New York Unite Speciale

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21 Février 2020

Bilan de la saison 1 de
New York Unité Spéciale

Review réalisée par Seb


Pendant longtemps, cette première saison de New York Unité Spéciale s'est limitée pour moi à deux épisodes que j'avais vu sur TF1 à l'époque où la série avait débarqué en France.
Ce premier contact avec le premier spin-off de Law & Order (New York District) m'avait énormément déçu…
Avec le recul, plusieurs éléments peuvent expliquer cette déception initiale. Le premier est le plus évident : la qualité déplorable de l'adaptation et du doublage… En effet, en plus d'avoir embauché des acteurs médiocres pour doubler la série, les responsables de la VF de la série ont confié le travail d'adaptation des dialogues à une classe de CM2 (c'est en tout cas l'impression que ça donne…).
Le second élément est beaucoup plus subjectif, j'ai abordé la série en m'attendant à découvrir une série vraiment dans la veine de sa grande sœur (New York District), ce que NYUS n'est définitivement pas… Cette attente en décalage total avec le programme que j'ai découvert sur TF1, couplée à une version française minable (ça n'aide vraiment pas, c'est une certitude !), ont fait que j'ai immédiatement décroché (ou plutôt jamais accroché).

Après être revenu à la série par le biais des saisons 4 et 5 (en VO !!!), j'ai découvert une série très éloignée des quelques épisodes que j'avais vu quelques années plus tôt sur TF1… Même si elle était incontestablement très inégale, quelques épisodes sortaient vraiment du lot et m'ont vraiment prouvé que NYUS valait beaucoup mieux que ce que j'avais longtemps pensé…
A ce moment, j'avais toujours un regard assez condescendant sur la première saison de la série, d'autant que le visionnage du pilote (en VO pourtant) m'avait laissé assez perplexe, même si il était bien supérieur à ce que j'avais vu sur TF1. C'est donc sans en attendre grand-chose que je me suis attelé au visionnage du coffret DVD contenant l'intégrale de la saison 1.
Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir une série très bien interprétée et très bien écrite.
Dès le (re)visionnage du pilote, ce qui m'a le plus frappé, c'est que ce premier épisode ne ressemble absolument pas à un pilote tant les acteurs semblent totalement dans leur rôle… Au visionnage de ce Payback, on pourrait vraiment croire que la série existe déjà depuis des années tant les différents acteurs habitent littéralement leur personnages…

En septembre 1999, pour son lancement, NYUS avait hérité de la case laissée vacante par l'excellente Homicide Life on the Streets
Mais la série de Dick Wolf (qui se trouve être un ami de Tom 'Homicide' Fontana… ;) n'a pas récupéré que la case d'Homicide, elle en a également récupéré l'un des personnages les plus emblématiques, le mythique John Munch (incarné par le fantastique Richard Belzer).
Le choix était franchement judicieux puisqu'il permit à NYUS de récupérer la base de fans d'Homicide, en plus de tous les curieux intrigués par ce premier spin-off de Law & Order.
L'évolution de la série au fil des saisons n'a malheureusement pas du tout été favorable au personnage de Munch (la série se focalisant sur le duo Benson/Stabler), revoir cette première saison amène forcément à regretter cette orientation… Munch apportait une touche d'humour grinçant et de cynisme qui était franchement en adéquation parfaite avec la série.
De même, l'éviction - après seulement treize épisodes - de Dean Winters (Brian Cassidy dans la série) est regrettable. Son personnage - gentiment naïf voire carrément niais - apportait un peu de fraîcheur à la série et constituait avec Munch un duo assez inattendu mais pourtant terriblement efficace.

Une autre des évolutions frappantes de la série entre les saisons 1 et 4 (je n'ai malheureusement vu que trop peu d'épisodes des saisons 2 et 3 pour vraiment les évoquer de manière objective) est la disparition des séquences " personnelles " autour du personnage de Stabler.
Même si la série mère ne nous avait pas habitué à ce genre de digressions (qui n'en sont en fait pas), force est de constater que leur utilisation au cours de la première saison est tout à fait pertinente et que, malheureusement, leur disparition progressive au fil des saisons suivantes dessert de manière très significative la perception que le téléspectateur a du personnage de Stabler. D'homme droit qui, sous l'influence de ce à quoi il est confronté au quotidien en tant que flic, craint pour sa famille (dans la première saison), il devient un personnage unidimensionnel franchement réac' et carrément détestable (dans la saison 4 et probablement déjà avant…).

