New York District (New York Police Judiciaire)

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28 Mai 2020

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 4.01 : Sweeps

Review réalisée par fcadol


Prégénérique
La qualité de l'image n'est pas celle de d'habitude et ce n'est pas étonnant. En fait, un technicien est en train de placer une caméra pour filmer en direct un journaliste. Et voilà pourquoi la première image de cet épisode est à l'envers ou plutôt à la verticale. Bon, ça y est la caméra est en place : c'est l'effervescence dans la régie. On a droit au "4...3...2...Top" avant l'antenne et c'est parti: "Chers amis, bonjour. Aujourd'hui, comme toujours, en extérieur et en direct, Aveux de la dernière heure vous offre une interview exclusive du Docteur Joseph Vinton, le satyre pédophile, en présence d'une de ses victimes, Scott Fisher". Mmm, quel programme, n'est-ce pas ? Après cette annonce, l'animateur (bon, choisissez, est-il animateur, présentateur, journaliste ?) sort dans la rue. En fait, il se dirige vers le restaurant où le pédophile avait amené sa victime. Il franchit la porte du restaurant sous les applaudissements du public. Il explique que c'est dans ce restaurant que le "bon docteur" a offert une glace au petit Scott, âgé de 11 ans, et lui a fait jurer de garder le silence sur ce qui s'est passé dans le cabinet médical. Tout en déambulant dans le restaurant, le présentateur (dont on ne sait toujours pas le nom) nous apprend que Scott a parlé et que le docteur est allé en prison. "ça doit vous faire drôle de vous retrouver en ces lieux j'imagine", demande-t-il au médecin assis sur une chaise, pensif. Réponse : "je ne m'intéresse plus à ma personne, je suis venu pour aider les autres". Caméra sur le public : visages tendus, dégoûtés. Le médecin reconnaît avoir fait du mal. Le présentateur : " vous avez écrit un livre en prison ? Qui pourrait avoir envie de vous lire ? Certainement pas les gens de mon public !" Et hop, comme le public était pas déjà dans sa poche... "le livre m'a ouvert les yeux... c'est grâce à lui que je suis capable de dire combien je regrette". Mais qui donc regarde le docteur en prononçant les derniers mots de cette phrase ? Quel suspense. Vous ne savez pas ? Mais ce sont la mère et Scott Fischer qui sont là, invités à l'émission. "Alors, Scott, cet homme en qui tu avais placé toute ta confiance a abusé de toi ?" Images du public. Il est en sueur, le petit Scott "... J'aimerais, euh, qu'on essaie, euh, de tirer un train là-dessus". Deux coups de feu. La caméra trouve rapidement d'où ils viennent. Un homme, une arme à la main apparaît à l'écran. Le public hurle. Quelqu'un crie "Tout le monde à terre !" (est-ce le présentateur ?) Ce cher bon docteur git à côté de sa chaise. Le meurtrier a été blessé à l'épaule et est maîtrisé par la sécurité du plateau. La caméra revient sur le présentateur qui lance la publicité.
A écrire, ça prend du temps et pourtant, il ne sait passer qu'un peu plus de 4 minutes.

Générique
Première apparition de S. Epatha Merkerson et de Jill Hennessy.

Dans le camion-régie
Mike Logan est en train de prendre la déposition du présentateur. Le meurtrier n'est autre que le père de Scott qui n'avait pas souhaité participer à l'émission. "Qui pouvait imaginer qu'il viendrait mitrailler Vinton ?... Vous avez 4 millions de témoins oculaires" Quelqu'un appelle "Monsieur Mason". On connait enfin le nom du présentateur. Logan et lui vont sortir du camion. Logan lui demande s'il est possible que le père ait su où était le psychiatre pédophile. "Impossible, lui répond Mason, nous ne révélons jamais à l'avance les lieux de tournage. (Dans la rue) Les invités couchent à l'hôtel. Même l'équipe ignore qui sera sur le plateau jusqu'à la dernière minute... J'aurais pu y passer moi aussi". Logan lui laisse sa carte et rejoint Lennie Briscoe qui interroge la mère et Scott, à côté d'une voiture de police. "Pourquoi il a fait ça ? Parce qu'il est cinglé voilà pourquoi... Il me rend responsable de ce qui est arrivé à Scott, il me rend responsable de tout." On apprend que le mari avait déjà agressé le docteur lors du procès, qu'il s'est fait renvoyé de l'armée, que sa femme ne l'a pas revu depuis 3 ans. Scott demande si la blessure de son père n'est pas grave (quand même une personne qui pense à lui !). Ensuite la mère et le fils sont raccompagnés chez eux par un flic en uniforme.
Toujours dans la rue, Briscoe et Logan ont une discussion à propos du chef de la sécurité, celui qui a blessé M. Fischer. Logan aurait voulu le voir mais Briscoe l'a envoyé au commissariat : c'est un ancien flic alors... Logan s'interroge : "Comment le père savait où aller chercher le psychiatre ?" Réponse de Briscoe "Commencez pas à fabuler" En gros, tu vas pas dire que l'ancien flic est complice parce que c'est pas possible, mon gars, moi, j'ai de la bouteille alors faut pas pousser, jeunot. Et puis pour Briscoe, "même si c'est l'ange de la vengeance" qui a mené le père jusqu'au lieu de tournage, il "aurait fait la même chose pour son fils". Et Logan de répondre "à vous entendre, l'affaire est classé". "C'est ce que Van Buren va vous dire" lui rétorque Briscoe goguenard, laissant Logan, cloué sur place.

Au commissariat
Les portes-battantes s'ouvrent pour laisser entrer Van Buren encadrée de Briscoe et Logan. Première question de Van Buren "Comment le père est-il arrivé là ?" Briscoe, toujours égal à lui-même "on s'en fiche". Ceci marque l'entrée d'Anita Van Buren dans la série. (Dans le bureau de Van Buren) Pour Briscoe, c'est l'expérience de militaire du père qui lui a permis de débusquer sa victime. Logan se demande quels seront les prochains invités de cette émission racoleuse "le proprio d'un chien transsexuel ?" et Van Buren de répondre que sa mère adore cette émission...Briscoe profite de ce que la commissaire demande "que voulez-vous faire ?" pour rappeler qu'ils ont déjà 4 affaires en route alors si celle-ci pouvait être classée. Mais le fait que le père est choisi de tuer le psychiatre pédophile devant les écrans de télévision chiffonne toujours Logan. D'autant que le père de Scott aurait pu le tuer "dans la rue", "au volant de sa voiture" puisque d'après le scénario de son partenaire, il avait filé sa victime. Et pan ! Logan fait mouche et gagne une journée d'enquête. Et Briscoe propose donc d'aller interroger Talbot, le chef de la sécurité.

