28 Weeks Later
NB: Ne pas se fier au titre... Pour faire court j'ai écrit cette fic en écoutant l'intégralité de la BO de 28 Weeks Later
Lorsque le texte est en gras c'est parce qu' Elliot est le narrateur...
J'ai toujours eu cette intime conviction que chaque décision que l'on prend qu'elle soit importante où futile, aura toujours une importance sur nos vie. Chaque décisions comptent, c'est pour cela qu'il faut savoir la prendre au bon moment.
Quand on fait ce métier on apprend toujours à avoir un certain recul, à ne pas laisser nos émotion nous submerger, ne pas les laissées prendre le dessus sur notre professionnalisme face à des situations de crises. Au premier abord ça pourrait paraître simple surtout lorsqu'on a était un Marines. Dans le passé c'est bien ce que j'aurais pensé, mais ça n'est plus le cas dorénavant.
Depuis le début de ma carrière j'ai fais arrêté tout un tas de pourriture, des salauds de la pire espèce, des pédophiles, des violeurs, des meurtriers... J'en ai vu des affaires, toutes plus différentes les une que les autres. Il m'est arrivé de perdre mon sang-froid à plusieurs reprises. On est peut être flic, mais nous sommes avant tout des êtres humains.
Arrêter ce genre de criminels, met les nerfs à rude épreuves.
Seulement cette dernière affaire était étrangement différente des autres. Peut être trop différente d'ailleurs. Pourquoi? Tout simplement parce j'y étais impliqué et directement...
Sans cette affaire je ne serais probablement pas assis devant mon bureau à remplir ce formulaire de mutation et à lui écrire une lettre, à elle, ma coéquipière, ma confidente, mon amie...
Je sais que dorénavant plus rien ne sera comme avant entre nous.
Je l'ai tout de suite comprit lorsque nous avons découvert elle s'était fait enlevée par Lowell Harris, cet enfoiré de gardien de prison, dont le passe-temps était de violer les détenues.
Lors d'une immersion Olivia a même faillit être violée par ce salopard.
Lorsque l'examen des empreintes avait prit fin et qu'on eut découvert l'identité du kidnappeur mon rythme cardiaque augmenta au moment précis où le nom de cette enflure apparut sur l'écran. Jamais je ne m'étais senti aussi impuissant face à une telle situation, d'ailleurs jamais je n'aurais imaginé une telle situation. J'étais tout simplement désemparé.
Les secondes, les minutes, les heures s'enchainaient dans ma tête, cette infâme mélodie d'impuissance ne quittait plus mon esprit à présent. Les premières 24 heures arrivèrent avec un avant goût amère d'éternité. Le sommeil avait littéralement déserté mon esprit, je refusais de fermer l'œil ne serais-ce que cinq minutes. Je refusais d'abandonner, je refusais de l'abandonner.
Son visage, son sourire, sa voix ne cessaient d'apparaitre dans mon esprit.
Très vite les éléments s'enchainèrent.
Deux heures plus tard J'ai envoyé le témoin principal de l'enquête(un dealer) à l'hôpital, je lui ai probablement briser le bras. Pourquoi? Bonne question. C'est exactement ce que Cragen m'a demandé. Et bien-sûr je n'ai pas pus lui donner la moindre réponse. Mon manque de retenue l'obligea à m'écarter de cette affaire, les nerfs de mes coéquipiers étaient mis à rude épreuve.
Mes nerfs à moi avait lâchés et cela bien avant ceux des autres. Dans cette féroce bataille opposant mon cœur à ma raison, tout était déjà joué.
Mon aptitude à continuer l'enquête était désormais remise en cause par Cragen et même par John & Fin. Tout le monde se trouvait à présent contre moi de l'autre côté d'une frontière invisible ériger entre nous. J'étais désormais seul tout comme l'était Olivia que je refusais d'abandonner aux griffes d' Harris. J'avais décidé de continuer cette enquête mais seul, sans insigne, sans arme, sans le moindre statut de flic, juste le statut d'un homme voulant sauver une personne à qui il tient plus que tout. Je viens de me trahir à ce moment précis, une fois de plus mon cœur à parlé. Il fallait absolument que je retrouve Olivia à n'importe quel prix, même si je devais y laissé ma place au sein de l'Unité, même si je devais y laisser ma propre vie.
