deux points négatifs : d’une part la première piste qui me semble un peu lourde. La démonstration du dicton « il ne faut pas se fier aux apparences » est un peu lourde. Enfin le coté chrétien est également pesant. Paul est visiblement athée et surtout intolérant. La grand mère après avoir offert un foyer aimant pour Doreen et son soutien à l’éducation apparaît à la fin de l’épisode comme celle qui sauvera le peu de famille qui reste. Bref, d’un coté le méchant et de l’autre les gentils.

Pour l’anecdote, la première scène a un air de « Déjà vu » (à prononcer comme les américains : « déjà vous »). En effet, au cours de la saison 3, nous avons eu droit à une scène quasi identique au cours de l’épisode sur la fondation et la chèvre parlante…
Pour finir : Sam Robards (celui qui joue Paul) est le fils de Lauren Bacall. Il a joué un professeur de journalisme (Kevin Keegan) dans TV101 ; série qui a offert un des premiers rôles à Matt LeBlanc (Joey dans Friends).

Review réalisée par r lefourbe

Episode diffusé sur NBC le 07/11/2004
Review en ligne depuis le 10/01/2005

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







© 2001-2020 LawAndOrder-fr
New York Police Judiciaire (New York District)
New York Unité Spéciale
New york Cour de Justice
Los Angeles Police judiciaire
paris Enquêtes Criminelles
Londres Police judiciaire
Titres VO / VF
Suivez-nous sur Twitter
Retrouvez-nous sur Facebook


Pour soutenir le site et son forum, n'hésitez pas à passer par les liens suivants pour vos achats en ligne ;)
Amazon FRANCE Amazon CANADA Amazon USA

Warning: include(/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: include(/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php): failed to open stream: No such file or directory in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: include(): Failed opening '/home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/lo_code_inclus/reviews/reviews_connect.inc.php' for inclusion (include_path='.:/opt/php7.3/lib/php') in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 4

Warning: mysqli_fetch_row() expects parameter 1 to be mysqli_result, bool given in /home/clients/6e1e4297aceac9143f5f7c80cfc51abc/lawandorder/critiques/compteur.inc.php on line 7