Bureaux des inspecteurs
Logan à la machine à écrire (il tape "minutieusement" avec deux doigts). Talbot dit qu'il n'a pas vu le père arriver, il l'aurait arrêté avant car il l'avait déjà vu en photo. Il finit par se demander s'il est au poste en tant que témoin ou pour justifier son coup de feu (on ne me la fait à moi, j'ai été flic 20 ans, alors je sais ce que c'est une déposition ou un interrogatoire...) Finalement, Logan en a marre de taper la déposition et demande carrément à Talbot de la taper directement soi-même ! En fait, il en profite pour aller avec Briscoe à la machine à café. Lennie reconnaît qu'il y a quelque chose de louche dans cette affaire : même en sachant le passé militaire du père de Scott, Talbot a été surpris de le voir sur le tournage. Les 4 cadavres de leurs affaires en cours étant "au frais", ils vont donc s'occuper de celle-ci finalement. Ils aimeraient interroger le père de Scott le jour même, mais comme celui-ci est toujours à l'hôpital, l'interrogatoire attendra le lendemain.

Brookside Memorial Hospital
"J'ai suivi cette ordure pour le flinguer". Voilà ce que déclare M. Fischer, le bras en écharpe, sur son lit d'hôpital. Briscoe voudrait savoir comment il s'est retrouvé sur le lieu de tournage et c'est l'avocat du père de Scott (et bien oui, il est déjà là lui) qui conseille à son client de ne pas répondre. De toute façon, pour M. Fischer, c'est clair, il fera 18 mois, comme le psychiatre violeur de son fils alors pas besoin de négocier quoi que soit avec le procureur, en révélant comment il a trouvé M. Vinton. Il insiste, "j'ai pas vu Mason, ni Talbot, j'en ai parlé à personne". Et là Logan qui rebondit "et pourtant vous connaissez le nom du chef de la sécurité". Il est filou, le Logan, mais ça tombe à l'eau puisque M. Fischer lui répond que c'est normal de connaître le nom de celui qui vous a mis une balle dans l'épaule... L'entrevue se termine sur cette dernière déclaration de Fischer : "J'ai descendu une bête, faut appeler un vétérinaire".

Chez Madame Fischer
Madame Fischer est assise sur le canapé, Scott sur une marche d'escalier. Briscoe lui demande pourquoi avoir accepté de participer à ce genre d'émission. Pour elle, c'était pour aider son fils, "crever l'abcès et passer à autre chose". Briscoe se rapproche de Scott pour lui demander s'il souhaitait que son père participe à l'émission. Avant qu'il n'ait pu répondre, la mère dit que depuis le divorce, le père et le fils ne pouvaient plus avoir de contact. Briscoe demande alors si c'était pénible de se retrouver face au psychiatre. Scott répond d'une voix posée que ça fait trois ans et que "ça va mieux maintenant". Du fond d'un fauteuil au motif floral, Logan demande : "Tu savais que ton père était furieux ?", ce à quoi Scott répond "ça me semble normal". La mère crie "Scotty !" Son fils rétorque : "Le docteur Vinton est mort et alors ?!". Du coup, la mère envoie Scott dans sa chambre pour pouvoir parler seule aux inspecteurs. La mère est super maternelle, je trouve, son gosse est déjà traumatisé, et quand il veut parler, elle lui dit de se taire. Ensuite, elle prend à témoin Briscoe et Logan : "Vous voyez dans quel état il est maintenant !". Personnelle, je trouve qu'il a pourtant l'air de s'en remettre de cette expérience traumatisante, le brave Scott. "Ils nous a fait du mal à tous les deux". Ouais, et bien, t'avais qu'à y aller seule à l'émission et laisser Scott tranquille ! Elle non plus n'a dit à personne (et encore moins à son mari) où avait lieu l'émission. On ne sait donc toujours pas comment le père a pu connaître le lieu de tournage... Suspense, suspense.

Dans la rue
Logan achète un journal. Briscoe porte des lunettes de soleil (oui, ça n'apporte rien à l'enquête, mais je tenais à le signaler). Pour Logan, c'est la femme de Fischer qui a dit où trouver Vinton (est-ce une réaction mysogine, du style, toutes les femmes sont des pipelettes ?). Dans le journal, il y a un article sur la télévision. L'émission de Mason cartonne alors que le monde télévisuel en général est en crise. "Mason et audimat ont fait le coup", déclare Briscoe, sur un ton de pince-sans-rire. Pour Logan, "c'est une merde, ce type." Comme tu y vas, Inspecteur. Beaucoup de suspect mais toujours pas de coupable. Logan pense que la question essentielle reste "comment Fischer savait où trouver Vinton". Il fait une petite fixation, notre Mike dans cet épisode. Mais bon, n'est-il pas un grand policier ? Nouvelle piste à suivre : l'hôtel où ont séjourné Madame Fischer et son fils. D'où vient la fuite ?

Hôtel Hamstead
Briscoe et Logan sont avec le propriétaire de l'hôtel. Les Fischer (je vais les appeler comme ça quand je parlerais de Madame Fischer et son fils, ça fait plus court, même si c'est incorrect, je pense) ont séjourné dans deux suites communicantes, Talbot dans une chambre. Leurs noms n'apparaissaient pas dans les registres (bon, le doubleur a dit "régistres", mais c'est un détail), ils ne pouvaient pas être joints par téléphone. Par contre, le chef de la sécurité a passé trois coups de fil à New York, tous au bureau de Rick Mason (on a enfin son prénom !!! ou alors ils l'ont dit avant et j'ai pas entendu...) Monsieur M., c'est ainsi que le propriétaire de l'hôtel appelle le présentateur de cette émission de télé-réalité est en fait venu à l'hôtel la veille de l'émission en passant par l'ascenseur de service, pour éviter ses admirateurs éventuels. Les inspecteurs se renseignent auprès du gérant de l'hôtel des différents "point-phones" dans les étages. Il n'y en a qu'un, situé à la mezzanine (les autres téléphones sont dans les chambres).

Retour au bureau des inspecteurs
Logan vient de raccrocher son téléphone. Il a appris qu'un coup de téléphone avait été passé de l'appareil de la mezzanine chez Sid Fischer, le mari. Mason a quitté l'hôtel avant l'heure de ce coup de fil, mais Talbot y était encore... Talbot, nous apprend quelques instants plus tard Van Buren, n'a pas été flic 20 ans mais 16 et surtout qu'il a démissionné après qu'une enquête de l'Inspection Générale des Services ait trouvé qu'il avait touché des pots-de-vins. Hou, le vilain ripoux...

