New York District (New York Police Judiciaire)

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31 Mai 2020

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 13.12 : Under god

Review réalisée par L'Animal


Ecrit par M. Guggenheim & N. Baylin Réalisé par Gloria Muzio

En un mot : Un épisode un peu brouillon sur la relation justice/religion aux Etats-Unis . Bof, bof …

Pré-générique:


Un homme sollicite les services d'une "fille de joie" . Alors qu'il s'apprête à "consommer" en pleine rue, l'homme tourne la tête et découvre le corps d'un homme, tué par balles .
Le très "Forever in our hearts" Briscoe et Green (B&G) arrivent sur les lieux . L'homme a pris deux balles . L'arme du crime a disparu et son porte-feuille bourré de dollars est toujours dans ses poches . Un dealer ?

Lennie revit une sale histoire de son passé …:


La victime est identifiée : il s'agit de Scott Giddins, un dealer bien connu des services de police (5 arrestations pour détention de drogue) . En apprenant ceci, Lennie ne montre aucune compassion pour lui; en effet, il se remémore l'assassinat de sa fille par un dealer à la fin de la saison 8 (voir les reviews de NONO) . B&G se rendent au domicile de Giddins où ils trouvent une fille d'une vingtaine d'années en "semi-overdose" . A l'hôpital, il parle avec Gina à son réveil . Elle commence à leur dire n'importe quoi ("je le connaissais à peine") puis avoue sa liaison avec Giddins . Elle leur raconte l'anecdote suivante : un type furieux est passé à l'appart' deux jours auparavant en réclamant de l'argent . L'homme (de type latino) est facile à reconnaître à cause d'une tache rouge sur son visage .
B&G parlent à un inspecteur de la brigade des Stups . Les cachets d'ecstasy retrouvés chez Giddins sont très rares donc très chers . Les fournisseurs ne sont pas nombreux et l'inspecteur dirige B&G vers une boite de l'East Side où nos amis arrêtent le latino en question (Juan) . Au poste, Juan nie l'assassinat, bien que Giddins avait la sale habitude de dealer sur son territoire (celui des Playboys Latinos -> super comme nom, bravo les scénaristes !) . Pour lui, c'est le fait que Scott était une grande gueule qui l'a desservi : Giddins a vendu de la came "pourrie" qui a provoquée une overdose chez un gamin il y a de ça quelques années . Son père l'avait menacé avec une barre de fer mais Giddins ne s'était pas laissé impressionner . L'homme en question s'appelle Bill Parker .
B&G ne manquent donc pas de l'interroger . Le couple Parker est entrain de refaire une chambre d'enfant en attendant l'arrivée d'un bébé, un petite fille . Les Parker sont encore très perturbés par la mort de leur fils mais Bill a un alibi pour le soir du meurtre : il était à une réunion des "Sentinelles du quartier", un groupe catholique . Le Père Hogan, "chef" de ce groupe, confirme l'alibi . La réunion s'est tenue jusqu'à 23h … Dans la scène suivante, on assiste à une altercation entre Lennie & Ed : en gros, Lennie se demande pourquoi faire des efforts pour retrouver le meurtrier d'un dealer et Ed répond que c'est leur boulot, un point c'est tout ! On sent bien que Lennie n'a toujours pas digéré la mort de sa fille bien que le coupable soit mort en prison (saison 9) . Les deux hommes se séparent .
Lennie donne rendez-vous à Bill Mulder, non, Parker (excusez moi, j'ai été marqué par The X-Files) dans un bar pour parler plus tranquillement . Lennie le prend par les sentiments en racontant l'histoire de sa fille, photos à l'appui . Même si l'émotion est là, on sent que ce vieux briscard de Briscoe (joli jeu de mots, je me complimente seul) veut faire avouer Parker . Sans succès …
Apprenant cette méthode, Van Buren et Green sont furieux : le procédé est tel que même des aveux seraient rejetés devant la Cour . Les inspecteurs sont sommés de reprendre l'enquête afin de trouver des preuves solides .
Ils interrogent un fabricant de "clé-minute" (détail important) qui confirme lui aussi l'alibi de Parker . Ce témoignage est d'autant plus important que l'homme prétend avoir raccompagné Bill chez lui . Ed pense qu'il ment et ne se fait guère d'illusion : tous les membres de l'Eglise se sont parlés et sont tous "briefés" sur les propos à tenir envers la police . Comment savoir à quelle heure Parker est rentré chez lui ? Briscoe pense à interroger les jeunes qui jouent au basket en face de chez Bill . Ces "braves" gens se souviennent que Bill est rentré chez lui vers minuit … mais avec le Père Hogan (tiens tiens !) .
B&G demandent donc des détails à Hogan (pourquoi ne pas avoir dit qu'il avait raccompagné Parker chez lui ?) qui refuse de leur répondre (conversation confidentielle) .
-> Sur la piste de l'arme du crime :
Parker est chauffeur de bus mais le règlement lui interdit de bosser avec une arme (normal me direz-vous ! Mais qu'est ce que c'est que ce pays ?!) . Seulement, il arrive que des flingues soient retrouvés dans les bus . Ils sont consignés dans des casiers à clés spéciales . Comment les ouvrir ? Avec une clé confectionnée par un ami serrurier par exemple ! Et bizarre, un calibre .44 est justement porté manquant …
B&G obtiennent un mandat pour fouiller chez les Parker . Bingo ! Dans le chambre d'enfant, il trouve l'arme . Parker est arrêté .
Au poste, alors qu'il est interrogé, Parker reçoit la visite du Père Hogan qui s'accuse du meurtre !