Mon récit est emplit de certitude car mes sentiments eux même sont incertains, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai décidé de coucher mes mots sur le papier...
24 heures passèrent ainsi que 48. Les heures et les jours s'empilaient tout comme mes heures de sommeil manquantes... Je ne dormais plus, ne mangeais plus, mes journée se résumé à la recherche de la moindre information, la moindre piste pouvant me mener à Olivia. Mais rien, le désespoir et la colère m'envahissaient tel un venin, un poison.
Puis sans m'y attendre je reçu l'aide de Fin et de Munch contre l'accord de Cragen. Grâce à eux et aux divers indices recueillis je pus enfin établir un lien avec le passé d' Harris et son addiction pour les lieux retirés, les vieilles usines désinfectés.
Bien-sûr Fin et Munch m'avaient interdis de m'y rendre car ne faisant plus parti de l'enquête je ne pouvais intervenir, mais les règles et les consignes à cet instant précis ne signifiaient plus rien pour moi. La seule chose qui comptait était de sauver Olivia et rien d'autre.
Munit d'une arme volée au poste lors de ma dernière visite, je pris la direction d'une vieille usine située près de Midtown siège social de diverses entreprises.
Au dehors tout était si calme et endormit, la vie l'espace d'une nuit s'arrêtait.
L'épais manteau blanc qui gisait sur l'asphalte ne rendait pas la marche facile.
Mon cœur bâtait la chamade, mes mains étaient moites, j'avançais lentement, à pas de loup dans ce vieil entrepôt, le révolver pointait au devant. N'ayant pas d'éclairage dans ce long couloir, je sortis ma lampe et éclairait ainsi les murs froids et ternes du bâtiments.
Après plusieurs minutes de progression à travers le couloir j' aperçu enfin une faible lueur au loin. Ma marche s'accéléra et je suivit cette lueur qui me menait à présent dans une sorte de débarras où était entassé tout un tas de vieilleries inutilisables,de vieux cartons et de vieux journaux jonchaient ce sol aussi ruiné que pouvait être l'ensemble du bâtiment. Mon attention fut attirée par l'intruse présence d'un vieux matelas défoncé.
C'est donc ici que cet enfoiré viole ses victimes. Je fis rapidement le détour de cette pièce vide. J’aperçus une porte qui semblait avoir été défoncé je pris sa direction et je m'engouffrais à présent au travers d'un autre couloir très sombre, éclairé par une faible lueur bleuâtre.
Au fur à mesure que je traversais cet interminable couloir des voix se faisaient entendre. Je reconnus celle d' Harris.
Harris: Je sais que tu es là espèce de trainé, tu ne peux pas m'échapper cette fois. Je t'aurais et là je te ferais payer mon séjour en prison et tout le reste. Je vais te tuer. Sors de ta cachette.
Je continuais d'avancer à toute vitesse et la voix de ce salaud elle continuait de se faire entendre... J'y étais presque.
Harris: Enfin, je t'ai trouvé.
Olivia(
en pleurs): Non!!!Je vous en supplie ne me faites pas de mal. Je suis désolé, vraiment...s'il vous plait...pitié
Harris: C'est trop tard ma jolie. Tu vas crever. Mais avant j'ai bien envie de profiter de toi
J'atteignis enfin l'entrée de la pièce et vit qu' Harris c'était littéralement jeté sur Olivia et commençait à la déshabillait, elle pleurait hurlée, était désespéré.