Dans le bureau de Van Buren
Caméra sur la porte d'entrée. Ce n'est pas le plan habituel du bureau de Van Buren. Mais c'est bien le sien. Bref. Van Buren, Logan, Briscoe et Talbot entrent dans le bureau. Talbot, assis sur le canapé, est mis en défaut par la commissaire elle-même qui fait les questions et les réponses, style vous n'avez pas fait 20 ans, mais 16, combien de retraite touchez-vous, zéro. L'euphémisme de l'épisode est signé Logan : "Votre déposition nous tracasse un peu". Tu m'étonnes ! Van Buren est le méchant flic et démonte point par point cette déposition. Talbot reste muet, il ne bouge pas. Van Buren se déplace jusqu'à son bureau et c'est le duo Briscoe-Van Buren qui se met en place. Quelle mise en scène ! Tous debouts sauf Talbot.
Les inspecteurs ont la preuve qu'un coup de fil a été passé de l'hôtel et veulent savoir si c'est lui ou quelqu'un qu'il connaît. Van Buren s'amuse dans cet interrogatoire. On sent bien qu'Anita déteste les flics ripoux, et plus encore, les gens qui la prennent pour une andouille. Elle va même jusqu'à se faire examinateur : "Dernière tentative pour être élevé au grade de sergent. Prenez un billet. Est-ce que la complicité de meurtre est un délit ou un crime grave. Dix secondes." A quoi Talbot répond : "Je viens de perdre ma langue". Anita s'énerve encore plus, pose les mains bien à plat sur son bureau et parle de parjure. Là, Talbot commence à hocher la tête, plutôt dans le genre, cette fois, je suis cuit, et répond "j'ai une femme et quatre gosses, je tenais à garder mon job." Et là, il balance. Rick Mason a téléphoné à son avocat pour savoir ce qu'il risquait si Sid Fischer pétait les plombs pendant l'émission, sachant son passé violent. C'est à ce moment que Talbot a décidé d'emporter une arme au cas où. Et là, vous verriez les yeux de chien abattu qu'il fait, le Talbot. Genre, je suis l'innocence même. C'est pas moi, c'est Mason, le gros vilain qui savait que ça allait tourner mal. Tout ça dans un regard, c'est fort, non ?

Bureau de l'avocat de Mason
"Levez le pied, Inspecteurs, vous êtes sur le point de quitter la route", déclare Mason, un verre à la main. L'avocate de Mason, à la voix très chaude, demande innocemment : "Dois-je comprendre que vous menez une enquête sur mon client ?" Mason rajoute : "suite aux ragots d'un flic véreux". Et puis, il a même demandé à Talbot de se méfier de M.Fischer, alors là, si c'est pas la preuve qu'il n'a rien à voir dans cette affaire. On a même droit au secret professionnel quand Briscoe dit à l'avocate que Talbot l'a appelée la veille du tournage pour savoir ce que Mason risquait si le père de Scott débarquait sur le plateau. Elle fait son outrée, l'avocate, et renvoie Logan et Briscoe dans leurs pénates.

Dans le bureau de Van Buren
Décidément, l'enquête piétine. Une fois de plus, nos deux inspecteurs se retrouvent dans le bureau de la cheffe. Tous ont bien remarqué que l'avocate était mal à l'aise lors de l'entretien. Pour Van Buren, le procureur va vouloir plus qu'un flic véreux comme témoin. Logan rappelle que seul Mason a pu mettre en place cette combine pour faire monter l'audience par un meurtre en direct. C'est la conviction de Logan. Mais les preuves ? Où sont les preuves ? Qui a appelé Fischer de l'hôtel ? Seule la réponse à cette question pourrait être une vraie preuve qui plairait au procureur. Mason a-t-il demandé demandé à la mère ? au fils ? Si c'est la mère, Anita ne comprend pas pourquoi elle ne l'a pas dit aux inspecteurs. Pour Briscoe, c'est simple, elle est venue à la télévision pour parader avec son fils, le pauvre petit qui souffre tant. Pour conclure, Anita demande à ses inspecteurs d'avoir l'avis d'un psychiatre.

Dans un restaurant
Mordant à pleines dents dans un sandwich, le Dr Olivet fait à Logan et à Briscoe une expertise du cas Madame Fischer. Elle reconnait elle-même que c'est difficile d'évaluer quelqu'un sans l'avoir jamais vu. Mais bon, on sait tous que t'es trop forte, Doc'. Logan veut "un point de départ". Donc, tout va rester "hypothétique". Pour Olivet, Madame Fischer était une victime elle aussi, mais elle ne souhaitait pas aller jusqu'à vouloir la mort du Dr Vinton. Par-contre, Scott... Et voilà, ça y est. L'enquête fait un grand pas. Et celui que Madame Fischer n'est pas la personne qui a appelé Rick Mason mais peut-être bien son fils.

Chez les Fischer
Madame Fischer est assise dans un fauteuil. Scott se tient dans l'encadrement de la porte. Le ton des inspecteurs n'est pas aussi chaleureux que la première fois qu'ils ont interrogé Scott et sa mère. Ils savent que la mère cache quelque chose. Mais elle n'est pas coopérative du tout. Logan se fait plus dur, la menace d'être accusé de complicité. Scott voudrait intervenir, mais sa mère ne le laisse pas parler. Pour elle, l'entretien est terminé et s'il y en a d'autres, ce sera en présence d'un avocat.

Bureau des inspecteurs
Ce n'est pas souvent, il me semble, qu'on voit les inspecteurs dans le couloir qui mène à leur bureau. Retour plutôt dépité des inspecteurs qui ne pensent pas que "le procureur va se mouiller dans cette affaire" (c'est Logan qui le dit). Chez les Fischer, la mère a reconnu faire partie des fans de l'émission de Mason. Pour Briscoe, c'est clair : elle savait à quoi s'attendre. Mais ni lui, ni Logan ne l'ayant jamais vu, il propose de rechercher si des "sales méthodes" ont déjà été employées, ce qui convaincra le procureur que Mason a organisé le meurtre. Ah, ce vieux briscard de Briscoe...

Studio du Télésystème
En anglais, c'est Telesystems, la traduction est plutôt bancale, non ? Etait-ce bien la peine de franciser le mot, je suis pas sûre... Le gars que Logan et Briscoe interrogent n'est pas étonné qu'une telle histoire soit arrivée, audimat oblige. Il leur demande s'ils débarquent de la lune et surtout leur rappelle que tous les gens de ce métier sont à la recherche d'un scoop et si c'est un meurtre en direct, que demander de plus ? D'ailleurs une chaîne de télévision essaie d'obtenir les droits des exécutions capitales. Joli pays ! Il finit par donner le nom d'une ancienne collaboratrice de Mason.

Lieu de travail de Debbie Corio
Debbie Corio apprend aux inspecteurs qu'elle a démissionné de son poste avec Mason et qu'un "incident de plateau" avait eu lieu quand elle travaillait encore pour lui. Un juré qui avait témoigné lors d'un procès contre un mafioso avait été retrouvé mort quatre jours après la diffusion de l'émission. Mais pour elle, ce n'est pas la raison de sa démission. Une diva devait chanter dans l'émission et... Nous le saurons en visionnant la cassette qu'elle confie aux inspecteurs.

