New York District (New York Police Judiciaire)

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27 Janvier 2021

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 14.04 : Shrunk

Review réalisée par Seb


En un mot : Un épisode laborieux dont l'excellente séquence finale (même si elle fait suite à une révélation très improbable) nous laisse entrevoir ce qu'il aurait pu (du ?) être.

Prégénérique : Nous sommes à l'intérieur d'une maison, une femme entre deux ages entre et hurle qu'elle a été cherchée les croissants. Elle avance et trouve un sac à main féminin en évidence, elle grimace et lâche -d'un ton résigné- " je serais dans la cuisine en train de préparer le café ".
Elle se dirige vers la cuisine où elle découvre le corps d'une jeune fille sur le sol…
Briscoe et Green se font briefer, la femme que nous avons vu se trouve être l'assistante personnelle d'un grand compositeur, l'intéressé est dans sa chambre, en état de choc.
La victime -poignardée une bonne demi-douzaine de fois- est immédiatement identifiée grâce à son portefeuille (la jeune femme se prénommait Carrie).

John David Myers -le compositeur- explique qu'il a passé la soirée avec la victime, ils se sont rendus à la première d'une pièce de théâtre avant d'achever la soirée en buvant et en faisant l'amour.
Avant de s'interroger sur la présence de ce qui semble être une trace de boue isolée sur la moquette, les enquêteurs constatent que Myers possède une collection d'armes blanches assez impressionnante.
Par ailleurs, l'alarme n'était pas activée à l'arrivée de l'assistante de Myers et une porte donnant sur l'extérieur n'était pas verrouillée…

La violence du crime semble indiquer qu'il ne s'agissait pas d'un cambriolage ayant mal tourné, mais probablement d'un acte de vengeance prémédité.

La colocataire de la victime nous apprend que celle-ci avait des ambitions d'actrice et révèle que c'est elle qui a donné les places de théâtres -qu'un habitué du bar où elle sert lui avait préalablement offert- à Carrie.
Dernière information récoltée auprès de la colocataire, l'ex-petit ami de Carrie est un certain Mark. Celui-ci dispose d'un bon alibi mais nous en apprend un peu plus sur la personnalité de la victime : elle était parfaitement insupportable !
Leur rupture avait été très difficile (" She threw a mirror at me ! ") et les deux ont fini en thérapie (Anger management).

Green et Briscoe rendent donc visitent à la psychiatre de Carrie, mais celle-ci refuse de parler (son statut le lui interdit). Nos deux inspecteurs décident donc d'interroger une femme faisant partie du même groupe de thérapie, celle-ci nous informe qu'un autre participant du groupe de thérapie semblait attirer par Carrie. Mais celui-ci dispose également d'un très bon alibi.

L'enquête piétine… Jusqu'à ce que Green reçoive un coup de fil d'un des experts de la police… La boue trouvée dans la maison au début de l'épisode est composée de terre de jardin, celle-ci vient donc forcément d'un pot à l'intérieur de la maison…
L'assistante de Myers est amenée au commissariat pour interrogatoire, celle-ci -après avoir insisté sur le fait que travailler pour Myers est toute sa vie- nous raconte ce qui s'est passé après qu'elle ait découvert le corps de Carrie… Elle a d'abord trouvé John en train de pleurer avant de décider de tenter de faire croire que le crime avait été l'œuvre d'un cambrioleur et de dissimuler l'arme du crime à la cave...
John Myers est donc logiquement appréhendé…

Chose rare, je crois même que c'est une première pour la série, le prégénérique de cet épisode nous a délibérément caché des informations puisque les scénaristes ont choisis de placer une ellipse entre la séquence de la découverte du corps et l'arrivée de la police.
Je ne suis absolument pas persuadé que l'utilisation d'un tel procédé soit en adéquation avec la rigueur formelle et narrative dont font habituellement preuve les auteurs de la série.
Une telle pirouette, clairement destinée à orienter le téléspectateur sur une fausse piste, aurait eu parfaitement sa place dans un épisode de New York Section Criminelle, mais vraiment, dans New York District, c'est totalement déplacé et inutile…

M'enfin, revenons à notre enquête... Sous l'assaut des questions de Briscoe et Green, Myers se met à chantonner (!?!). Parallèlement, le psychiatre de notre suspect demande à parler à son patient, Van Buren refuse catégoriquement.
Dans la salle d'interrogatoire, Myers semble à bout de nerfs et demande à parler à Frederic, son psychiatre. Nos deux inspecteurs lui font comprendre qu'il ne le verra pas tant qu'il n'aura pas " parler " (comprendre " avouer "), Myers s'exécute et reconnaît avoir tué Carrie…

L'avocate demande la suppression des aveux et y parvient sous le seul (mais habile :) prétexte que la police savait que Myers disposait d'un avocat (son assistante l'avait précisé au tout début de l'épisode, alors qu'il était en état de choc).
Sans les aveux, la position de la partie civile s'avère bien inconfortable, Serena tente de faire parler l'assistante de Myers (dont les empruntes sont sur l'arme du crime puisque c'est elle qui l'a dissimulé), celle-ci révèle que c'est elle qui a poussé Myers à consulter un psychiatre après qu'elle ait trouvé celui-ci hurlant devant un placard dans lequel il avait enfermé une de ses conquêtes.
Serena décide ensuite de rendre visite à Frederic (le psy) qu'elle pousse à divulguer quelques informations sur le passé de Myers : il était battu par sa mère et a vu cette dernière poignarder son père. Depuis, Myers avait des fantasmes dans lesquelles il poignardait des femmes (c'est ce point qui a poussé Frederic à violer le secret médical, puisque, comme le lui a indiqué Serena, sa responsabilité aurait été engagée s'il avait dissimulé de tels faits à la justice).

