Pour vous mettre l eau à la bouche.
Plateforme : PC
Genre : Aventure
Développeur : Legacy Interactive
Site officiel : Visiter le site
Editeur : Mindscape
Distributeur : Mindscape
Version : Française intégrale
Date de sortie : 1er septembre 2006
Multijoueur : Non
Classification : 12 ans et plus
Suivie par près de 2,7 millions de spectateurs en moyenne chaque semaine, la série New York Section Criminelle, connue outre-Atlantique sous le nom de Law and Order : Criminel Intent, débarque sur PC. L’adaptation vidéo ludique a été confiée à la société américaine Legacy Interactive, déjà responsable de New York Police Judiciaire : Jeu, Set et Meutre, et est editée chez nous par Mindscape.
La section criminelle
Vous incarnez l’inspecteur Robert Goren (joué par Vincent d’Onofrio). Votre journée de labeur commence à peine que votre supérieur vient vous confier plusieurs dossiers : trois meurtres ont été commis ! Le service compte sur votre talent de fin limier pour faire la lumière sur ces sales histoires. Vous pouvez vous occuper simultanément des trois affaires, mais par soucis de ne rien mélanger, je vous conseille de vous concentrer sur une et une seule. Pour retranscrire le feeling de la série, Legacy Interactive a opté pour le bon et classique point’n click. Arrivé sur les lieux du crime, grâce à la souris, vous inspectez les moindres recoins de la pièce à la recherche de preuves. Ces dernières vous permettront, dans un premier temps, de reconstituer partiellement les événements passés. Puis, elles seront analysées par les membres de votre équipe : le laboratoire scientifique permet d’examiner les traces de sang pour trouver de l’ADN, en bref toute chose de l’ordre du microscopique ; le service Filature se charge de suivre les divers témoins et suspects pour vous rendre un rapport détaillé de leur journée ; le département Recherche fournit des fiches complètes sur toutes les personnes que vous serez amené à rencontrer ; et pour finir le médecin légiste vous livre des informations précises sur la mort de la victime (quand, comment, etc.).
Un détective à la pointe de la technologie
Pour rester en contact avec vos collègues et garder une trace de vos faits et gestes, votre employeur vous a fourni un PDA dernier cri. Vous avez besoin, par exemple, d’analyser d’un objet, alors faîtes la demande via la commande prévue à cet effet, le service vous laisse un message sur votre répondeur dès que le résultat est là . Pratique ! Votre agenda électronique fait office de recueils de note et de carte, pour se déplacer dans les différents quartiers de New York. Les premiers indices vous dirigent vite vers des témoins ayant côtoyé la victime. Vous n’avez pas le choix des questions, mais vous décidez de la manière dont vous les posez. A vous de jugez quel ton, il faut utiliser (agressif, trompeur, flatteur, franc jeu ou empathique) pour soutirer des infos vitales pour la progression de l’enquête. Une jauge se remplit, verte en cas de succès, rouge si vous vous y prenez mal. Une fois remplie, selon la couleur, soit vous partez avec tous les renseignements, soit l’interrogé se ferme comme une huitre. Dans ce dernier cas, il faut repasser plus tard, logique ! Au fur et à mesure des preuves amassées, votre ordinateur, grâce au logiciel Profiler, peut établir le profil de l’assassin. Par exemple, le fait de retrouver un portefeuille avec de l’argent permet de conclure que le tueur n’est pas un cambrioleur. Les scenarii sont tous intéressants (un quatrième apparaît une fois les trois premières affaires classées) pour peu que vous soyez fan de séries policières. Récolter des indices, reconstituer les meurtres, comprendre toute l’histoire, font que vous resterez scotché devant votre écran.
Adaptation à moitié réussie
Malheureusement, je trouve l’esprit de la série très peu respecté. Déjà le rythme est lent par rapport à un épisode TV de 45 minutes, mais bon c’est le genre qui veut cela. Le tout est un peu trop statique, très routinier. A savoir que la mécanique est toujours la même : ramasser, analyser des indices, interroger des témoins. Un manque de variété ! Pour l’illustrer, prenons l’exemple des contre-interrogatoires. Je me suis dit « Cool, un peu d’action ». Et en fait, à part le décor (les locaux de la police), cela reste semblable à un interrogatoire des plus normaux, dommage ! Alors, il est vrai que, de temps en temps, une cinématique se lance pour donner un peu de pêche à l’ensemble, lorsque l’enquête avance bien. Mais c’est peine perdue, techniquement, le titre n’est pas à la hauteur : la modélisation des personnages est grossière et leur animation complètement ratée. Robert Goren et le capitaine James Deakins sont méconnaissables (j’exagère légèrement). En contre partie, les menus sont clairs et organisés, et le contrôle à la souris est excellent, même si j’ai relevé quelques petits bugs comme le curseur qui garde une forme particulière alors que l’action est annulée. Au niveau des voix, seul le doubleur officiel français de Robert Goren est présent, les musiques aussi (jingle, annonçant le changement de lieu, inclus). Par contre, il manque les sous-titres des dialogues. Le jeu m’a semblé plutôt facile, n’étant pas un expert du genre, je ne suis jamais resté bloqué trop longtemps.
Conclusion : 12/20
Vous passerez un bon moment avec New York Section Criminelle de Legacy Interactive. Si le titre est indiscutable dans le fond (enquêtes passionnantes), c’est dans sa forme (modélisation des protagonistes, manque de variété) qu’il pêche. Une licence, à mon goût, mal exploitée, mais pas dénuée d'intérêt ! En vente dans les bonnes boutiques depuis le 1er septembre 2006, édité par Mindscape.
Par Melingan, le 25 septembre 2006. (Planet-eGamers)