Une salle de visionnement du commissariat
Première apparition de Claire Kincaid, dans un chemisier bleu à points blancs. La nouvelle assistante du procureur est là pour voir cette cassette en compagnie de Van Buren, Briscoe et Logan. Ces derniers essaient de convaincre Claire de poursuivre Mason en justice et de faire de cette cassette le point de départ pour trouver un mobile au meurtre, même s'il ne s'agit pas de preuve. Car comme le dit, l'ADA Kincaid "Même si c'est une ordure, l'argument est irrecevable !" Soit ! Mais bon sang, ils vont nous la montrer la cassette !??!!
à l'écran Trois femmes sont assises sur des tabourets au centre d'une scène. Mason nous les présente et envoie la publicité. La caméra tourne toujours. Il s'approche d'une des participantes et là, on se rend compte, qu'en fait, il s'agit de trois travestis. Marie se plaint à Mason car elle pensait être "venue pour chanter". Les parents de Marie sont dans la salle et Mason la rassure en lui disant qu'ils sont tous les deux fièrs d'elle. Marie va redevenir Tommy Turner sous les yeux de millions de téléspectateurs mais surtout de ses parents ! Le père n'en revient pas : "oh, mon Dieu, non, non, non", la mère ne dit rien.
Briscoe apprend à Claire que le père a fait un infarctus peu après avoir quitté les studios et que Marie/Tommy s'est suicidé. "Mason détruit tous ses semblables", ajoute Van Buren pour convaincre Claire pour qui ceci ne prouve rien. Mais Logan avoue que "l'enquête piétine", que c'est à elle de prendre le relais. Yeux de cocker de Logan. Sans rien dire, mais avec un faible soupir et un hochement de tête, l'ADA Kincaid montre aux inspecteurs que oui, elle va prendre le relais.

Bureau d'Adam Schiff
Je ne sais pas combien de temps s'est passé entre la scène du commissariat et celle-ci, mais Claire a changé de vêtements. Elle porte désormais un tailleur noir avec une chemise blanche (les pois, ça doit pas être sérieux quand on est assistante du procureur...) Pour Claire, il n'y a pas à poursuivre. Pour Stone, si Mason a organisé un meurtre, oui. Pour Schiff, Mason s'attendait à la venue du père, mais pas au meurtre. Bref. Ce qui est intéressant dans cette scène, c'est le calme de Benjamin Stone qui fait un cours de droit ("si une mise en danger volontaire est cause de décès, il y a meurtre avec préméditation ou tout du moins il y a connivence") et la dureté de Claire Kincaid, pour qui Mason n'a rien fait de "criminel". Le bureau du procureur doit donc maintenant prouver qu'il y a eu connivence. "Vous n'allez tout de même pas négocier avec le père pour qu'il pousse son fils à témoigner ?", s'étonne Claire. Stone lui rappelle que l'homicide existe, avec ou sans négociation. C'est vrai qu'on finirait presque par oublier qu'un meurtre est à l'origine de cette enquête et qu'un homme est en prison. Pour Schiff, de toute manière, homicide, c'est le mieux que le bureau du procureur puisse espérer pour le père car "aucun jury ne le condamnerait pour meurtre de toute manière". Claire craint que Mason utilise le premier amendement (liberté de la presse) pour éviter les poursuites. Finalement, Stone va proposer un marché au père - qui a viré son avocat et décidé de se défendre lui-même. S'il ne l'accepte pas, Stone reportera les charges sur son fils. Alors, là, pour un coup tordu, c'est un coup tordu, non ? Surtout que, comme le rappelle Adam, c'est Mason que le Bureau veut poursuivre, pas Scott. Stone reconnaît que c'est un moyen détourné pour obtenir les preuves qui manquent depuis le début de l'épisode.

Prison
Ce n'est pas dit, mais ça doit Rikers, ils sont toujours là les méchants... Claire et Ben d'un côté, Sid Fischer de l'autre. Alors là, franchement, c'est quand même n'importe quoi. Les lunettes au bout du nez, Stone dit au père que sa femme est prête à témoigner contre son fils. Il l'a vu jouer où celle-là ? Comme le père ne semble pas croire que sa femme puisse témoigner contre son propre fils, Stone essaie une nouvelle tactique et menace d'accuser Scott de complicité. Ce serait lui qui aurait appelé son père pour lui dire le lieu du tournage de l'émission. En disant cela, Stone a retiré ses lunettes. C'est pour faire le regard du procureur le plus sincère au monde à Sid Fischer. Mais ça ne fonctionne pas, malheureusement. Fischer dit encore qu'il a tué Vinton parce qu'il a des principes, ce dont il soupçonne le procureur de manquer. Il ajoute même : "et vous parlez au nom de l'Etat !" A ce moment-là, Claire, qui restera silencieuse pendant tout l'entretien, baisse les yeux et voudrait sûrement être ailleurs. Ah ! Sacrée Claire..."Rendez-vous au tribunal", ne peut que conclure Stone. Mais ce n'est pas fini, Sid Fischer leur propose de tout dire s'il n'incrimine pas son fils. Ouf, ils ont eu chaud le DA et l'ADA, ils étaient déjà debout pour partir quand il a dit ça. "Homicide avec circonstance atténuante, vous ferez entre 8 et 20 ans" : voilà la proposition de Benjamin Stone. Sid accepte à la condition que Scott ne "mette pas les pieds au tribunal sous aucun prétexte". Claire et Ben se rasseoient. Et là, c'est la musique des aveux. Mason a pris contact avec Fischer 15 jours avant l'émission pour lui dire le lieu du tournage. Mais Ben n'est pas dupe et sait que Fischer ment. Ce dernier s'entête. C'est lui que Mason a appelé, il ne l'a dit à personne. Il précise encore que son fils ne mettra jamais les pieds au tribunal.
Claire et Ben signent le registre de sorties. Ben pense que Mason a manipulé le fils qui a ainsi fait de son père un meurtrier. Pour Claire, Mason savait que les Fischer ne souhaiteraient pas voir leur fils amener à témoigner. Il est ma-chia-vé-li-que le Mason !

Salle de conférence
Benjamin Stone déclare à Madame Fischer : "Nous pensons que vous et votre fils (Scott est présent dans la pièce) avez conspirer avec votre mari !". "Scott a parlé à son père avant la fusillade !", enchaîne Claire Kincaid. La mère n'a même pas le temps de répondre, elle regarde son fils, apeurée. Stone demande à Scott de dire la vérité. Et là ! Le gosse se rebelle. Sa mère vient de dire : "Scotty !" pour le faire taire et du coup, il dit : "j'en ai marre d'être toujours obligé de me taire. Dans la vie, il faut savoir assumer dit papa.". Scott avoue que Mason lui a dit le lieu de tournage. Ensuite, il a appelé son père. Sur ce, Benjamin Stone va ouvrir la porte du bureau et le père entre. Il est en colère. Il prend Scott dans ses bras et ne comprend pas ce qu'il fait là puisqu'il avait négocier avec le procureur. Le père et la mère se disputent. Le père continue de tout prendre sur lui. "Fais pas ça, papa", implore le pauvre Scott. La mère révèle enfin que son fils lui avoué avoir appelé son père.