Le visionnage de cette première saison offre également quelques tentatives assez maladroites de s'insinuer dans la vie privée des personnages principaux (Benson et Cassidy qui couchent ensembles notamment, même si en l'occurrence cet élément est plutôt bien utilisé pour la caractérisation du personnage de Benson).

La saison brille également par des conclusions souvent glaçantes et ouvertes. La plupart des épisodes s'achèvent de manière brutale, sans jamais chercher à résoudre tous les problèmes posés. Ca fait souvent froid dans le dos, et c'est toujours très fort sur le plan émotionnel, une combinaison qui s'avère assez rare à la télévision de nos jours...
L'épisode Russian Love Poem (1.12) est le premier épisode à ne pas s'achever sur une fin abrupte et il est assez évident que l'intention de l'achever sur une note sombre et pessimiste était pourtant bien présente… En effet, l'avant-dernière séquence de cet épisode met en scène un homme - un revolver pressé contre la poitrine - " jouant " à la roulette russe jusqu'à la balle fatale…
A l'évidence, la scène qui suit a été rajoutée pour atténuer (un peu) la dureté du propos… L'ultime séquence nous présente un bref échange entre Benson et Stabler - à Brighton Beach - à mesure que ces derniers s'éloignent de la caméra, le son est assez surprenant puisqu'il a, de toute évidence, été enregistré en studio et " collé " sur les images (un procédé suffisamment inhabituel dans la galaxie L&O pour me faire conclure que cette séquence a été rajoutée dans l'urgence…).

La qualité des scénarii de cette saison d'ouverture du premier spin-off de Law & Order est franchement assez bluffante puisque, le premier épisode qui déçoit est Misleader, le 1.17 qui offre une intrigue médiocre débouchant sur un final atrocement grotesque (comme il y en a malheureusement de plus en plus régulièrement parmi les épisodes plus récents…).

Slaves (1.22), l'épisode final de la saison, est également une jolie réussite puisque celui-ci se permet le luxe de s'achever sur un habile cliffhanger… ce qui est plutôt rare dans une série policière non feuilletonante…
J'avoue également avoir un faible pour l'épisode Limitations (1.14), qui évoque (dénonce même !) le fait que, aux Etats-Unis, le viol est un crime qui se trouve prescrit après seulement cinq petites années…

Notez que l'épisode Entitled (1.15) est un crossover avec la série mère et que celui-ci offre - en VO - un gros clin d'œil aux fans de celle-ci…
Lorsque McCoy s'inquiète de savoir s'ils ont raison de s'entêter à poursuivre en justice une famille riche et influente, Cragen (au passage, Dann Florek est vraiment un acteur fabuleux :) lui rétorque :
" I hear Logan is learning to love Staten Island… " (ce qui est sous-titré de manière assez pertinente : " Logan commence à adorer Staten Island ").
En VF, ça donne : " Sinon il faudra que je pense à prendre ma retraite "…
Au niveau du sens, c'est plutôt correct… Mais la référence à Logan (qui a été muté à Staten Island après avoir agressé physiquement un homme politique au terme de la saison 5 de Law & Order…) a été honteusement gommée…
Alors bien sûr, des erreurs de traductions il y en a beaucoup d'autres dans la VF, mais je trouve celle-ci assez symptomatique du problème…

Enfin bref, vous l'aurez compris c'est vraiment sans la moindre réserve que je vous recommande le visionnage de cette première saison de New York Unité Spéciale !!!

Je veux la saison 2 en DVD maintenant ! :)

Voir la fiche DVD LawAndOrder-fr

Review réalisée par Seb

Review en ligne depuis le 16/09/2004



Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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