New York District (New York Police Judiciaire)

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27 Janvier 2021

New York District / New York Police Judiciaire

Episode 4.14 : Censure

Review réalisée par fcadol


Prégénérique
Deux femmes sortent d'un taxi, les bras chargés de paquets. Elles viennent de faire les boutiques. Une fois rentrées, l'une d'elle appelle Laura, sa fille. Mais celle-ci ne répond pas. Elle ne s'en inquiète pas mais trouve la poupée préférée de sa fille rangée dans une boîte en carton. "Le voisin a dû la ramasser sur le trottoir, dit-elle". Pour les deux soeurs, et oui, ces deux femmes sont soeurs, la fille doit être au zoo avec sa classe. Et là, c'est le drame. Ou plutôt le message sur le répondeur. On a même droit à un gros plan sur l'appareil. "A quel point votre petite fille ressemble-t-elle à sa poupée ? ... A-t-elle apprécié sa visite au zoo ? dit une voix d'homme, grave". Il enchaîne ainsi plusieurs questions angoissantes et le visage de la mère se décompose de plus en plus. Elle appelle l'école de sa fille. L'actrice qui joue le rôle de cette mère est la mère (encore !) dans la série Malcolm. On lui apprend que la nounou, Olivia, est bien passée prendre Laura... Mais où sont-elles passées ? La mère avertit la police.
Nouvelle scène Briscoe est arrivé-é-é. La mère est de plus en plus nerveuse. Son mari est là aussi. Logan interroge la mère sur la nounou. Elle répond qu'elle lui fait entièrement confiance. Sur ce, on entend la porte qui s'ouvre. Ce sont Laura et Olivia qui rentrent. Olivia explique : Laura a voulu dire bonjour à Mickey, dans le magasin de jouets. Les parents entourent Laura et la mère la prend ensuite dans ses bras. "Tout va bien, c'est fini, déclare la mère". Logan se rapproche de Briscoe et lui dit discrètement : "à mon humble avis, on n'a pas fini d'entendre parler de celui qui a téléphoné...".

A l'école de Laura
Logan interroge la maîtresse de Laura, Briscoe une camarade de classe à propos de la promenade du zoo. La fillette lui apprend qu'à un moment, Laura s'est perdue et que, peut-être, "elle a suivi le monsieur qui avait un chapeau spatial". Cet homme portait des lunettes qui brillaient et un chapeau, tout ça en argent. La petite fille précise même que c'est un gentil monsieur qui "préfère les singes". Ah, l'âge de l'innocence... Ensuite, l'homme est reparti sur son vélo d'argent. C'est pas moi qui le dit, c'est la petite fille.

Dans la rue
Logan porte son célèbre manteau marron. Briscoe et lui se demandent si Laura connaissait l'homme du zoo. Contrairement à Logan qui évoque un pédophile, Briscoe penche plutôt pour un familier car non seulement un pédophile ne laisse pas de message sur les répondeurs, mais surtout l'homme connaissait le nom de la poupée de Laura. Nos deux inspecteurs vont aller interroger Mme Rudman, la mère : l'homme avait le numéro privé de la famille et connaissait leur emploi du temps. Logan voit déjà un amant se profiler à l'horizon...

A la galerie d'art Bromley
Les inspecteurs interrogent Mme Rudman. Ils veulent savoir si elle connait quelqu'un qui possède un "vélo d'argent" et qui peut avoir le numéro privé de la famille. Elle leur apprend qu'entre ses employés et ceux de son mari, ce sont plus de 400 personnes qui peuvent avoir le numéro (Tu parles d'un numéro privé !). Briscoe demande alors si certains employés ont récemment perdu leur emploi, ce à quoi Mme Rudman répond par l'affirmative tout en disant bien qu'aucun ne lui en a voulu. Elle se souvient finalement d'avoir reçu une lettre d'injure. B et L la suivent dans son bureau. Ron Blocker, un ancien acheteur pour la galerie, lui a écrit cette lettre. Il pourrait correspondre au signalement de l'homme du zoo : lunettes et vélo ! (On avait les jeunes à casquettes et baskets et maintenant ça ! Attention ! Les sauvageons sont parmi nous ! Moi, j'ai des lunettes, mais heureusement, je déteste faire du vélo ! L'honneur est (presque) sauve...)