Couloir
Claire marche derrière Ben et Adam. Ils pensent que le contre-interrogatoire risque de leur être défavorable vu la pression qu'ils ont mis sur le père. "Conspiration sans collusion", c'est le nouveau leitmotiv de Stone pour poursuivre Mason. "Vous exhibez les gens comme des bêtes, l'un d'eux meurt, vous allez en prison". Je ne saurais mieux conclure que Schiff : "J'espère qu'on ne va se couvrir de ridicule." "Je veux bien plaider déguisé en clown, si ça peut aider à le faire condamner, répond Stone". Déjà que Briscoe et Logan n'avaient pas de preuves tangibles, maintenant, Stone et Kincaid vont aller au tribunal avec pas grand chose non plus...

Chambre d'accusation
Le greffier appelle le dossier n°62-317 contre Mason pour "assassinat et complicité de meurtre". L'avocate et Mason se lèvent et s'avancent. Claire Kincaid est déjà en place sur le côté. Le juge demande à l'avocate de quoi il s'agit. Elle répond simplement qu'"étant donné l'absurdité de ses charges !", son client souhaite faire une déclaration. Et voilà Mason qui commence à rappeler au juge sa grande carrière dans le journalisme, le respect de ses confrères, nia nia nia. "Monsieur, je n'ai pas l'honneur de vous connaître !"; lui rétorque le Juge Walter Schreiber. Alors, là, ça lui clout le bec, au Mason. Le juge demande donc à l'avocate ce que son client veut plaider. Il plaidera donc "non coupable pour les deux chefs". C'est au tour de l'assistante du procureur d'avoir la parole. Elle demande 100 000 $ de caution. L'avocate est d'accord alors le juge est plutôt content "je ne suis entouré que de bonnes volontés, une fois n'est pas coutume". Il s'adresse à Mason : "Vous pouvez garder votre personnage, mais surtout ne quittez la ville. Suivant !" Le juge se replonge déjà dans un autre dossier.

Bureau de Benjamin Stone
"Vous vous prenez pour qui ? Je m'adresse au peuple : j'ai donné aux Fischer un vrai moyen de se faire entendre..." menace Mason en montrant Stone du doigt. Son avocate essaie de le calmer. Tous les deux sont assis en face de Benjamin Stone. Lui est à son bureau, Claire derrière debout derrière lui, appuyée contre des étagères. Je crois pas qu'elle puisse se tenir plus au fond du bureau parce qu'après ce sont les vitres... De sa voix posée, Ben rétorque "Ne me dites pas que vous êtes fonctionnaires !" Trop drôle. Mason prétend servir le public mieux que la justice car elle avait donné moins de deux ans à l'agresseur de Scott. Du tac au tac, Ben répond : "en tout cas, je ne programme pas sa mort". A ce moment-là, c'est l'avocate de Mason - tout de rose vêtue - qui intervient. Pour elle, son client n'avait pas de raison valable de faire une telle chose. Et Stone de lui rappeler que son client "a saisi une opportunité". L'avocate s'appelle Alice Sutton (je ne sais pas si on l'apprend à ce moment, mais je le note ici). Du coup, Mason monte sur ses grands chevaux : "Vous me traitez d'opportuniste ?!!? 38 personnes ont été descendues au tribunal l'an dernier. Le spectacle que vous donnez n'est pas différent du mien". Euh, tu crois pas que tu pousses un peu là, Rick ? Euh, personnellement je ne vois pas le rapport, mais bon... Depuis le début de la scène, Ben Stone est assis, les bras croisés sur son bureau, la tête plutôt penchée en avant. Et bien, cette remarque le fait réagir : il lève la tête ! Ce n'est pas net mais quand même il a bougé ! Qu'est-ce qu'il est calme par-rapport à cette furie de Mason. "Cessons de plaisanter. La justice n'a rien d'un jeu. Vous avez une caméra. J'ai un pénitentier". En fait, tout à l'heure, on sait bien rendu compte qu'Anita n'aimait pas les ripoux, là, Stone n'aime pas qu'on mette la justice à toutes les sauces. Quelle éthique ! Mason répond simplement que Geraldo, un autre animateur célèbre de talk-shows a invité des Nazis sur son plateau, a déclenché une bagarre et s'en est sortie sans inculpation. La différence est pourtant claire pour Stone : il n'y a pas de mort. Il est d'ailleurs d'accord pour négocier en se fondant sur "la plus faible charge". Je viens de dire quelle éthique et maintenant, je ne peux que dire quel marchand de tapis. Sur ce, Mason se lève : "nous nous reverrons à la cour et ne soyez pas en retard : c'est du direct." Et c'est lui qui a le dernier mot. Enfin, pas tout à fait. L'avocate reconnaît qu'elle était bien en conversation avec Talbot la veille de l'émission et "défie" Stone de faire prendre ce fait en compte par le juge.

Bureau du Juge Rebecca Steinmann
Et nous voilà dans le bureau de la juge pour savoir si ce coup de fil est recevable ou pas. L'avocate déclare que cette conversation était confidentielle dans la mesure où Talbot travaillait pour son client et donc devenait de ce fait son client aussi. Il était, selon elle, "agent nécessaire au fonctionnement des affaires" de son client. ça en jette comme titre, mais est-ce que la juge va accepter cet argument ? ça paraît mal engagé quand la juge Steinmann lui répond que "l'argument de l'agent nécessaire est bon pour la revue juridique", qu'elle est là pour appliquer la loi, pas pour la faire. De nouveau, elle essaie le secret professionnel dans la mesure où son client ne savait pas que sa conversation était entendue. Stone, de répondre qu'il a passé l'appel d'un lieu public. La Juge affirme que "le secret professionnel fait aussi office de paravent". On la sent mal barrée, Alice, s'autant qu'elle va pour se lever pour donner du poids et mette la juge dans sa poche. Mais elle est à peine levée que la juge l'arrête d'un "Veuillez vous asseoir Alice" autoritaire. C'est pas son jour. Le jury entendra Talbot au procès.

