New York District / New York Police Judiciaire (Law & Order) sur LawAndOrder-fr
LawAndOrder-fr > Divers > Opinions (Reviews d'épisodes) > NYD (L&O) > 2.04 6 Juillet 2008
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New York District (Law & Order)
Episode 2.04 : Asylum

Review réalisée par EADA Jack McCoy

Pré-générique

L’épisode commence sur une discussion de deux policiers en patrouille la nuit. La femme policier a besoin de s’arrêter pour aller aux toilettes. La voiture se range donc en face d’une boutique. Un couple se dispute, une vieille dame promenant son chien le tire par la laisse pour le faire sortir d’un carton et une clocharde est assise par terre.
L’agent de police rentre et passe commande. Quand elle ressort, un travesti est à la fenêtre de la voiture entrain de bavarder avec son collègue.
La dispute du couple arrive à son terme et la femme rentre dans le magasin. L’homme, furax, donne un coup dans un carton où se trouve un clochard qui n’apprécie pas le geste. La femme ressort avec deux cafés en main et ne trouve plus son petit ami quand elle aperçoit deux jambes sortant du carton. Les deux cafés tombent de sa main et elle hurle au secours.
La patrouille qui s’était arrêtée précédemment reçoit l’appel et se rend sur les lieux. Une foule s’est déjà amassée autour de la jeune femme qui appuie sur la plaie, les mains en sang.