Chez Ron Blocker
Un fond de musique classique. Les lunettes presque au bout du nez, Ron Blocker est en train de nettoyer un pinceau. Il se trouve dans une pièce qui lui sert d'atelier. Selon lui, il a été viré pour "discrimination", Mme Rudman n'aimant pas la personne qu'il est, elle l'aurait "humilié". Il n'est pas très explicite, ce Blocker ! Pour Logan, engager un avocat aurait été une réaction plus normale qu'écrire une lettre d'injure. Blocker ne dit rien et s'asseoit dans un fauteuil. Briscoe demande ensuite à "Ronny" (c'est comme ça qu'il s'adresse à lui) s'il a un vélo. Il AVAIT un vélo en aluminium mais il se l'est fait volé. Regard appuyé de Logan à Briscoe. "Si vous nous parliez de votre emploi du temps de la semaine dernière ?" demande Logan qui flaire une piste. Briscoe enchaîne : "Oui. Que faisiez-vous mardi ?" Blocker a exposé dans une autre galerie, il montre les cartons d'invitation et hop, la piste de Logan tombe à l'eau et ça fait un point pour l'alibi de Blocker, d'autant qu'il précise "dommage que vous ne soyez pas venus, mais les invités étaient triés sur le volet !" Il prend un petit air méprisant, il sait que son alibi est en béton et qu'il vient de moucher les inspecteurs. Mais c'est sans connaître Logan qui lui rétorque : "et bien si vous nous avez raconté des histoires, c'est NOUS qui allons vous inviter. Ce sera peut-être pas très chic, mais ça sera très intime."

Dans puis devant le bureau de Van Buren
Si l'employé de Madame Rudman semble hors de cause, Van Buren demande à ses inspecteurs si un employé du mari peut être impliqué. Mais une fois encore, après vérification, Logan dit que cette piste ne mène nulle part. A ce moment, la secrétaire de la commissaire vient chercher Mike car il a un appel téléphonique. Il est informé que Janet Rudman a reçu une vidéo. En outre, un homme demande 20000 dollars ou il enlève Laura. Anita fait non de la tête et tourne son regard vers Briscoe qui hausse les épaules : ils ont tout vu ces deux-là dans leur carrière, rien ne les étonne plus.

Chez les Rudman
Briscoe lit la demande du maître-chanteur. Celui-ci a découpé des lettres dans différents journaux pour faire sa menace. Le rendez-vous avec l'argent est fixé pour le lendemain à onze heures. La cassette vidéo a été déposée en même temps que la lettre : c'est une vidéo amateur qui montre Olivia et Laura qui se promènent dans le parc. Quelqu'un les a suivi. "ç'aurait pu se passer là, on tourne la tête, un moment d'inattention, c'est une proie si facile." dit le maître-chanteur en voix-off. N'est-elle pas charmante cette voix suave qui menace d'enlever une petite fille (elle doit pas avoir plus de 7 ans, je pense). La mère se tient la tête. "Cest une proie si facile", répète la voix au moment où à l'écran, Olivia et Laura rentrent à l'appartement... au ralenti. Une fois le visionnage terminé, Logan remarque que celui qui a filmé était dans une berline noire, mais il n'a pas pu reconnaître le modèle. Le père va interdire à Laura d'aller à Central Park, quant à la mère, elle pense qu'elle va devenir folle. Briscoe rassure les parents en disant que le lieu pour déposer l'argent que le maître-chanteur a choisi est un endroit pratique pour établir une surveillance. C'est sur l'image du mari qui réconforte sa femme que se termine cette scène.