A la sortie du tribunal
Stone rattrape Alice qui vient à peine de sortir du tribunal. "Alice, à propos de ce coup de fil ? Talbot dit la vérité, n'est-ce-pas ?" "Cette conversation était confidentielle." En tant que téléspectatrice, je me dis que ça ne répond pas à la question. Voyons la suite. "Prouvez que mes intentions étaient malveillantes. Demandez ma radiation du barreau." Voilà ce que dit Alice. Elle doit vraiment cacher quelque chose... Bref. Voilà Stone qui lui dit que plus que la radiation du barreau, c'est la menace de complicité d'homicide qu'elle risque. Elle lui demande si c'est "Saint François d'Assise" qui lui verse son salaire à la fin du mois. Elle est-y pas marrante, cette Alice ! Bizarre, quand même comment elle réagit. Elle a l'air de prendre calmement le fait d'être menacée de complicité de meurtre. Mais cette fois encore, c'est parce que Stone ne peut pas savoir ce que Mason et elle se sont dits lors de la conversation téléphonique qui fait que l'avocate est sûre d'elle. Stone ne peut vraiment rien prouver de cette soit-disant complicité. Alice est même surprise que cette affaire soit allée aussi loin, pour elle, il s'agit d'un "incident" alors que les talks-shows remplissent quotidiennement depuis 10 ans les petits écrans américains. "Ce procès est une infamie. Votre conscience ne doit pas être belle à voir." Tout à l'heure, Stone manquait de principes, et voilà que maintenant il a une conscience "pas belle à voir". Il s'en prend pas mal dans les dents dans cet épisode, quand même. Pourtant, c'est presque toujours dit de façon courtoise et reçu très calmement. Enfin, presque car il répond "comme tout catholique, je me sens coupable de bien des choses, mais je suis prêt à parier que ma conscience est moins noire que la vôtre." Une réaction ! Il a réagit ! Mais c'est toujours dit d'un ton calme et les deux protagonistes de cette scène n'ont pratiquement pas bougé. Quand même, c'est sur cette répartie de Stone que les deux se séparent, Alice plantant un Ben médusé devant le tribunal. Elle est partie d'un air digne mais on sent bien qu'elle se retenait de ne pas répondre encore quelque chose de cinglant au DA.

Salle de tribunal
Le procès débute et Stone fait son introduction. Il interpelle le jury en leur disant que l'accusé va dire "qu'il couvrait l'information" alors que d'après le DA, "il l'a faite". Il leur rappelle le mobile. Précisons qu'à ce moment, il y a un plan d'ensemble sur le jury. Il est composé à moitié d'hommes et de femmes. Il y a aussi un plan de Claire qui écoute son chef attentivement. Le mobile donc. "Rien n'est plus racoleur que la violence ?" Les chaînes doivent proposer des programmes de plus en plus violents pour ne pas perdre de public et aussi pour en gagner. La guerre du petit écran est terrible : l'enjeu est de faire plus racoleur pour faire plus d'audience donc plus d'argent. L'enjeu de Mason s'est "chiffré" en vies humaines dans l'affaire qui nous concerne. Pour Stone, mettre les Vinton et les Fischer en contact revient à avoir mis de "l'essence sur un incendie" et pendant le procès, il prouvera que "l'accusé a délibérement mis le feu". Au tour de l'avocate de la défense de s'adresser pour la première fois au jury. "Monsieur Stone a une curieuse conception du comportement humain. A l'entendre, l'accusé serait responsable des actes produits par d'autres personnes autour de lui." Elle commence fort. Elle enchaîne en précisant les faits : Mason n'a tué personne, Mason n'a pas donné d'arme à Monsieur Fischer, etc. La question est de savoir si ce dernier a eu envie de tuer le docteur Vinton le jour du tournage ou si cette idée lui est venue des mois avant, dès la fin du procès de celui qui avait agressé sexuellement son fils. Et toc.
Témoignage de Talbot Stone interroge à présent le chef de la sécurité. Talbot dit qu'il avait peur que Fischer ne vienne sur le plateau quand Mason a appelé son avocate pour savoir ce qu'il risquait. Il a même voulu renforcer ses troupes mais Mason n'a pas voulu arguant du fait que le père de Scott serait le bienvenu pour témoigner sur le plateau. Il ne souhaitait donc pas lui refuser l'accès au lieu de tournage. Mason lui aurait dit : "Quand on fait un talk-show, le public attend de l'imprévu.". Talbot se montre comme quelqu'un de très efficace, c'est celui qui a tout mis en oeuvre pour qu'un "imprévu" n'arrive pas. Bref. C'est un ange. Stone retoune s'asseoir et c'est Alice qui se lève pour interroger ce premier témoin. Elle reprend en partie ce qu'il vient dire, entre autres, il a dit avoir "peur" que quelque chose n'arrive et l'avocate de rebondir : "Avez-vous appelé la police ". Talbot ne peut que dire qu'il a "obéi aux ordres". Et là, c'est une erreur de sa part car Alice remarque de manière désinvolte : "vous obéissiez aux ordres quand à l'époque où vous étiez policier. Pourquoi avez-vous quitté la police ?" Stone se redresse et lance : "Objection". Mais la juge ne dit rien et Alice poursuit : "est-il vrai que vous avez démissionné après avoir été soupçonné de... ?" C'est à ce moment que la juge arrête Alice et appelle avocate et DA auprès d'elle. Et d'une, Alice n'a pas attendu sa réponse quant à l'objection de Benjamin et de deux, Talbot n'a jamais été inculpé de quoi que ce soit. Donc, Alice ne peut en aucune manière "abordé ce sujet". Pour finir, la juge accorde l'objection et Ben retourne s'asseoir. Le contre-interrogatoire peut reprendre. Alice demande à Talbot (ou plutôt se fait confirmer) s'il avait révélé, lors de son premier témoignage, avoir entendu cette conversation entre Mason et son avocate. Talbot répond par la négative et Alice de demander s'il mentait alors ou si c'est maintenant qu'il ment. Elle rappelle également que Mason l'a renvoyé le lendemain de l'émission et que mentir aujourd'hui serait la conséquence d'une rancoeur qu'il éprouverait contre son employeur. Talbot ne répond rien. Il baisse simplement la tête. Son témoignage est terminé.
Témoignage de Fischer Fischer a dit à Mason qu'il ne voulait pas que Scott passe à l'antenne et que si tel était le cas, il "mettrait son grain de sel". Mason lui aurait répondu : "c'est ça l'info à l'américaine : l'info vous déplaît ? Alors faites la vôtre." Image furtive de l'ex-femme de Fischer qui est dans le public. Stone demande alors : "cela signifiait quoi selon vous ?" L'avocate de la défense lance une objection : "ce serait une conclusion théorique. Mais celle-ci est refusée. Fischer répond : "t'as pas le choix. Il voulait que je vienne démollir Vinton". Le père de Scott qui apparaît dans le début de l'épisode, comme quelqu'un de colérique est ici très calme, il attend sagement que la juge lui redonne la parole pour s'exprimer. Stone passe la parole à l'avocate de la défense. Elle veut savoir "pourquoi Scott n'a pas été arrêté lui aussi en tant que complice" puisque c'est lui qui a dit à son père où aurait lieu le tournage. Le père fait la moue et répond "j'en sais rien". Mon oeil. Elle enchaîne : "vous avez bien négocié avec Monsieur Stone ? (à dire vrai, la doubleuse ne dit pas Stone - comme dans haute mais fait rimer le nom du DA avec celui Mason, mais c'est un détail...) La juge lance un regard mauvais vers Stone d'autant que le père a dit que le procureur "avait menacé d'arrêter Scott". Dans un soupir, Fischer est bien obligé de reconnaître que s'il ne témoignait pas contre Mason, son fils serait inculpé pour complicité. Au final, l'effet que l'avocate souhait, à savoir faire compatir le jury avec l'argument - tout père aurait réagit pareil pour venger son fils - tombe à l'eau puisque le père repasse sur le mode violent en traitant Mason de "parasite" qui a poussé Scott à lui révéler où se tournait l'émission. La juge est même obligée d'arrêter Fischer et de dire au jury de ne pas tenir compte de ses dernières remarques. Stone se lève d'un bond et peut poursuivre l'interrogatoire du témoin. "Nous avez-vous proposé de rendre un faux témoignage ?" et Fischer de reconnaître que le DA lui avait parler de parjure s'il témoignait devant la cour que c'était Mason qui avait téléphoné , ce qui mettait Scott hors de cause. L'honneur du bureau du procureur est donc sauve.
Témoignage de Scott Tout penaud dans un beau costume, Scott est maintenant en train de témoigner. Il revient sur la conversation qu'il a eu avec Mason la veille du tournage. Ce jour-là, Mason lui avait dit que le lieu du tournage le "mettrait mal à aise" ; Scott avait reconnu avoir peur d'être confronté au Docteur Vinton. Il ne souhaitait pas connaître où se déroulerait l'émission, mais Mason le lui a dit en précisant même que ce serait bien si le père était présent. On voit Mason qui commence à remuer sur sa chaise. Il sent que l'affaire tourne mal pour lui. Tu parles d'une manipulation subtile, Mason a dit à Scott qu'il ne pouvait pas lui-même donner cette information, mais que Scott en avait parfaitement le droit. Mason l'a même amené au point phone de l'hôtel. Stone en a terminé avec son témoin, c'est à Alice de jouer. Je suis pas persuadée qu'elle va pouvoir reprendre le témoignage de Scott en mains, mais je ne voudrais pas trop anticiper... "Je sais que tout ceci est pénible pour vous Scott, tout ce que nous vous demandons, c'est de nous dire la vérité. Vous avez été suivi longtemps par le docteur Vinton ?" Là aussi, on a droit de la belle manipulation, non ? Et puis, en disant cela, c'est auprès du jury qu'elle s'est placée. Elle leur tourne le dos, mais elle est très proche d'eux, tellement proche qu'elle s'appuie sur le box. "3 ans", répond Scott. "Et votre mère vous posait parfois des questions sur ces séances ?" "Objection, hors sujet, lance Stone !" "Recherche de crédibilité, lui répond Alice du tac au tac". La juge lui demande d'en venir aux faits rapidement. Effectivement, Scott a parlé de ses séances avec le Docteur Vinton mais sans lui dire ce qu'il lui faisait. Mais Scott n'est pas dupe, il dit même à l'avocate qu'elle essaie de le faire passer "pour un menteur" et répète que Mason lui a dit d'appeler son père. Cette fois, l'avocate s'est rapproché très près de Scott. Stone est très attentif. Alice demande alors à Scott si le DA l'a préparé à ce témoignage en lui soufflant les réponses. Et là, une fois encore, il est trop fort, Scott. Elle est mouchée, Alice, quand il répond : "il m'a dit la même chose que vous, de dire toute la vérité." Alice retourne s'asseoir.

