Il s'agit du projet de loi DADVSI.
J'avais signé une pétition pour m'y opposer, mais ça n'a pas abouti visiblement...
Contenu:
Bonjour,
Nous vous écrivons car vous avez signé la pétition "NON au projet de
loi DADVSI"
(
http://eucd.info/petitions/index.php?petition=2) que nous avons lancée
le 2
décembre dernier et qui, à ce jour, a recueilli plus de 167 000
signatures de
particuliers et plus de 1000 signatures d'organisations. Nous vous
remercions
une nouvelle fois pour votre confiance.
Nous tenions à vous informer que le projet de loi DADVSI va être
présenté au
vote ce 30 juin à l'Assemblée et au Sénat. Tout comme dans sa version
originale
à laquelle vous vous êtes opposé, ce texte contient de nombreuses
dispositions
que nous jugeons purement et simplement inacceptables (I). Le DADVSI a
de plus
été rédigé dans des conditions indignes d'une démocratie (II). Le vote
du 30
juin étant la dernière étape du processus parlementaire, il est urgent
d'agir.
(III).
** I - Un contenu inacceptable **
La version actuelle du DADVSI permet toujours aux producteurs de
disques et de
films d'installer sur votre ordinateur personnel des dispositifs
destinés Ã
contrôler et à surveiller l'usage que vous faites de la musique et des
films que
vous achetez. Elle contient également toujours des dispositions vous
interdisant
de neutraliser ces dispositifs, quoi qu'ils fassent. Certains articles
ont pour
objectif de permettre la mise en place un *filtrage généralisé
d'internet*.
Si le DADVSI est adopté, le simple fait de lire un DVD avec un logiciel
non
autorisé par le producteur fera risquer 3750 euros d'amende, la
publication d'un
tel logiciel 6 mois de prison et 30 000 euros d'amende. Vous risquerez
également
3 750 euros d'amende pour la neutralisation d'un dispositif portant
atteinte Ã
votre vie privée mais protégé par la loi au titre de «mesure
technique». Idem
pour la conversion d'un CD protégé au format MP3.
Votre fournisseur d'accès aura par ailleurs obligation de vous fournir
des
dispositifs de filtrage et vous aurez obligation de les installer.
Les auteurs de logiciels libres pourront eux être censurés par une
autorité
administrative et ceux publiant des logiciels permettant l'échange de
données
protégées par le droit d'auteur risqueront 3 ans de prison et 300 000
euros
d'amende. Les menaces pour les droits fondamentaux du public et le
logiciel
libre sont donc toujours présentes.
Le texte présente aussi toujours des risques importants pour la
sécurité des
ordinateurs des particuliers, des administrations et des entreprises.
Il menace
la compétivité de la France et sa capacité d'innovation en créant une
insécurité
juridique majeure sur le marché du logiciel, marché stratégique s'il en
est. Il
facilite les pratiques anti-concurrentielles telles que la vente liée,
les
ententes illicites et les abus de position dominante. Il instaure un
péage
incontournable sur les technologies d'accès à la culture et Ã
l'information.
Vous pouvez lire cette tribune du député Bernard Carayon (UMP) et de
Michel
Rocard, ancien Premier Ministre (PS) parue dans le Figaro vendredi
dernier. Elle
couvre l'ensemble des enjeux et démontre que la problématique dépasse
largement
la rémunération des artistes : l'encodage des oeuvres numériques : *un
nouveau
big brother* ?
(
http://www.bcarayon-ie.com/articles/230606Fig.html)
Vous pouvez aussi consulter une liste non exhaustive des conséquences
directes
du DADVSI Ã l'adresse suivante (
http://eucd.info/324.shtml)
** II - Une parodie de démocratie **
Sous la pression des industriels mais aussi du gouvernement américain,
le
gouvernement français a multiplié les manoeuvres anti-démocratiques,
les
mensonges, et les pressions sur les parlementaires pour faire adopter
ce texte
dans une version dure.
Citons notamment le retrait en mars, au mépris du règlement intérieur
de
l'Assemblée Nationale, de l'article 1er (
http://eucd.info/278.shtml)
voté en
décembre et qui instaurait la licence globale, ou encore le passage en
force de
55 amendements de dernière minute jeudi dernier en commission mixte
paritaire,
au mépris du droit d'amendement de l'opposition
(
http://eucd.info/322.shtml) et
alors qu'une seconde lecture aurait dû être organisée au regard de
l'écart entre
la version de l'Assemblée et celle du Sénat. Le ministre de la culture
s'y était
d'ailleurs engagé à sept reprises en hémicycle au nom du gouvernement,
mais,
sous la pression, il s'est parjuré.
Citons également la présence en décembre de représentants de la FNAC et
Virgin
(
http://www.liberation.fr/page.php?Article=346365) et de lobbyistes de
la SACEM
(
http://eucd.info/279.shtml) dans des espaces de l'Assemblée
normalement
réservés au parlementaires , ou encore l'intervention directe et
couronnée de
succès du Secrétaire d'État au commerce américain pour que soit retiré
en mai au
Sénat les seules dispositions favorables au consommateur, dispositions
pourtant
adoptées à l'unanimité par les députés en mars dernier
(
http://www.pcinpact.com/actu/news/28628 ... s-imposee-
linteroperabilite-d.htm).
Signalons enfin le refus répété du gouvernement de recevoir la pétition
que vous
avez signé. Lors de la dernière tentative, nous avons été arrété à plus
de cent
mêtres de Matignon par les forces de l'ordre de façon à éviter que nous
ne
soyons pris en photo et filmé par les journalistes qui nous attendaient
(
http://www.pcinpact.com/actu/news/29352 ... a-Richard-
Stallm.htm).
Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer ces méthodes anti-démocratiques
et ce
refus de prendre en compte les demandes n'émanant pas des industriels
du disque,
du film et du logiciel propriétaire. Des associations de consommateurs
(UFC,
CLCV), de famille (UNAF), d'internautes (ADA, ODEBI), des sociétés
d'artistes
(ADAMI, SPEDIDAM), des syndicats de musiciens, ont fait le même
constat.
** III - Que faire ? ***
Il reste aujourd'hui une possibilité d'éviter le pire : il faut que les
députés
et les sénateurs votent contre ce texte le 30 juin. Des élus de tous
bords ont
déjà annoncé qu'ils le feraient mais leur nombre est insuffisant.
Nous vous invitons donc à contacter le plus rapidement possible votre
député et
votre sénateur, et plus largement, le plus possible d'élus UMP et UDF
étant
donné qu'ils ont, pour les premiers, la majorité à l'Assemblée, et que
pour les
seconds ils sont au Sénat en capacité de faire basculer le vote. Cela
ne vous
prendra que quelques minutes mais si nous sommes plusieurs milliers,
voire des
dizaines de milliers, Ã le faire dans le prochains jours, cela les fera
sans
doute réfléchir. Vous trouverez leur numéro de téléphone, leur adresse
électronique et des conseils pour un maximum d'efficacité à l'adresse
suivante :
http://eucd.info/311.shtml
En vous remerciant pour votre attention et votre soutien,
L'équipe d'EUCD.INFO