Central Park
La cloche sonne les onze coups. Vue générale sur l'endroit du parc où doit avoir lieu le dépôt d'argent. La caméra suit un jogger au loin. Un homme est arrêté sur un pont. On entend le bruit de l'eau de la fontaine, le point de "rendez-vous". Une femme lit. C'est Van Buren ! (Elle voulait sortir dans l'air frais, la chef !) Elle dit : "si vous me recevez, faites-moi un signe !", ( j'aime bien quand les gens font ça dans les séries, ça fait super naturel ! Le pire c'est quand ils parlent au micro qui est caché dans leur manche, et que pour bien entendre ils appuient sur leur oreille. Bravo pour la discrétion...). Nos inspecteurs sont en place. Briscoe est assis sur un banc, en compagnie d'une femme policier. J'imagine que Logan est l'homme sur le pont. Un téléphone public sonne. Mme Rudman va répondre. On n'entend que ses réponses à l'interlocuteur mais la cabine est sur écoute et Van Buren peut avertir ses hommes que l'argent doit être déposé dans une poubelle située non loin de là. Mme Rudman s'y dirige calmement, Logan à quelques mètres derrière elle. Briscoe et sa collègue sont sur leur garde. Le "Tenez-vous prêts" de Van Buren vient de signaler que le paquet a été déposé dans la poubelle : il n'y a plus qu'à attendre. Un homme s'approche de la poubelle... il jette un journal dedans et repart. Ce n'est pas pour cette fois. Un autre homme arrive. Il a l'air suspect : il regarde autour de lui... et part en courant. Van Buren demande à un de ses inspecteurs (Walsh, en l'occurrence) de le suivre. Logan est toujours dans le coin, il flâne. L'homme courait... pour rejoindre sa petite amie. ( Damned ! Mais il est où le méchant ?) Petite musique de suspense en fond. Un troisième homme arrive. Il porte un anorak, des gants, un jean. Il a les cheveux blancs, mi-longs, même s'il commence à se dégarnir sur le sommet de la tête. Il fouille dans la poubelle. Les inspecteurs sont aux aguets, prêts à répondre aux ordres de la commissaire. L'homme repart avec l'enveloppe et Logan se lance à sa poursuite. Ce n'est pas lui qui arrive en premier mais un inspecteur qu'on n'a jamais vu. Logan l'aide à maîtriser le suspect et lui passe les menottes. Briscoe commence à lui lire ses droits. L'image passe à la scène suivante avant qu'il n'ait fini.

Salle d'interrogatoire
Briscoe est derrière la glace sans tain avec Van Buren et Claire Kincaid. Il lit le casier de l'homme du parc. Son nom est John Blanchard, il est sans domicile fixe. On voit Logan en train d'interroger Blanchard de l'autre côté. Claire semble dubitative quant à la capacité pour le suspect de monter une telle affaire. Blanchard a été arrêté pour vol jusqu'à présent. Mais pour Van Buren, il a pu vouloir "élargir son champ d'action". Sur ce, Briscoe entre dans la salle d'interrogatoire.
Blanchard déclare avoir rendu service à quelqu'un. Il ne sait même pas ce qu'il y avait dans l'enveloppe. Il apprend aux inspecteurs qu'un homme dans une voiture noire lui a donné vingt dollars pour aller la récupérer. Logan porte un pull violet. Blanchard n'est pas très bavard - Logan lui fait alors le regard appuyé du flic à qui on l'a lui fait pas, et Blanchard admet que l'homme portait des lunettes "enveloppantes" (Me demandez pas ce que c'est !), et qu'il devait lui rapporter l'enveloppe à sa voiture dès qu'il l'aurait récupérée. Briscoe intervient alors pour avoir des précisions sur la voiture. Mais à part dire que c'est une "berline noire, une américaine" et que le gars avait l'air d'être aisé, le suspect ne sait rien d'autre. (Ce type a un tatouage qui lui prend le bras en entier. Mais c'est difficile de dire ce qu'il représente !). Il est plutôt dépité, il demande même si ce gars va avoir des ennuis... Logan n'est pas dupe. Et en effet, la mémoire revient au suspect. Sur la voiture, il y avait une vignette qui représentait un visage de profil, comme sur les pièces de 5 cents, "un Indien, un soldat romain". "Peut-être une vignette de parking de club, suggère Briscoe". Le club auquel il avait lui-même appartenu avait un pélerin comme emblème. (Je note ça pour tous les fans de Lenny qui veulent tout savoir de sa vie en-dehors du boulot...)
(Tiens, j'ai oublié de dire que pendant cet interrogatoire, Logan le jeune est resté tout le temps debout et Briscoe le vieux tout le temps assis. Je plaisante, et de toute façon Briscoe doit se ménager s'il veut durer encore plusieurs saisons...).