Générique

Logan assit sur son bureau écoute la déposition de la vieille dame présente sur les lieux tandis que Cerreta fait de même avec le travesti et la clocharde.
Les témoignages divergent selon les témoins. D’un côté on a un homme d’une soixantaine d’années portant une parka rouge et mesurant 1m80 et de l’autre un homme d’une quarantaine d’années vêtu d’une salopette.
Cragen arrive annonçant que la victime, Mr Robbins, est décédée à son arrivée à l’hôpital.
Cerreta & Logan explorent différentes hypothèses en marchant dans la rue : meurtre passionnel par la petite amie car il n’y a pas eu de vol ou vengeance du clochard qui était dans le carton. Ils décident d’aller interroger la petite amie, qui ne se souvient pas d’avoir vu une quelconque personne en sortant du café. Elle explique qu’ils revenaient d’une soirée et qu’ils avaient pas mal bu et que Robbins l’avait demandé en mariage. La bague que Robbins tenait à la main manque à l’appel.
Les inspecteurs vont donc questionner le propriétaire du café pour savoir s’il a déjà vu le clochard avec un couteau. L’homme répond que ce clochard a une case en moins car il voit des agents du KGB partout mais il ne l’a jamais vu avec un couteau. Sa description du suspect est mince : taille moyenne, cheveux en brosse de couleur jaune habillé non d’une parka rouge mais d’une salopette. Il pense qu’il traîne près du lac de Central Park. Les inspecteurs interrogent donc plusieurs clochards du coin et obtiennent un nom : Christian Tatum alias « face de citron » (ou « lemonhead » en anglais) ainsi que l’adresse d’un centre d’hébergement pour sans-abri.
Une fois sur place, ils frappent à la porte du suspect et n’ayant pas de réponse, ils enfoncent la porte et commencent une fouille. Logan trouve la parka rouge et dans la poche de celle-ci une boîte contenant la bague. A ce moment là Tatum arrive et Cerreta le rattrape dans le couloir pour le mettre en état d’arrestation.
L’identification n’est pas concluante pour les deux premiers témoins qui désignent chacun une personne différente mais la vieille dame reconnaît Tatum comme étant lui aussi sur les lieux.
Durant l’interrogatoire de Tatum, celui-ci prétend que la veste dans laquelle les inspecteurs ont trouvé la bague n’est pas la sienne, que c’est James qui lui a passé. Il accuse James d’avoir poignardé Robbins mais avoue qu’il l’a aidé dans ce vol en faisant le guet.
Cerreta & Logan ne croient pas trop à ce fameux James qui vivrait dans le parc mais Cragen leur conseille de chercher ce James et de faire appel au psychiatre.
Après consultation de Tatum, Olivet pense qu’il n’a pas tué Robbins. Elle ajoute que dans un moment de lucidité, il a dit que James vivait sous un gros arbre près de l’allée cavalière.
Tatum conduit alors les inspecteurs dans Central Park où habite James et ils trouvent un lieu avec des cartons, un chariot à courses et du linge étendu mais pas de James.
En fouillant, Logan trouve une carte de sécurité sociale au nom de James Joseph Polesky et Cerreta découvre un couteau sous un matelas.
La scientifique de la police va voir les inspecteurs pour leur annoncer les résultats des expertises du couteau : tout concorde : le sang, les cheveux et la taille de la blessure.
Tatum explique que Robbins n’a pas voulu donner la bague et donc James l’a poignardé. Cragen estime cela suffisant et va demander un mandat d’arrêt.
Les inspecteurs vont donc arrêter James et le ramènent au commissariat pour interrogatoire. Il ne veut pas signer d’aveux s’il n’a pas d’accord.
Stone refuse tout marché avec Polesky le voyant comme un assassin de sang froid. Scoler, son avocat, donne donc rendez-vous à Stone au tribunal. Robinette confie alors à Stone qu’il sent que cette affaire va finir sur les droits des SDF … une intuition qui sera confirmée par la suite.
Chambre de mise en accusation : Polesky est accusé de meurtre sans préméditation, le juge décide de le placer en détention provisoire. Pour Tatum, les choses se compliquent. En effet les policiers n’avaient pas de mandat de perquisition pour fouiller sa chambre, seulement un mandant d’arrêt.
Les inspecteurs sont donc convoqués par Robinette qui leur précise que l’un d’eux devra venir au tribunal pour témoigner.
Logan fait sa déposition au tribunal mais le juge prend la décision de rendre nulle et non avenue la fouille de la veste du défendeur. La bague en tant que preuve est donc irrecevable. Stone se voit obligé de passer un marché avec l’avocate de Tatum en ne retenant que le simple chef d’accusation de vol s’il témoigne contre Polesky.
Stone fait témoigner à la barre Tatum et malgré le rejet de la bague par le juge, son interrogatoire se passe bien. La défense axe plutôt son contre-interrogatoire sur ses délires à propos de la guerre froide. Vient au tour de la vieille dame de témoigner qui se fait contre interroger par l’avocat de la défense. Il essaye de faire croire au Jury que vu son âge, elle n’est plus en état de bien voir. Il lui demande de décrire une peinture qui se situe au dessus du Jury et la vieille dame répond qu’il s’agit de Staten Island. L’avocat continue en demandant si elle connaît bien la Staten Island du XIXe siècle. Mais il se fait rembarrer quand celle-ci réplique : « Je sais lire en tous cas. J’espère que vos yeux sont meilleurs que vos manières jeune homme ! ». La tentative de discréditation de la défense a lamentablement échoué.
Cerreta vient déposer pour la découverte du couteau ainsi que le rapport qui a suivi comme quoi tout correspondait et que les empreintes du défendeur étaient dessus.
Etant reconnu coupable de meurtre sans préméditation, le juge O’Malley condamne Polesky à la peine maximale soit 25 ans.
[6 semaines plus tard]
Alors que Robinette et Stone parlent des affaires courantes, ils reçoivent un pourvoir en cassation pour Polesky.
Stone va voir Cragen et les inspecteurs pour leur expliquer que le pourvoir est basé sur le IVe amendement. Les policiers n’avaient en effet pas de mandat quand ils ont fouillé le « domicile » de Polesky.
Schiff est amusé en lisant le motif du pourvoir « basé sur la fouille illégale du domicile non traditionnel de Mr Polesky ». Seulement ça ne vient pas de Scoler mais du nouvel avocat de Polesky : Norman Ackerman.
Robinette trouve un précédent, au XIXe siècle à Blackstone en Angleterre : « Un lieu public n’est pas une propriété privée et n’est pas protégé ».
Ackerman quant à lui se base sur un jugement rendu par la Cour Suprême en 1967 qui dit que la police ne peut mettre un téléphone public sous écoute sans mandat.
Interrogé par la presse devant le tribunal, Stone répond que les sans-abris sont la plus grande tragédie de notre époque mais que ce n’est pas en libérant les assassins qu’on résoudra ce problème.
Ackerman plaide devant les juges de la cour d’appel en se basant sur l’affaire mentionnée plus haut. Quant à Stone le temps lui manque pour pouvoir bien défendre sa thèse.
On apprend qu’Ackerman a gagné à travers une interview télévisée que regardent Schiff, Stone et Robinette. Adam n’est pas fâché pour cette défaite et précise à Stone que la Cour était prédisposée contre lui et qu’il n’a pas à se faire de reproches.
Robinette suggère alors d’utiliser la bague pour refaire le procès. Seulement il faudra convaincre O’Malley et retrouver Tatum pour qu’il témoigne.
Malheureusement pour l’accusation, Tatum est interné encore plus fou qu’avant et par conséquent dans l’incapacité de témoigner.
Après avoir lu la requête de Stone, O’Malley reconnaît avoir eu tort d’exclure la bague. De plus il accepte que soit lu le précédent témoignage de Tatum du fait de son incapacité à venir témoigner.
Scoler et Stone tombent d’accord pour homicide sans préméditation s’il purge toute sa peine.

Executive Producer : DICK WOLF

Appréciation :

Tout le début de l’épisode est très moyen, une affaire banale de meurtre à cause d’un vol commis par deux SDF. L’un témoigne contre l’autre, le meurtrier est condamné à la peine maximale. L’histoire aurait pu s’arrêter là et dans ce cas là elle n’aurait eu aucun intérêt. Selon moi, l’épisode commence à partir du pourvoir en cassation. Se pose une question intéressante, jusqu’où peut aller le terme de « propriété privée » ? Peut-on accorder, à des gens qui n’ont pas les moyens de s’acheter une maison ou un appartement, une propriété privée dans un espace public ?
J’espérais que la Cour d’appel rendrait un jugement en faveur du bureau du procureur et je trouve donc leur avis ridicule. Il manquerait plus que Central Park devienne une propriété privée pour SDF mais toujours ouvert au public et financé par les impôts.


Review réalisée par EADA Jack McCoy

Episode diffusé sur NBC le 08/10/1991
Review en ligne depuis le 30/07/2007

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).




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