En route pour le bureau du procureur
Schiff et Stone sortent de l'ascenseur. Ce dernier déclare : "ce gamin lui a cloué le bec !" Schiff lui répond sur un ton jovial : "qui a dit pour gagner un procès, pensez à préparer vos témoins ?. Stone de répondre : "vous, il me semble, à peu près 1000 fois". Hors caméra, on entend la voix de Claire qui dit, toute essoufflée : "Ben !" Moi, je ne sais pas, mais ça sent la mauvaise nouvelle. Oiseau de mauvaise augure, va ! Elle sait plomber l'ambiance, celle-là ! En fait, Claire leur apprend que "Mason vient de donner une conférence de presse" dans laquelle "il se dit convaincu d'être acquitté". Mais ce n'est pas tout : il attaque le bureau du procureur pour "arrestation arbitraire et poursuites abusives" , et veut "5 millions de dollars de dommages et intérêts." Ah, quelle noblesse de coeur ce journaliste, n'est-ce-pas ? "Oh, le dernier qui a essayé ça avec moi a encore trois ans à tirer", déclare Stone, toujours aussi calme (faudra qu'il me donne son secret). Toutefois, Schiff leur conseille de rester prudents, que le verdict n'a pas encore été prononcé : "Ne vendez pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué." (je ne pense pas qu'il soit nécessaire de mettre cette phrase dans les meilleures citations de la série...). Il prévient Stone qu'interroger Stone ne sera pas une partie de plaisir.

Tribunal : Témoignage de Richard Mason
Mason explique pourquoi il a parlé à Scott dans sa chambre d'hôtel. C'est ainsi qu'il fait avec ses invités, surtout s'ils sont "jeunes et vulnérables" (et n'interprêtez pas mal ce que j'écris, ce n'est pas parce qu'il est question de pédophilie que... enfin, il est mort le pédophile. Esprits mal tournés !). Il voulait s'assurer que Scott pourrait supporter de revoir son agresseur, et que jamais au grand jamais, il n'aurait demandé à Scott d'appeler son père. Dans le public, il y a la mère et Scott qui sont plutôt tendus. Ils se cherchent du regard, mais sans plus. Il a demandé à Barry Talbot (je savais pas qu'il s'appellait Barry) de renforcer la sécurité. Oui, il était "angoissé" de savoir que le père de Scott pouvait débarquer dans le restaurant. Là, Claire note quelque chose sur son dossier. "Vous considérez-vous comme une référence, un professionnel de haut niveau, poursuit l'avocate en regardant le jury?" "Tout à fait, répond modestement Mason". Il n'utilise pas de caméra cachée. Alors, ça, si c'est pas la preuve qu'il est un bon journaliste... Il crache sur les autres présentateurs qui sont "moins scrupuleux" qu'il n'est. Alice a terminé, Stone peut faire le contre-interrogatoire. Pour lui, Mason n'a pas été "professionnel" en faisant l'émission alors qu'il savait que Fischer était potentiellement dangereux. Ce n'est pas vraiment une question qu'il pose. Il pose des questions à rafales. Le DA l'accuse de ne pas avoir voulu renforcer la sécurité, d'avoir manipulé Scott. Pour Mason, "ces insinuations sont fausses." "Et les invités de vos précédentes émissions, n'avez-vous pas fait en sorte que... ?" Pas le temps de finir, qu'Alice émet une objection et demande à la juge s'ils peuvent "approcher". La juge fait la tête de quelqu'un qui sait qu'il va avoir une longue journée. "Argument irrecevable" et oui, Ben ne peut pas parler des anciennes émissions. Damned ! Mais que va-t-il faire ? Le suspense est insoutenable. Stone reprend donc. Enfin, il reste silencieux quelques secondes. Claire est toujours assise mais se redresse un peu sur son siège, jette son regard vers la juge qui appelle Stone comme si elle voulait le réveiller (en fait, en un regard, Claire semble dire - faites quelque chose madame le juge, il y a quelque chose qui cloche, j'adore Claire Kincaid, je vous l'ai pas encore dit, je crois ?). Mais il ne dort pas, Ben, c'est juste qu'il cherche la meilleure formulation pour sa prochaine question. "Doit-on comprendre que vous ne seriez aucunement responsable de la mort du Docteur Vinton ?" "La mort du Docteur Vinton est tragique, mais je n'irais jamais mettre sciemment la vie de quelqu'un en danger." C'est ainsi que s'achève le contre-interrogatoire.