Bureau des inspecteurs
Logan est dans la paperasse jusqu'au cou. Briscoe et lui se tapent la lecture d'annuaires de club pour trouver le bon emblème. "Lennie, j'ai quelque chose pour vous : le Century Club il pallie le besoins sociaux de ceux qui ont atteint l'âge canonique de 100 ans et plus" (quand je vous disais, c'est le jeune qui se moque du vieux), le centurion romain est leur emblème. (et bien non, il ne se moquait pas. C'est seulement moi qui aurait mauvais esprit ? Mon oeil !) Mais c'est le Pickwat Club et son chef indien de profil qui retiennnent l'attention de nos deux inspecteurs. Ils se dirigent alors vers le suspect qui est juste à côté de leurs bureaux, dans la cage, en attente d'être présenté devant un juge. Blanchard est en train de manger une barre de chocolat, de céréales ou quelque chose dans le genre. Briscoe tapote sur la grille pour attirer son attention et lui demande s'il reconnaît l'emblème qu'il a vu sur la voiture. Et bingo ! Logan regarde alors son équipier d'un air entendu.

Chez les Rudman
Effectivement, le couple est membre du club en question. "La vie est parfois pleine de surprises, déclare Briscoe" à un Rudman désabusé, qui ne peut croire qu'il a pu dîner en compagnie de celui qui est en train de les menacer. Il tient dans la main la liste des 72 membres du club qui possèdent une berline noire (l'étau se resserre). Madame Rudman est tout aussi incrédule, elle ne peut comprendre pourquoi l'un d'eux leur en voudrait. En parcourant la liste, Monsieur Rudman trouve, entre autres, un préfet de police. Logan veut savoir s'ils se sont fait des ennemis, ne serait-ce qu'au poker... Rudman propose alors Stark qui lui en a voulu, je cite, parce qu'il "lui a fait prendre des obligations alors qu'il avait l'intention d'investir dans les bons du trésor" (Je n'y connais rien en bourse alors je vous note la phrase complète, parce que moi, je sais pas si je lui en aurais voulu à Rudman d'une chose pareille. En même temps, je suis pas riche, alors il y a des trucs que je ne pourrais jamais comprendre...). Apparemment, ça ne peut pas être les Stark non plus, ils sont en Toscane... Pour Rudman enfin, toutes les personnes de la liste sont leurs amis et on sent dans son attitude (il était assis dans un fauteuil, il s'est levé, il portait ses lunettes, il les enlève) qu'il ne voit pas l'intérêt d'étudier cette liste. Et là, devinez la remarque pertinente de Briscoe à Rudman qui dit : "C'est absurde. Ces personnes sont nos amis" ? Vous ne trouvez pas ? "Toutes, sauf une, croyez-moi". Et bien, vous le croyez si vous le voulez, le Rudman, il s'en remet les lunettes sur le nez et se replonge dans la lecture de la liste aux 72 noms.

Dans la rue
Logan est à une cabine publique, le combiné à l'oreille. En attendant d'avoir son correspondant, il remarque (et Briscoe est tout à fait d'accord avec lui) qu'un SDF suspect, ça pouvait convenir aux Rudman mais qu'en trouver un parmi leurs amis les rendrait plutôt réticents à ce que l'enquête aboutisse. "Le labo a trouvé quelque chose sur la vidéo", annonce finalement Logan, après une très courte conversation avec la personne à l'autre bout du fil.