Mon sang ne fit qu'un tour dans tout mon corps. Je n'ai pas hésité une seconde et me suis jeté sur lui. Je l'ai pris par le cou et l'ais jeté à terre avec une violence inouïe. Je ne lui ai même pas laissé le temps de se relever. Il fut projeté contre le mur et je lui ais assené plusieurs coups de poings sur le visage. Il était ensanglanté et ne tenait plus debout. Je n'avais qu'une envie s'était de l'achever, de prendre mon révolver et de lui coller une balle en pleine tête. Mais mon envie meurtrière se dissipa lorsque que je vis Fin et Munch accompagné de Cragen, entrés dans la pièce.
J'étais essoufflé, j'avais les poings ensanglantés, le visage défiguré par la colère, la violence, et lui ce salopard gisait par terre, inconscient.
Cragen: Elliot ça suffit. Debout!
J'obtempérais l'espace de quelques secondes puis mon regard se posa sur Olivia qui se trouvait toujours coincé entre deux palissades je l'a rejoignit pendant que es autres arrêté Harris.
Les secours s'étaient déjà précipités sur elle. Mais moi je continuais d'avancer.
Olivia: Elliot!!!
Elle était en pleurs et effrayée. Jamais je ne l'avais vu ainsi.
Je suis son coéquipier, laissé moi la voir.
Secours: D'accord allez-y!
Pendant l'espace d'une seconde mon regard se posa sur elle et sans réfléchir je la pris dans mes bras tout comme lorsque que je l'avais retrouvé à l'hôpital à la naissance de mon fils. Je sentais que ma présence la rassuré, c'est aussi cet effet qu'elle avait sur moi.
Je me sentais enfin rassuré. Elle m'avait tellement manqué, et j'avais eu si peur de ne jamais la retrouver, de ne pas avoir à nouveau l'occasion de la regarder, lui parler, lui sourire, la réconforter, la prendre dans mes bras et lui dire...ce qui m'effraie le plus, la vérité.
Olivia
en pleurs): Merci, merci.
Elle tremblait et pleurait alors pour l'apaiser et la rassurer je pris son visage et le caressa. Nos regards se croisaient à présent.
Je te t'abandonnerai jamais Olivia
Puis les ambulanciers revenir à la charge et installèrent Olivia sur un brancard, elle me tendit sa main que je pris contre la mienne, nos doigts s'entrelacèrent et elle partie en direction de l'hôpital me jetant un dernier regard.
Nous revoilà dans le présent Ces événements ont eu lieu il y a presque un mois jour pour jour. Olivia se remet peu à peu de son traumatisme. Le Dr Huang dit que ça va prendre un certain avant qu'elle ne puisse réellement s'en remettre.
Il dit aussi que pour moi ça sera certainement la même chose.
Cragen m'a forcé à faire un contrôle psychologique afin de déterminer si j'étais apte à reprendre le travail. Je n'ai d'ailleurs pas encore reçu les résultats de cette évaluation psychologique mais quoi qu'il arrive ma décision a déjà était prise.
Nous revoilà donc au point de départ. Les choses qu'on ne fait pas par hasard, les choix qu'on doit prendre au bon instant, ma brève conception du Destin. Voilà la fin de mon récit.
J'ai choisi de partir plutôt que de rester. J'ai choisis de quitter l'Unité car mon travail ici s'achève. Je préfère en arrêté là plutôt que de continuer dans une voix sans issue.
Je ne veux pas que mes sentiments prennent le dessus sur mon travail. D'ailleurs je sais qu'en restant c'est tout simplement ce qui finira par arriver, c'est une évidence.
Cette fois ci ça y est le formulaire de demande de mutation est terminé. Je vais profiter de l'absence de Cragen pour allé glisser ce bout de papier dans son bureau.
Ma lettre pour Olivia est aussi terminée je vais la disposée sur son bureau.
L'inspecteur Elliot Stabler prit ses dernières affaires, enfila sa veste et quitta les bureaux de l'Unité Spéciale qui étaient à présent désert.
Il se dirigea vers son véhicule garé devant les locaux. Avant de prendre la direction de son appartement il regarda une dernière fois le bâtiment dans lequel il avait exercé durant presque douze années.
