New York Unite Speciale

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22 Novembre 2017

New York Unité Spéciale

Episode 11.11 : Quickie

Review réalisée par Palinodie


C’est la nuit (il fait souvent nuit dans les scènes d’ouvertures), divers (très divers, du couple de petit vieux insomniaques à celui de jeunes cadres épuisés en passant par des trentenaires fumeurs de joints) habitants d’un immeuble ne réagissent pas aux cris d’une femme qui manifestement rencontre quelque problème dans la rue voisine. Tellement de problèmes qu’on la retrouve au petit matin étranglée et battue, détail terrible, elle a agonisé pendant plusieurs heures.

Benson et Stabler enquêtent, découvrent la véritable identité de la victime, Anna, une lycéenne de 17 ans qui a eu, peu de temps avant son décès, une relation sexuelle.

Le père, effondré et absent (il revient juste de voyage, un coupable potentiel en moins) révèle que sa fille se dévergondait depuis plusieurs mois (depuis la mort de sa mère) et changeait de guy plus que régulièrement. Du coup, il est incapable de donner des noms et ne peut que révéler l’identité de l’ex boy-friend régulier, un lycéen de son âge.

Benson et Stabler embarquent immédiatement le type qui est en train de faire un esclandre devant le lycée, « un gars violent » observe Stabler et on évite de ce fait, les sempiternelles confidences des meilleures copines.

Mais l’ex , s’il admet avoir passé la soirée avec Anna pour essayer de la reconquérir en lui faisant le grand jeu (location de limousine par exemple), affirme qu’elle s’est fait déposer à l’endroit où on va la retrouver à l’état de cadavre et que lui est rentré at home. De plus, il révèle qu’Anna utilisait une application qui permettait d’avoir des « rencards express » avec des inconnus pour s’envoyer en l’air dans la foulée. Oui, on est en 2010, on n’est plus à l’époque du film « Vive les femmes » inspiré de la BD de Reiser dans lequel Roland Giraud arpente une plage en demandant à chaque baigneuse sur sa serviette « Dites, ça vous dirait de tirer un petit coup avec moi à l’hôtel ? » (une remarquable chanson en a été faite et peut être facilement trouvée sur la Toile..).

Donc en 2010, on fait sa demande grâce à l’appli et le partenaire le plus proche géographiquement, s’il est agréé, se pointe rapidos et on peut consommer sur place, au pied d’un immeuble par exemple.

On a droit à l’explication technique, avec la procédure de l’appli qui est détaillée, le pseudo du gars qui a répondu à Anna est trouvé, du coup, Benson se dévoue, utilise l’appli, pose une demande de RV, met une tenue adéquate , le type arrive, petite scène sympa quand Benson parle de faire ça avec un autre partenaire, Stabler surgit, passe les menottes et le gars de s’écrier « je ne fais pas dans le masochisme »…

Le gars, c’est Peter, un courtier, avec le physique de Poutine jeune, c’est dire qu’il est le suspect n°1, d’autant que le Peter se vante de ses centaines (voire milliers) de « conquêtes » et assènera à Olivia qu’un quickie ne lui ferait pas de mal, outch.

Parallèlement on fait matcher toutes les filles rencontrées par Peter et la base de données trouve, parmi elles, une fille violée il y a plusieurs années, Rebecca. Cette dernière reconnait que « dans sa période post université, -donc antérieurement au viol- elle s’est pas mal dévergondée » et que oui, elle a eu une relation d’un soir avec Peter qui s’est montré relativement violent, puisqu’il l’a giflée et fessée.

Par ailleurs, Peter admet sans difficulté son RV avec Anna, l’avoir culbuté vite fait, mais bien fait et l’avoir quitté quand elle était saine et sauve.

On est un dans l’impasse, même si on sent bien que Stabler et Benson ne portent pas dans leur cœur Peter, quand Melinda Warner, la toubib spécialisée dans les autopsies (des fois que des néophytes comme moi s’aventurent sur cette review) nous apprend que « Anna avait le cou très délicat et qu’elle a trouvé des empreintes », heureusement qu’elle n’avait pas un goître !

Et ces empreintes correspondent à, à…. celles de l’ex- qui avoue derechef (mais après s’être planqué dans le placard contigue à sa chambre) le meurtre, il était là (dans la limo) quand Peter a conclu avec Anna, il l’a supplié (après, hein !) de revenir avec lui, elle s’est moquée de lui, il a pété les plombs etc.



Fin de l’histoire donc, mais c’est bizarre, il s’est passé quoi, 20 mn à peine, et là retour de Melinda qui assène que Peter est porteur du VIH, Benson hausse les sourcils « son of a bitch, c’est un serial killer » pub de 5 mn bienvenue (je regarde sur 13ème Rue) pour reprendre son souffle.