Laboratoire d'analyse audio vidéo
Briscoe boit du café, il est assis sur une chaise. Logan est debout, derrière l'expert qui, lui même assis, fait passer la vidéo reçue par les Rudman. Apparemment, la bande son a été rajoutée après les images, ce qui veut dire que si nos inspecteurs identifient l'ambiance sonore, ils auront recueilli de précieux indices. On voit Logan et Briscoe qui concentrent leur attention sur le son de la vidéo. Briscoe entend une voix. Elle est plutôt inaudible. Le technicien repasse la bande avec l'ambiance mais sans la voix, Logan entend alors "le son d'une cloche". (Personnellement, j'entends pas du tout la voix, mais le bruit de la cloche, mais bon, je suis pas inspectrice.... Briscoe identifie une horloge de marine : "elle sonne 6 fois, 3 heures". Maintenant, on entend même le bruit de l'eau qui clapotte et le technicien de préciser qu'elle clapotte sur un bateau "en fibres de verre". Si c'est pas beau tout ça ! Et l'âge du capitaine, alors ?

Bureau de Claire Kincaid
La scène s'ouvre sur Claire Kincaid qui demande, les yeux incrédules : "Vous voulez un mandat ? Avec ça ? Vous n'êtes pas sérieux..." Briscoe et Logan essaient alors de convaincre l'assistante du procureur avec les indices qu'ils ont accumulés : le club, la berline noire, le bateau en fibre de verres. B et L ont arrêté la liste des 72 noms à 3 : un proctologue, un investisseur bancaire et un magistrat. "Il faut que je parte, j'ai un rendez-vous", déclare Claire sans répondre à Logan qui vient de dire que ce dernier suspect, le juge Tayer "mettait le paquet pour faire avancer l'enquête". "J'ai dit quelque chose ?", dit-il tout penaud à son coéquipier une fois Claire sortie de son bureau. J'adore ce passage. On sent qu'il y a quelque chose qui cloche dès que Claire entend le nom du juge. Son visage se ferme et elle ne semble plus écouter les arguments des inspecteurs. Elle laisse carrément B et L en plan.

Bureau de Benjamin Stone
"Il se trouve que j'ai été son greffier, Ben, pendant deux ans". Voilà donc la raison du départ précipité de Claire. Ben, allongé sur son grand fauteuil de cuir, est en train de lire un dossier. A ce que son assistante vient de lui annoncer, Ben hausse les épaules. Il ne voit pourquoi ceci poserait un problème dans l'enquête en cours. Mais Claire insiste, elle veut être "dispensée" de cette affaire. Pour Ben, "de toute façon, le dossier est un peu mince" (En gros, le juge n'est qu'un suspect parmi les autres). Stone retourne s'asseoir à son bureau, passe en revue les informations qui ont mené les inspecteurs à mettre le juge sur la liste des suspects : bateau, membre du club, personnalité très respectée de la cour d'appel. Ensuite, on apprend que c'est ce juge qui a écrit une lettre de recommandation "dithyrambique" pour que Claire puisse avoir ce poste auprès de Benjamin Stone. Elle ne veut pas être "soupçonnée de partialité". Ben lui rappelle que lui-même il a dîné avec les Tayer alors... Claire est toujours debout devant le bureau de son patron. Elle montre quelques signes d'irritation, elle trépigne un peu, mais sans plus, elle soupire un peu aussi. Elle sait qu'elle n'obtiendra pas gain de cause alors elle change de sujet et demande à Stone si Laura va être interrogée. Mais il ne le souhaite pas, il n'est "pas enthousiaste à utiliser le témoignage d'une gamine de 5 ans. Il demande alors à Claire de montrer une photo du juge à Blanchard et si ce dernier ne le reconnaît, la conversation qu'ils viennent d'avoir sera "considérée comme nulle et non avenue". Claire sort du bureau de Stone, les bras croisés sur sa poitrine, la tête penchée. Ces dernières remarques peuvent être éclairées par la lecture d'ouvrages sur la communication non-verbale...
L'avocat de Blanchard est avec son client. Ils sont tous les deux avec l'assistante du procureur qui tient un dossier dans les mains. L'avocat souhaite que Kincaid propose à son client un marché intéressant en échange de sa collaboration. Mais Claire ne marchande rien du tout : elle propose de mettre Blanchard en prison : "ça servira d'accompte pour ses petits délits"... Là, Blanchard qui ne disait rien déclare : "ne vous emballez pas, je suis ici pour coopérer, si je peux l'identifier, je le ferais". C'est un véritable ange, ce Blanchard. Même son avocat lui dit : "ça va, la ferme". Je pense qu'il sait parfaitement que l'assistante du procureur ne va pas s'en laisser compter et croire à l'Innocence de Blanchard. C'est pourquoi il conseille à son client de se taire. L'avocat fait bien son travail puisque Claire propose finalement un marché : si Blanchard identifie le suspect, il sera libéré. Blanchard observe les visages des suspects. Il pointe son doigt vers l'un des portraits et... vient de reconnaître Tayer. Son avocat se saisit de la feuille sur laquelle sont collées les photos des six suspects et s'exclame : "Vous rigolez, j'espère, dit-il. Qu'est-ce que la photo de Tayer fait ici ?". Pour être précise, il y a deux jeux de six portraits en noir et blancs, les photos sont collées sur deux lignes en trois colonnes. Claire insiste : "vous en êtes absolument persuadé ?". Blanchard confirme. Claire semble abasourdie par ce qu'il vient de dire. Ses yeux et sa bouche sont grand ouverts.