C'est une époque qui s'achève.
Il entra dans sa voiture mit le contact et partit laissant derrière lui onze années de service
La neige continuait de tomber dans les rues, l'asphalte était entièrement recouvert d'un long et d'un épais manteau blanc. Les rues étaient bouchées par cette incessante neige.
Les enfants commencent à se rendre à l'école accompagné de leurs parents, les gens s'en vont travaillés, Manhattan se réveille.
Fin et John se dirigeaient à présent vers les locaux. Ils contemplaient tout deux les décorations de Noël qui venaient toutes justes d'être installées.
Munch: A que serait Noël sans ses décorations?
Fin: J'en sais rien. Mais une chose est sûre c'est que je ne vais pas rester admirer ces décors toute la journée. Ça caille de trop pour resté trainer dans la rue.
Munch:Ok, ok monsieur le rabat-joie. On va bosser.
Les deux hommes prirent alors la direction de l'entrée et s'engouffrèrent à l'intérieur des locaux.
Au loin dans la rue, elle marchait le regard rivé sur les décorations, sur la neige tombante.
Elle avançait les mains dans les poches, munit d'un bonnet et d'un épais manteau.
Olivia avait prit l'habitude d'allé au travail à pied. Il fallait qu'elle le fasse, qu'elle s'oxygène, qu'elle essaye d'oublier cet enlèvement, cette nouvelle épreuve dans sa vie.
Elle pensait encore à Elliot, elle n'avait d'ailleurs pas cessé de penser à lui ces derniers temps, presque un mois qu'elle ne l'avait pas revu, depuis qu'il l'avait sauvé pour ainsi dire.
En si peux de temps tout était devenu différent entre eux. En l'espace d'un regard elle avait compris que plus rien ne serait comme avant, que leur amitié n'était plus la même. Ce qu'Olivia ressentait à présent ne s'apparentait plus à de l'amitié elle ne serait l'expliquer d'ailleurs.
Elle arriva enfin devant le grand bâtiment, devant ces interminables marches en marbre.
Elle décida après quelques secondes d'hésitations à pénétrer à l'intérieur des locaux de l'Unité Spéciale. Un mois déjà qu'elle n'y était pas revenue. Le temps passe si vite, on ne s'en rend jamais vraiment compte d'ailleurs.
Cette ambiance lui avait terriblement manqué. Toute cette effervescence dans les bureaux, des gens qui vont à gauche, d'autres qui vont à droite et d'autre qui resté planté sur leur bureaux, les plupart ayant une tasse de café bien fumante à la main.
Munch fit signe à Cragen qui faisait dos à Olivia, celui-ci se retourna.
Munch: Olivia. Je suis vraiment content de te revoir.
Olivia: Oui, moi aussi je suis heureuse de vous revoir tous.
Fin: Tu nous as manqué.
Munch: Oui c'est vrai les bureaux s'en toi c'était plus pareil.
Olivia: Merci.
La jeune inspecteur scruta les environs du visages comme si elle cherchait quelque chose où plus précisément quelqu'un. Cragen ainsi que Fin et Munch s'en étaient d'ailleurs rendus compte et ne savaient comment avouer la vérité à Olivia, comment lui dire qu'Elliot avait décidé de quitter l'Unité, qu'il ne reviendrait pas...
Tour à tour les trois hommes se regardèrent presque gênés ils tentaient tant bien que mal de trouvé une solution.
Sentant le regard interrogatif d'Olivia se posait sur lui Cragen se lança dans l'explication. Il ne voulait pas lui mentir.
Cragen: Olivia...
Olivia: Ou est Elliot. Et dire que je pensais qu'il serait le premier à m'accueillir. C'est raté.
Cragen: Olivia il faut que je t'avoue quelques chose.
Olivia: Elliot ne savait pas que je revenais aujourd'hui alors il a fonçait jusqu'à un magasin de fleur pour tenté de se faire pardonné c'est ça???