L'avocate de Myers décide alors de plaider non coupable pour cause de troubles mentaux.
Un entretien avec Skoda (le psy de la partie civile) est organisé, Myers qualifiera sa mère et Carrie de " pigs " (une expression somme toute peu féminine) et répondra à la question du pourquoi avoir tué Carrie par un " because " lapidaire.
Skoda conclu que Myers était parfaitement conscient de ses actes et qu'il culpabilise. Pour lui, Carrie et Myers étaient les mauvaises personnes, au mauvais endroit, au mauvais moment. Mieux encore, la personnalité dominatrice de la victime aurait été le facteur déclencheur du drame.

A la barre, Skoda dénonce l'attitude du psy de Myers en indiquant que celui-ci lui prescrivait un traitement médicamenteux lourd (traitement que le psy était en train de diminuer progressivement) alors qu'un véritable travail de thérapie aurait été bien plus efficace pour la santé mentale de Myers.
C'est ensuite au tour de Frederic de déposer, celui-ci explique que la sortie de Myers le soir du meurtre avait anéanti tous les progrès accomplis et qu'il entendait à nouveau la voix de sa mère. A la question " pourquoi pensez-vous que Myers n'ait pas parlé de cela à Skoda ? ", Frederic ne se démonte pas et explique que Myers est un homme très intelligent qui a honte de sa condition et que c'est pour cette raison qu'il n'a pas abordé le sujet.

Peu de temps après, Frederic évoque l'instabilité émotionnelle de la victime. McCoy s'étonne car cette information n'a jamais été mentionnée auparavant…
Serena retourne questionner la colocataire de Carrie, celle-ci reconnaîtra immédiatement le visage de Frederic, il s'agit du client régulier qu'elle avait évoqué lors de son entretien avec la police. C'est donc Frederic qui a donné les places de théâtre qui ont été utilisés le soir du meurtre.
Serena découvrira dans la foulée que Carrie était une des patientes de Frederic, avant de rendre visite à la psy de la thérapie de groupe à laquelle participait la jeune femme. Une fois convaincue que le secret médicale ne s'applique pas, la psy (décidément que de psy dans cet épisode !) révèle que Carrie avait une liaison avec son psychanalyste et qu'elle souhaitait le poursuivre pour faute professionnelle…
Tout est maintenant 'clair', Frederic a tout manigancé…

Dans son bureau, McCoy étale ses cartes devant Frederic et Myers et offre un arrangement au second. Myers se contente de répondre " He's my doctor " (et Frederic d'ajouter " Very good John ").
Myers va donc plonger seul pour le meurtre (alors qu'il a été manipulé).

Dans l'ultime séquence, McCoy et Frederic sont devant un ascenseur, McCoy est persuadé que l'état de Myers va s'améliorer lors de son séjour en hôpital psychiatrique et que, rapidement, il va parler…
Frederic pénètre dans l'ascenseur, McCoy presse le bouton tout en restant à l'extérieur et lâche un " you're going down " très bien senti…
Les portes se referment alors sur Frederic… Générique.

Voici un épisode qui aurait pu être très intéressant si la révélation sur l'identité réel du meurtrier (ou du moins de son instigateur) était survenue plus tôt.
La question du contrôle que peut exercer un psychanalyste sur ses patients était particulièrement pertinente, malheureusement, le problème n'a absolument pas le temps d'être posé puisque la révélation survient seulement deux petites minutes avant la clôture de l'épisode.
Pire, l'épisode s'avère franchement laborieux, voire carrément ennuyeux.
Ne parlons même pas de la dernière révélation qui ne tient absolument pas la route :
- Personne ne s'est rendu compte que Carrie était une des patientes de Frederic (alors qu'elle avait l'intention de porter plainte contre lui) ?
- Comment Frederic pouvait-il prévoir à coup sûr que la colocataire de Carrie allait donner les places à cette dernière et que, ceci fait, Carrie allait proposer à Myers de s'y rendre avec elle ?

On ne peut vraiment que regretter que les scénaristes ne se soient pas concentrés sur le rapport de pouvoir qui peut s'exercer entre un psychanalyste et ses patients. Le très beau final ne suffisant malheureusement pas à faire oublier ce qui précède…

Quelques citations :

Mark : I don't want to sound like a jerk, but that woman was one royal pain.

Branch : Right, " the butler did it " ?

Review réalisée par Seb

Episode diffusé sur NBC le 22/10/2003
Review en ligne depuis le 25/10/2003

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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