Peter est arrêté dans l’appart de son grand-père ébahi et bientôt effondré quand il apprendra de quoi est accusé son petit-fils.

En cellule au precinct, Peter est soumis au feu des questions de Benson, qui la joue très psychologue, très Georges Huang, ce qui fait sortir Peter de ses gonds (il crache sur Benson !), nous, on comprend, que s’il ne met pas sciemment de préservatif, c’est qu’il veut de venger de toutes les femmes, pas seulement de la prostituée qui lui a filé le SIDA, mais surtout de sa mère qui l’a abandonné quand il avait 3 ans. Bigre, voilà du lourd, à défaut d’être original.

Il y a quand même un problème, pour accuser Peter, il faut que quelqu’un porte plainte contre lui :

Ce rôle est dévolu à Rebecca la fille giflée et fessée qui a le SIDA depuis sa relation avec Peter, mais ne peut se soigner car elle n’a pas les moyens. Elle hésite, mais craque quand Alexandra, l’ADA, lui susurre « please » avec un grand sourire.

Petite séquence au tribunal, dans laquelle Melinda fait une démonstration sur les caractéristiques du SIDA de Peter et comment qu’il correspond à 97/99% à celui développé par Rebecca et à plusieurs dizaines d’autres femmes dont bizarrement on ne dit rien de plus.

La juge dit qu’elle se laisse 24 heures de délai pour prendre une décision (on juge ou pas), mais le lendemain matin, tous les quotidiens new-yorkais titrent sur Peter , le type qui n’aimait pas les femmes, Alexandra est inquiète, elle a peur pour le procès, mais non, la juge accepte de poursuivre Peter et au moment où ce dernier proteste « qu’il va se faire crucifier », Rebecca surgit dans le prétoire et balance un jet d’acide dans la figure de Peter. Waouh !

Gros plan sur Peter à l’hôpital, on apprend qu’entre autres qu’il va perdre un œil, mais rassure – toi Olivia il sera jugé comme Rebecca d’ailleurs, sinon « toute victime aurait le droit de se venger ».

Et séquence dans laquelle Alexandra démontre, au tribunal, à Rebecca (défendue par une avocate jouée par la sublime Monique Gabriela Curnen) qu’elle porte aussi une responsabilité, car à aucun moment de sa relation éclair avec Peter, elle ne s’est inquiétée de savoir si Peter mettrait ou non un préservatif, en détaillant les nombreux affichages mettant en garde contre le SIDA qu’elle avait sous les yeux quotidiennement.

Plus tard, alors qu’Alexandra est en plein boulot au bureau, le grand-père survient et lui demande de témoigner contre son petit-fils, Alexandra refuse et explique à Benson que ce n’est pas possible, mais vous connaissez Olivia, après avoir compris que c’était le grand-père qui avait averti les journaux, elle fonce avec Stabler chez le grand-père, c’est Peter, très seyant avec sa moitié de visage rougie et son bandeau sur l’œil droit, qui leur ouvre.

Gros choc pour lui quand il apprend ce que son grand-père a fait, il fonce au 1er étage de leur luxueuse demeure pour demander des explications, et là le grand – père sanglote que « tout est de ma faute, j’aurais du mieux t’élever ne pas te mentir pour te protéger, car « ta mère ne s’est pas enfuie, elle t’a eu très jeune sans savoir qui était le père, puis quand tu avais 3 ans, elle a rencontré un type qui la maltraitait, ainsi que toi et pour te protéger, elle l’a abattu d’une balle, puis, plus tard, est morte en prison, elle ne t’a donc pas abandonné mais au contraire s’est sacrifié pour te protéger » conclut-il en expirant dans les bras de Peter, car il vient d’avaler une boite de somnifères, enfin son contenu.

Conclusion dans la cellule de Rebecca à qui Alexandra(ou Olivia ?) apprend qu’elle est libre, que Peter a retiré sa plainte, a tout admis et que l’argent du richissime grand-père ira aux victimes de Peter, donc à elle et que « vous n’avez plus à vous en faire, vous allez pouvoir vous soigner, en gros « tout est bien qui finit bien ».

Pas du tout, rétorque Rebecca et mon violeur ? Euh, on va voir ce qu’on peut faire…



Une intrigue à tiroirs successifs, dans laquelle Olivia semble plus impliquer que Stabler, le serial killer par le SIDA a du être pas mal de fois évoqué dans la franchise Law and Order, le jet d’acide de la victime envers le coupable est un peu plus originale, la fin (la mort du grand-père qui arrange les bidons) semble un peu too much, pas un épisode inoubliable, dans la moyenne disons.

Review réalisée par Palinodie

Episode diffusé sur NBC le 06/01/2010
Review en ligne depuis le 20/01/2017

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).








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