Une radieux sourire se dessinait sur le doux visage d'Olivia à l'inverse de Cragen qui arborait un visage refermé, on pouvait presque lire de la pitié, même de la tristesse dans son regard. Olivia l'avait vite perçut et son magnifique sourire disparaissait peu à peu.
Cragen: Elliot ne reviendra pas dans l'Unité. Il m'a fait parvenir une demande de mutation et je l'ai accepté.
Olivia: Quoi?? Il...il...est partit!!! Mais pourquoi???
Cragen: Je ne sais pas . Je pense que c'est dû aux résultats de son test psychologique...
Olivia: Non, non ce n'est pas possible. Elliot est un excellent flic. Les résultats de ce test sont surement bons. Il va revenir, il sera là demain, et à la première heure.
Cragen: Je suis vraiment désolé Olivia. Ton nouveau coéquipier sera là demain.
Olivia: Je n'en veux pas de ce nouveau coéquipier.
Elle préféra quitter la conversation et se dirigea vers son bureau derrière lequel elle s'assit. Elle n'a pas encore remarqué l'enveloppe blanche qui trône sur un de ses cadres photos. C'est en prenant un crayon qu'elle découvre l'enveloppe dont elle se saisit immédiatement, elle la retourne et y reconnaît au travers de son prénom écrit à l'encre noire, l'écriture de son coéquipier. Après réflexion elle se décide enfin à ouvrir l'enveloppe. Et commence ainsi sa lecture.
Olivia je suis désolé de ne pas être là , désolé de ne pas pouvoir te donner cette lettre en main propre. Je sais que tu dois probablement m'en vouloir et j'en suis vraiment navré. Je ne voulais pas que ça se termine ainsi et je ne voulais surtout pas partir comme un voleur sans ne rien te laisser pour justifier cette décision qui m'a était difficile à prendre.
Mais il fallait que je le fasse. Cela m’était devenu impossible de continuer ainsi, dans cette voie.
Ton enlèvement a réveillé d'anciennes appréhensions que j'ai toujours cherché à masquer. Je croyais y être parvenu mais une fois de plus je me suis trompé.
J'ai compris beaucoup de choses tu sais! Malheureusement se fut trop tard.
Tu voudrais certainement que je te donne les raisons de mon départ. Je ne peux plus te mentir dorénavant, c'est trop difficile. Ma thérapie avec Huang m'a permis d'y voir plus clair, de voir de plus près mes angoisses, ma difficulté insurmontable.
Pour tout t'avouer je ne peux plus travailler avec toi. Pourtant tu es la meilleure flic que je connaisse, la meilleure coéquipière qu'on rêverait d'avoir, l'amie idéale. C'est mon cœur qui parle et c'est bien à cause de ça qu'on ne peut plus travailler ensemble, on est trop proche, beaucoup trop proches. Je sais que s’il devait t'arriver malheur je ne le supporterais pas. J'ai bien trop peur de te perdre pour continuer à travailler avec toi. Alors je préfère arrêter là . J'ai demandé ma mutation pour ne plus à avoir cette appréhension. Je sais que je feins à la promette que je t'avais fait. Je ne t'abandonne pas non, j'ai juste pris un tout autre chemin, une voie différente mais saches que je ne t'abandonnerai jamais, je serais toujours là si tu venais à avoir besoin de moi, ne l'oublie pas.
Cette lettre est très dure à écrire crois moi. C'est Huang qui m'a conseillé de le faire, c'est pour lui une sorte d'auto-thérapie. T'écrire ce genre de lettre j'y avais songé bien avant mais je n'en ai jamais trouvé l'occasion. On peut dire que maintenant c'est fais. Tu sais quoi j'ai vraiment l'impression d'écrire une sorte de lettre d'adieu définitif, c'est étrange non?
Ce qui est rageant c'est que pendant toutes ces années je ne sois jamais parvenu à te dire ce que je ressentais pour toi. Je me suis convaincu d'une très bonne relation professionnelle entre nous et rien d'autre. C'est comme ça que j'ai fonctionné pendant toutes ces années.
