New York District (New York Police Judiciaire)

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24 Avril 2018


'New York District' : deux nouveaux au barreau !
Publié dans Allocine Series le 03/01/08.


Pour la saison 18 de "Law & Order", Dick Wolf a engagé Jeremy Sisto et Linus Roache. Pour fêter l'arriver de ces nouvelles recrues, AlloCiné Séries leur a fait passer l'interrogatoire de rigueur...
Pourquoi avoir choisi Linus Roache et Jeremy Sisto pour cette nouvelle saison de "New York District" ?
Dick Wolf : Je connais leur travail respectif depuis des années. Concernant Linus, je me souvenais plus du visage que du nom grâce à RFK, le téléfilm qu'il a fait sur Bobby Kennedy. Quant à Jeremy, je connaissais bien son travail, pour l'avoir vu plus récemment. Et puis ensuite, je les ai revus tous les deux dans Kidnapped. Les engager dans cette saison 18, c'était un désir marqué d'aller dans une nouvelle direction. Je considère ces deux arrivées comme les plus significatives depuis celles d'Epatha Merkerson et de Jill Hennessy. Elles avaient apporté à la quatrième saison un peu de progestérone, par rapport à la pure testostérone qu'on avait dans les trois premières saisons. Et à côté de cela, il y a deux ans, Dennis Farina, Sam Waterston et Fred Thompson ont passé le cap de la soixantaine. Jeremy a 33 ans et Linus en a 43... Si on fait un peu de calcul, on comprend que c'est la génération suivante qui est en train d'arriver. Le casting a toujours été un challenge, mais aussi un plaisir. Si l'on regarde tous les acteurs qui ont été dans la série, c'est vraiment un groupe extraordinaire composé de gens excessivement talentueux. Je ne me suis jamais ennuyé en 18 ans...

Lorsqu'on arrive dans une série devenue presque une institution, comment fait-on pour garder de la fraîcheur, autant pour les télespectateurs que pour vous, les acteurs ?
Jeremy Sisto : C'est assez marrant de me voir dans cette série, qui a tout de même l'âge de ma carrière ! Mon premier film date de 1988 : à peu près à l'époque du début de la série [nldr : le pilote a été tourné cette année-là]... C'est une série légendaire. Je pense que la solution pour garder de la fraîcheur, c'est de s'investir dans l'intrigue de chaque épisode. Le public trouve beaucoup de plaisir à essayer de deviner ce qui est arrivé, mais aussi à faire partie de la course et de la résolution du mystère. Sans aucun doute, en tant qu'acteur, on doit utiliser des ressources différentes... Il y a une réelle nécessité d'être les yeux du public, et d'autoriser les téléspectateurs à ressentir qu'ils sont dans la course avec nous. Pour être honnête, en savoir trop sur les personnages peut entraver cette course. Pour moi, c'est une toute nouvelle expérience et j'y prend beaucoup de plaisir.

Linus Roache : Je suis d'accord... C'est vraiment l'action qui définit ces personnages. C'est toujours comme ça que j'ai aimé travailler. Ce que tu fais défini qui tu es. A chaque épisode, on a Jeremy et ses compagnons qui résolvent le mystère du crime. Puis de notre côté, nous résolvons ce même mystère du côté de la justice... Et dans tout ça, s'imbrique souvent un dilemne moral. Chaque épisode apporte de nouveaux questionnements moraux à supporter. Les personnages doivent se battre avec ces questions morales... Pour un acteur, c'est un matériel très riche, il y a tant à explorer et vers quoi s'engager.

Comment c'était de jouer à nouveau ensemble après votre expérience sur "Kidnapped" ?
Linus Roache : C'est super. Quand j'ai su que Jeremy était dans la série, j'étais très excité d'être à nouveau dans son équipe. C'est un acteur brillant, mais c'est aussi quelqu'un de génial. Nous avons quelques occasions de nous croiser dans la série, même si on n'évolue pas dans le même système. Il fait partie de la loi et moi, je suis plus du côté de l'ordre. Mais, malgré tout, lorsque l'on se croise, il y a une petite relation sympa qui est en train de se construire...

Jeremy Sisto : C'était génial de travailler ensemble sur Kidnapped. J'étais à la fois excité et nerveux de le savoir sur la série, c'est un si bon acteur. Et c'est aussi un très bon menteur, parce que si vous avez vu la série, vous savez qu'il était le méchant. Il a dû garder ce secret durant tout le tournage de la saison... On a eu du bon temps et c'est pourquoi j'étais heureux de le savoir dans New York District. Nos personnages sont très différents tout comme notre relation. Au cours de la saison, il y a quelque chose de bien qui se développe entre nous. Surtout parce que mon personnage aimerait bien être plus impliqué de l'autre côté du système. Mais, au vu de la manière dont il a grandi et de son entrée dans la vie, il n'a pas pu, ou ne s'est pas trouvé dans la position d'être de ce côté de la barrière. Il prend donc des cours du soir et essaie d'en apprendre le plus par lui-même à popos du système légal. Pour ne pas avoir à laisser sur le carreau les affaires sur lesquelles il a mis tant de coeur à l'ouvrage et pour ne pas avoir à partir avant que le dénouement n'ait été certifié... En gros, lorsque mon personnage arrive dans la série, il revient de l'étranger où il a travaillé quelques temps. Au début, il est assez modeste et réservé. Mais au fur et à mesure qu'il s'immerge dans le style des détectives de New York, il s'endurcit. Il y a plusieurs épisodes qui traitent de cet aspect...