Bureau du juge
Si comme moi vous n'étiez pas convaincu de l'intérêt de cette dernière question, et bien il suffit de vous rendre compte que la scène se déroule maintenant dans le bureau du juge. Alice n'a pas apprécié que Ben s'avance sur le terrain de la moralité de l'accusé et rappelle à la juge que celle-ci a précédemment refusé à Ben de parler des émissions précédentes. Alors, pourquoi l'autoriserait-elle maintenant ? Mais Ben a un témoin qui peut dire que Mason a déjà mis des invités en danger. En fait, Mason s'est fait avoir. En utilisant sa bonne réputation comme défense, il permet à la juge de contrer l'avocate en citant une précédente affaire. Le fameux témoin du DA va pouvoir venir à la barre.

Témoignage de Melle Corio
Et oui, la revoilà celle qui a donné aux inspecteurs la cassette dans laquelle on voit Marie/Tommy. Elle commence par rappeler le cas du témoin dans l'affaire du mafieux. Elle révèle que si Mason a bien modifié la voix et masqué le visage de cet ancien juré, il a également invité le fils du mafieux, chose que le juré ignorait. (Sympa !) La dernière fois que ce juré a été vu, il retournait chercher sa voiture dans le parking à la fin de l'émission... On voit Mason qui chuchote quelque chose à son avocate. Stone revient sur l'émission avec les trois prostituées de métier de Time Square, Mason a donné à l'une d'entre elles, Cheryl, 300 $ pour aller s'acheter de la drogue avant l'émission : elle mourrait avant d'arriver à l'hôpital d'une overdose. "Quelle gaspillage ! Elle aurait pu s'arranger pour mourir sur le plateau !" a été la réaction de Richard Mason et il a même ajouté : "Ce qu'il nous faudrait, c'est un invité qui meurt en direct à l'antenne". Le témoignage de Melle Corio est dit d'une manière très sobre, sans haine, elle expose simplement les faits. On voit Alice Sutton qui lève les yeux au ciel, elle semble comprendre qu'elle est vient de perdre le procès. Mason, quant à lui, reste stoïque face à ces dernières déclarations.

Verdict
Au premier plan, les mains du premier juré qui lit la feuille sur laquelle sont notées les décisions de son jury. Au deuxième plan, Claire et Ben, attentifs. La juge, s'adressant au premier juré : "Sur le premier chef d'accusation, homocide volontaire. Quel est votre verdict ?" Une femme, la cinquantaine, cheveux courts et bouclés, en tailleur noir, portant des boucles d'oreille et un collier de perles autour du cou annonce : "Nous estimons que l'accusé est... non coupable." Alice fait une moue de contentement (à mon avis, elle aimerait sourire de toutes ses dents, mais elle se contient), Mason ferme les yeux de soulagement. Au regard de Stone, on comprend qu'il est déçu. Quand la juge demande encore : "Sur le second chef d'accusation, complicité de meurtre ?", Scott et sa mère tournent les yeux et attendent ce verdict avec intérêt. "Nous estimons que l'accusé est... coupable." Mason ne réagit pas. Stone acquiesce, il fait oui de la tête, comme s'il comprenait pourquoi le jury a choisi ce verdict. Claire hoche la tête, comme si elle se disait que le jury a pris une bonne décision, (style aussi on a gagné), mais elle se tourne aussitôt vers son patron : elle sait qu'il attendait une issue différente pour ce procès. "Requête votre honneur !", déclare Alice dès que le verdict de culpabilité pour complicité a été énoncé. J'ai eu peur qu'elle demande l'annulation du procès, je sais pas, ou qu'elle propose un appel. En fait, elle demande simplement que Mason soit remis en liberté sous caution jusqu'à la sentence, ce que la juge lui accorde. Dans la salle, Scott et sa mère n'ont ni l'air dégoûtés, ni déçus, ils semblent plutôt résignés. La mère lance un dernier regard vers Mason en soupirant.

Devant le tribunal
Une horde de journalistes, caméras et micros au poing pour les uns, calepins et crayons pour les autres, suit Mason qui est en train de descendre les marches. Ces journalistes veulent savoir si le verdict l'a surpris. Il déclare qu'il fera appel et que le bureau du procureur devra aller chercher ailleurs un bouc-émissaire. Passant juste derrière lui, Claire et Ben, sans la presse qui s'agite autour d'eux. "Il fera 18 mois, c'est mieux que rien" remarque Claire. Stone répond : "18 mois, c'est ce qu'avait eu Vinton, non ? Mason pourra nous pondre un livre". Ils s'arrêtent au milieu des marches. Claire lui dit alors : "il est bon pour la retraite" et Ben dit, du ton pince-sans-rire qui le caractérise : "Détrompez-vous, Claire, avec une chaîne câblée et un bon commanditaire, il peut lancer Bagne Info." Tout en finissant de descendre l'escalier (et avant de sortir du champ de la caméra), le DA et son assistante regardent Mason qui continue son interview. Une voix de femme, une des journalistes, clôt l'épisode sur la question suivante : "Croyez-vous que cette polémique sur l'escalade de la violence à la télévision ait pu influencer les jurés ?"


Côté série, ce sont les arrivées d'Anita Van Buren et de Claire Kincaid qui marquent le premier épisode de la quatrième saison.
Côté épisode, c'est le sujet toujours d'actualité du "jusqu'où est prête à aller la télévision" pour faire de l'audience. Qui fera plus racoleur que l'autre ? Qui fera le plus pleurer dans les chaumières ? Qui se fera le plus d'argent avec des programmes de M.... ?
Côté review, c'est ma première, alors, soyez indulgents...

Review réalisée par fcadol

Episode diffusé sur NBC le 15/09/1993
Review en ligne depuis le 05/02/2007

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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