Mais «nous» ce n’était pas juste une bonne relation professionnelle, «nous» ça a toujours était plus que ça.... Une véritable amitié s'est tissée entre nous. Même si nos points de vue ont souvent divergés on formait une sacré bonne équipe toi et moi.
Le bon vieux temps est déjà si loin derrière nous.
La première fois qu'on s'est rencontré, je serais incapable de te décrire ce que j'ai ressentit mais j'ai tout de suite sus que quelque chose de fort nous lierai. J'ai donc vu juste. Pour une fois je ne me suis pas trompé.
La fin de cette lettre approche, je trouve d'ailleurs que j'ai pas dis grand chose, du-moins pas l'essentiel, le plus important, ce qui m'a motivé à t'écrire cette lettre.
Je voulais que tu saches que tu es et restera la personne à laquelle j'accorde la plus grande importance dans ma vie avec mes enfants. La vérité c'est que durant toute ces années je n'ai fais que me mentir à moi même, je me suis forcé à croire que mon mariage était fort, que j'aimais Kathy, qu'on tiendrait...Mais tout ça, ça n'était que mensonges... Le plus ironique dans cette histoire c'est que Kathy avait comprit ce que je refusais d'admettre moi même. Elle avait bien comprit que je ne l'aimais plus et que je restais avec qu'elle et les enfants par obligation et non par amour, elle avait comprit que mon cœur appartenait à une autre femme....Alors elle ma rendu ma liberté.
Et oui elle avait raison... Et on en viens enfin, le pourquoi du comment de cette lettre.
Je voulais avant de quitter les lieux te laisser un tout dernier message et je sais que je ne choisis pas la meilleure façon pour te le délivrer.
Je veux juste que tu saches que tu es une personne exceptionnelle, la meilleure flic que j'ai jamais rencontré, la meilleure amie que j'ai jamais eu et la femme pour qui mon cœur a toujours battu.
La vérité Olivia Benson c'est que je t'aime, et que je t'ai toujours aimé, tu tiendras toujours une place importante dans ma vie et dans mon cœur.
A toi pour toujours...
Elliot...
Elle se tenait toujours adossée au dossier de sa chaise, derrière son bureau. Cette lettre qu'elle tenait dans ses mains, elle avait du la lire au moins trois fois. Elle prenait soin de relire chaque mot, de faire une pause à chaque virgule et chaque point comme pour suspendre le temps et lire ainsi cette lettre comme si c'était la toute première fois qu'elle la découvrait.
Sa gorge était serrée, les larmes montaient à ses yeux, elle sentait l'émotion l'envahir et ne semblait pas enclins à la retenir c'est pourquoi elle préféra s'isoler, loin du regard des autres, elle ne voulait pas paraître faible, démunie et sans défense comme lors de son enlèvement. Elle se dirigea alors dans la salle d'interrogatoire déserte et silencieuse.
La lettre toujours pliée dans sa main gauche elle s'assit sur la chaise d'ordinaire réservé aux personnes interrogées. Elle ferma les yeux et posa son visage sur la table. Des larmes commençaient à humidifier le bois froid du mobilier. Puis dans un accès de colère la jeune femme se redressa, prit la chaise sur laquelle elle était assise et la balança contre le mur, elle en fit de même avec tout ce qui se trouvait à ça porté. Des verres, des dossiers tout y passa.
Olivia: Non!!!Non!!!Non!!!!!
Après avoir envoyé valser tout ce qu'elle put trouvé à porter de main Olivia à bout de souffle se laissa tombée au niveau du miroir sans teint, au milieu de la pièce.
Il était à présent devant les locaux de son Unité celle qui quelques heures auparavant il avait décidé de quitter ne laissant qu'une lettre à Olivia et une demande de mutation que Cragen avait était contraint d'accepter.