McCoy contre l'Eglise ! :

Une entrevue entre Jack &Hogan a lieu : l'ecclésiastique aurait demandé l'arme à Parker et tué Giddins . McCoy doute de ces aveux et demande des détails sur la scène du crime . Hogan est assez précis mais le doute subsiste … Pourquoi a-t-il remis l'arme aux Parker ? Il répond qu'il est allé chez eux pour leur dire que "justice avait été faite" et que Bill Parker lui a repris l'arme pour le protéger .
Jack a prend donc acte de cette déposition et propose à Branch de faire condamner Hogan, ce que le Procureur accepte (éviter le procès permet ainsi de s'affranchir du doute raisonnable) . Mais cette méthode choque la très "il te manque encore un peu d'expérience" Serena, qui ne croit pas un seul instant à la culpabilité du Père . Elle décide donc d'aller parler à la femme de Parker, espérant lui faire dire que c'est son mari le coupable . Mais peine perdue, elle aussi rejète la faute sur Hogan .
Hogan refuse une première fois le marché que Jack lui propose, il tient à assumer pleinement la conséquence de ses actes . Alors qu'une autre preuve accablante est retrouvée (un blouson dans son placard avec des traces de poudre), il refuse un second marché (courageux le bonhomme d'aller au casse-pipe comme ça !) . Avec son avocat, il trouve alors une ligne de défense surprenante : "Dieu l'a voulu, c'est lui qui m'a dit de tuer Giddins !"
Comme le cas est (assez) inédit, l'accusation et la défense s'affronte à huis-clos devant la Cour Suprême pour établir la crédibilité de cette défense . Au terme d'un bel affrontement (joli coup de la défense de placer la réplique "In God We Trust", devise de la justice US), le juge ordonne que Hogan rencontre Olivet .
- Olivet : "Saviez vous que c'était mal de tuer ?"
- Hogan : "Oui !"
- Olivet : "Pourquoi l'avoir fait alors ?"
- Hogan : "Dieu me l'a dit . Je n'ai pas pu résister !"
La psy déclare Hogan sain d'esprit . Jack tente un dernier arrangement mais comme Hogan reste sur ses postions, McCoy perd patience et se fait une joie d'aller au procès ! Jack a-t-il un problème avec l'Eglise ? Le "trial" débute, Bill Parker est à la barre et il confirme la version de Hogan .
L'Archevêque Durning défend l'Eglise : il déclare que Hogan est "fou" mais ne peut le prouver . Hogan aurait "mal interprété la parole de Dieu" .
Alors que le téléspectateur lambda se dit que le procès va être vite réglé, Serena reproche à Jack sa tactique . Elle pense que Jack est trop virulent envers Dieu et que le jury ne va pas apprécier qu'on critique ainsi sa religion . La réponse de Jack est sans équivoque : il est très en colère ! En colère contre les gens qui rentrent dans des cercles pour échapper aux règles que le commun des mortels doit respecter . Et il finit par avouer qu'il ne sait pas si "Dieu est mort" …
Le procès reprend avec Hogan à la barre :
- Jack : "Sous serment, vous avez reconnu avoir enfreint la loi, n'est ce pas ?"
- Hogan : "Oui, mais la Loi des Hommes !"
Jack a alors une réplique décisive pour montrer l'absurdité de Hogan qui n'a pas essayé de parler à quelqu'un de ses pulsions criminelles : "Vous dites qu'il est mal de demander des conseils aux Hommes en ce qui concerne le meurtre mais bien lorsqu'il s'agit de camoufler une arme ?" -> Prends ça dans tes dents, mon Père ! Jack, décidément chaud-bouillant démonte Hogan à la barre : incapable de soulager la douleur des Parker par la prière, il a commis un meurtre froidement .
Et là, vous allez me dire qu'on a pas encore eu droit au rebondissement hebdomadaire de cette saison 13 . Je vous rassure, il arrive !
Dans son bureau, Jack reçoit Bill Parker qui s'accuse maintenant du meurtre ! Hogan fait irruption dans le bureau et demande à Parker de revenir sur les aveux . Jack laisse le choix à Hogan : soit il fait condamner Parker, soit il prend l'offre de 8 à 25 ans . Hogan choisit l'offre . Fin curieuse car comme le dit si bien son avocat, Hogan pouvait bénéficier du doute raisonnable .
A la fin de l'épisode, Jack raconte à Serena ses doutes sur la religion qui remonte à une histoire de son enfance …

Conclusion :

C'est incroyable de voir à quel point la religion dicte encore le comportement des américains au 21ème siècle . Pour s'en convaincre, il suffit de voir que Bush prie une heure par jour (!) . Et c'est vrai que c'est dur à comprendre pour un européen !
Alors oui, L&O offre encore un sujet de fond sur la société américaine mais pour moi, cet épisode résume bien le sentiment que j'ai sur cette saison 13 : les épisodes se laissent regarder mais ne sont pas (à de rares exceptions près) géniaux . De toute façon, pour reprendre une expression de Jéjé, la série a "jumped the shark" (commencé à décliner) à la fin de la saison 7 . Il ne faut pas rêver, l'âge d'or est fini … Mais L&O reste une série passionnante quand même !

Review réalisée par L'Animal

Episode diffusé sur NBC le 05/02/2003
Review en ligne depuis le 10/01/2005

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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