Et vous Linus, comment décririez-vous votre personnage ?
Linus Roache : L'une des qualités de New York District, c'est que tout est vraiment basé sur l'action et sur le rôle des avocats du Ministère Public. Et par là, le téléspectateur n'est pas immiscé dans leurs vies personnelles. C'est pour moi, la grande force de la série. Dans la manière dont il a été écrit, mon personnage est quelqu'un de bien. C'est aussi quelqu'un qui poursuit de manière agressive la recherche de justice. Il est prêt à dépasser les limites ? presque à aller à l'encontre de la loi pour l'application de la justice. C'est un côté que j'aime chez lui. Ce n'est pas toujours un mec facile, ce qui crée une tension intéressante. Connaître son passé va aussi être très intéressant pour comprendre qui il est. En fait, il ressemble beaucoup à tous les avocats du Ministère Public que j'ai pu rencontrer. Ce n'est plus comme faire un simple travail. Vous êtes totalement dévoué et connecté au besoin de faire le bien. On retrouve cet aspect chez lui, il vit vraiment pour son travail. C'est d'ailleurs très intéressant qu'il s'appelle Cutter, puisqu'il est un peu comme une lame tranchante.

Dès le départ, Jack McCoy (Sam Waterston) semble en vouloir à votre personnage ?
Linus Roache : C'est une magnifique et complexe relation qui se construit avec Jack McCoy. Il m'en veut. Mais, il y a aussi du respect là-dedans. Il y a de la compétition, et il y a de l'admiration. C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis heureux de rejoindre la série : travailler avec Jack et construire cette relation. Cela donne beaucoup de vie et il y a beaucoup à faire sur ce point. C'est très très riche... Il y a des moments où je lui prouve qu'il a tort puis la situation s'inverse... Ce ne sont pas des conflits mais des dialogues entre nos deux personnages. C'est un champ pour de supers débats.

N'aviez-vous pas peur de plonger dans une série qui dure, et pour un rôle qui va s'étaler dans le temps ?
Linus Roache : Non, pas du tout. C'est intéressant d'ailleurs. Il y a quelques années, j'étais un peu défiant à l'égard de la télévision. Mais là, j'avais l'impression que c'était parfait pour moi. J'avais vraiment envie de le faire. Je n'ai eu aucune hésitation, ce qui est assez rare de ma part. Vous savez probablement que mon père a été dans un soap qui a duré très longtemps dans l'histoire de la télévision... J'avais donc une peur assez naturelle en grandissant. Mais je suis sorti de ce cercle aujourd'hui.

Et de votre côté Jeremy, avez-vous fait quelques patrouilles avec de vrais policiers pour votre préparer au rôle ?
Jeremy Sisto : J'ai traîné avec quelques détectives mais aussi avec des anciens du métier, à qui le job manque vraiment. Pour chaque affaire, c'est un peu comme une addiction. Lorsqu'on commence ce genre de train de vie, qu'on commence à suivre ces crimes et à poursuivre des indices pour essayer de résoudre des crimes, on n'a plus envie de s'arrêter.

On aura droit au Jeremy Sisto pas rasé ou à sa version bien coiffée ?
Jeremy Sisto : Vous aurez droit un peu aux deux. On ne veut laisser personne insatisfait, donc... Je pourrais même avoir une grosse barbe, comme Cat Stevens !

Qu'est-ce que cela fait d'avoir le vrai New York en toile de fond, plutôt que de tourner sur un plateau à Los Angeles ou au Canada ? Cela crée une énergie différente ?
Jeremy Sisto : C'est assez sympa. Je travaille plus dans la rue, parce que les détectives doivent fréquemment y passer du temps, à poursuivre des indices. Mais, non seulement c'est un super décor, mais on a aussi un support intéressant de la part des habitants de New York. La plupart des gens qui passent suppose qu'on tourne un épisode New York District avant de le demander... C'est comme si il y avait une sorte d'esprit de soutien, car c'est une série qui fait partie de la ville depuis longtemps. Et qui a aussi fait beaucoup pour elle, je pense. C'est aussi une source d'inspiration de tourner dans ces rues.

Linus Roache : Je suis tout à fait d'accord. Sans aucun doute, New York est ma ville préférée au monde. Elle l'a toujours été. C'est aussi pourquoi j'ai choisi d'y vivre. Dick Wolf a d'ailleurs dit quelque chose de juste lors d'une interview... C'est une ville tellement cosmopolite, qu'on peut prendre pratiquement n'importe quelle histoire au monde pour la faire vivre dans New York. Et au final, ça marcherait. Et c'est ce que j'aime dans cette ville. C'est tellement multiculturel, cosmopolite. On a vraiment la sensation d'être un New-yorkais, peut importe de là où l'on vient. C'est une ville immigrante. Il y a une certaine énergie et une puissance dans cela...

Jeremy Sisto : C'est la seule ville où l'on peut faire durer une série criminelle pendant 18 ans. C'est certain !

Dick, quel est votre avis sur la grève des scénaristes ?
Dick Wolf : A mon sens, la grève est la pire chose qui soit arrivée à la communauté en 20 ans, depuis la dernière grève. Personne ne gagne une grève. C'est un désastre pour l'industrie de la télévision, beaucoup plus que pour l'industrie du cinéma. J'ai vraiment l'espoir que tout le monde s'enferme dans une pièce pour sortir avec un arrangement. C'est une absolue nécessité...

Propos recueillis le 18 décembre
Retranscription : Raphaëlle Raux-Moreau

Article issu de Allocine Series et
initialement publié le 03/01/08.




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