Elliot ne pouvait se résoudre à pénétrer à l'intérieur des locaux de l'USV. Il ne voulait pas affronter Olivia. Il savait pertinemment que cette lettre adressée à sa coéquipière n'allait pas apaiser les consciences bien au contraire.
Lâche voilà comment il se sentait à présent. Mais il va bien falloir qu'il s'explique devant son équipe. Il n'est pas du genre et tout régler par le biais de feuilles de papier.
Il prit une grande inspiration et se décida enfin à gravir les marches.
Les regards se posaient à présent sur lui. Oppressé par le poids de ces regards accusateurs il pressa le pas et arriva ainsi là où se trouvait son ancien bureau.
Cragen avait rejoint son bureau quand à Fin et John ils étaient toujours à la même place devant l'écran d'ordinateur du bureau de Munch.
Lorsqu'ils virent Elliot s'approchaient ils se levèrent de leur chaise et allèrent ainsi à sa rencontre, étonnés et heureux de le revoir. Mais leur réaction d'euphorie fut de courte durée lorsqu'ils virent le carton que le coéquipier portait
Munch: Elliot! Qu'est-ce que tu fais ici?
Fin: Tu reviens parmi-nous?
Elliot: Non. J'ai juste oublié des dossiers. Je viens pour les récupérer.
Munch: Ah d'accord.
Elliot fit volte face et vit la pile de documents sur son bureau. Il constata également l'absence de sa coéquipière.
Elliot: Olivia n'est toujours pas revenue?
Munch: Si ce matin.
Elliot: Elle est toujours ici.
Fin: On l'a vu partir il y a quelques minutes. Elle nÂ’avait pas l'air bien. Je crois qu'elle est dans la salle d'interrogatoire.
Elliot: Je ne vais pas trainer. Je prends ces dossiers et je file.
Munch: Ne te sent pas obliger de...
Elliot: J'ai pas envie de resté trainer, j'ai encore beaucoup de chose à faire. Je dois me dépêcher car Kathy m'attend à la maison.
Fin: Tu es de retour avec elle. Je croyais pourtant que vous...
Elliot: Qu'on avait divorcé? Oui on l'est. Mais j'ai envie de recommencer quelque chose de stable. Avec ce nouveau job je suis sûr que ça pourrait marcher à nouveau entre nous.
Munch: Et bien bonne chance dans ce cas là (peu convaincu par ce qu'il venait de dire)
Elliot continuait d'empilait les quelques dossiers qui trainent sur son bureau et les avait placé à l'intérieur du carton qu'il avait ramené.
Olivia quand elle avait remit tout à sa place dans la salle. Elle referma la porte et reprit la direction des bureaux. Déambulant dans le couloir sans le moindre but.
Fin: J'espère qu'on aura l'occasion de retravailler avec toi.
Elliot: Oui peut être.
Cette voix, elle la reconnaitrait n'importe où. Elle se précipita vers l'entrée des bureaux espérant ne pas avoir rêvé, espérant avoir bien entendu Elliot et pas quelqu'un d'autre. Mais l'espoir qui semblait l'avoir envahit se dissipa presque aussitôt.
Il n'était plus là et les dossiers qui trainaient sur son bureau avaient disparus.
Olivia se dirige à toute vitesse vers le bureau de Munch
Olivia: Elliot est passé?
Munch: Oui et il vient de partir.
Sans même laissant le temps à John de terminer sa phrase Olivia lui faussa compagnie et courut à la poursuite d'Elliot qui munit de son carton de dossier dévalait les marches au dehors.
Olivia à bout de souffle par cette course effrénée le rattrapa juste avant qu'il n'est eut le temps de rentrer dans sa voiture, elle referma d'ailleurs la portière qu'il venait à peine d'ouvrir
Olivia: Tu allais t'en allais comme ça, sans rien dire?
Elliot: Et que voulais-tu que je te dise?
Olivia: Elliot tu te rends compte de ce que tu as écris dans cette lettre? Tu as...
Elliot: Je sais très bien ce que j'ai écrit Olivia.
Olivia: Je ne comprends pas. Pourquoi as-tu écris ça et pourquoi maintenant tu me fuis?
Elliot: Parce que c'est comme ça. Et que je ne peux pas faire autrement.
Olivia: Alors c'est ça tu préfère la fuite au lieu d'affronter tes sentiments...pour moi.
Elliot: Olivia je ne fuis pas. Je n'ai pas le choix. En restant ici je sais que je vais foutre en l'air ma carrière et ça je veux. Je refuse de prendre ce risque.
Le regard d'Olivia commençait à s'embrumait. Lorsqu'elle prit la parole les larmes perlaient sur son visage. Le ton monta et frôlait presque les hurlements sanglotant.
Olivia: Pourquoi? Quel risque refuses-tu de prendre?
Le regard d'Elliot était lui aussi rongé par les larmes et il hurla ses paroles à Olivia.
Elliot: Le risque de te perdre. Je refuse de prendre ce risque. Je refuse d' angoisser chaque jours où on ira sur le terrain, de me tracasser à chaque moment, je refuse de vivre dans la crainte qu'il t'arrive quelque chose.
Olivia: Mais il ne...
Elliot:Non. Je ne peux plus travailler avec toi. Si reste ici je vais m'autodétruire et je ne veux pas t'entrainer dans mon sillage.
Olivia: Mais dans cette lettre...
Elliot: Je t'y ai dis tout ce que jamais je ne pourrais te dire. Je vais essayer de reconstruire mon mariage et vivre ma vie de famille. Au revoir Olivia.
Olivia: Non! Tu ne peux pas faire ça. Tu m'as dis que jamais tu ne m'abandonnerai, tu me l'a promi.
Elliot: Si je reste je t'abandonnerai... On partant je continuerai à tenir ma promesse.
Olivia: Je t'en pris...
Les larmes tombaient encore et encore sur le doux visage d'Olivia qui était à présent martyrisé par la tristesse. Elliot percevait toute la détresse de sa coéquipière et les larmes lui montaient, il ne l’a retenait plus...Il laissa le carton de dossier tomber et saisit le visage d'Olivia, elle captura ses lèvres d'un violent et ultime baiser qui était mêlé d'une grande tristesse et d'un profond désespoir. Le baiser dura puis Elliot retira ses mains du visage d'Olivia et la regarda.
Elliot: Je suis vraiment désolé.
Ce fut ses dernières paroles. Il ramassa le carton tombait quelques minutes auparavant, ouvrit la portière de sa voiture s'y engouffra mit le contact, Olivia s'était décalé pour le laisser partir, elle savait qu'elle ne pourrait rien changer à la décision d'Elliot, elle venait de l'accepter, leur amour était impossible et leur collaboration l'était devenue également. Désormais plus rien n'était possible d'ailleurs.
La voiture s'éloigna dans les rues de Manhattan.
La jeune femme pleura encore et encore sur ce parking désert...
Elliot quand à lui roulait, roulait... Il venait de sortir une photo de la boîte à gant.
Sur l'image on pouvait l'apercevoir faisant la grimasse accompagné d'Olivia qui lui soulevait a jambe tout en riant, Ils semblaient si proches, complices sur cette photo.
Après avoir observé cette photo durant quelques secondes il l'a ramassa à nouveau dans la boîte à gangs et reprit sa route vers son nouveau bureau
Olivia quand à elle reprit la direction des locaux, abattue, désemparé face au départ de son coéquipier, son ami, son confident, son âme sœur...
On prend toujours des décisions, des bonnes, des mauvaises...mais quoi qu'il arrive on ne pourra jamais changer cela, il nous ai impossible de revenir en arrière et de gommer les imperfections de nos actes. Lorsqu'on prend une décision on choisit toujours une route sans la possibilité de faire marche arrière.
Alors il faut finir par se contenter de ce qu'on a et vivre sous le poids de nos erreurs...
L'amour est borgne, la haine est aveugle...
Les pédophiles devraient tous être enfermés...