Dans le bureau d'Adam Schiff
Adam est en colère. Il ne comprend pas comment la photo du juge a pu être mêlée à celle de criminels. Benjamin essaie de lui dire qu'il y a déjà eu des affaires sans mobile, mais rien n'y fait : "Je ne bougerai pas tant que vous n'aurez pas trouvé un motif valable ! répond Schiff.". A ce moment-là, Claire entre dans la pièce. Elle vient leur dire que les médias "savent tout". Schiff est dégoûté car il pensait que ses collaborateurs savaient protéger le secret professionnel. Claire allume la télé et à l'écran, c'est la fin de l'interview de l'avocat de Blanchard : "je ne ferais aucun commentaire sur l'éventuelle implication du Juge Tayer dans cette affaire". Schiff coupe la télé quand le journaliste sous-entend que son amitié avec le juge fait que ce dernier est toujours en liberté. Soupir d'Adam. Les propos du journaliste sont "ridicules", les "liens étroits" qui existent entre lui et le juge sont la conséquence de 25 années passées à travailler ensemble. Claire a vu Olivet. Pour la psychiatre, le comportement de Tayer peut s'expliquer et peut l'impliquer dans cette affaire. Mais Schiff n'en démords pas : "c'est de la psychologie de cuisine !" "Tout le monde croira qu'on a quelque chose a caché", intervient Ben. Malgré tout, et après deux "je sais, je sais" plutôt bougons, Schiff annonce qu'il va téléphoner au juge. Il est conscient que le bureau du procureur doit agir. C'est le Schiff qu'on adore à ce moment de l'épisode, celui qui sait prendre position, celui qui sait mettre ses amitiés de côté pour le bien de la justice Le téléphone d'Adam sonne et la scène se termine.

Dans la rue
Derrière la vitre, à un étage des bureaux du procureur, passe furtivement l'image de Claire, qui se tient toute droite et qui regarde par la fenêtre, Ce qui se passe sous ses fenêtres ? Une nuée de journalistes suit le juge Tayer et son avocat. "Je n'ai rien fait de répréhensible : les preuves parleront d'elles-mêmes", déclare le juge à la sortie de son entretien avec le procureur. Une journaliste lui demande s'il va démissionner. Il répond que non. Son avocat enchaîne "la personne que l'accusation a décrite est un malade mental. Elle ne cadre en rien avec un membre respecté de la cour d'appel." Nouvelle interrogation d'un journaliste : "alors pourquoi le procureur vous accuse-t-il ?". Réponse du juge : "Sans commentaire." Son avocat ajoute que le plus important est "d'obtenir une ordonnance de non-lieu". Avant qu'une autre question ne soit posée, l'avocat prend son client par le bras et clôt ainsi la discussion.

Dans le bureau de Schiff
Ben s'adresse à Schiff. Il connaît bien l'avocat (il s'appelle Arthur Gold) du juge. Il ne va parler que du harcèlement dont serait victime son client, en mettant de côté les raisons qui ont poussé le procureur a le poursuivre. Stone est tout à fait d'accord avec lui. Il sait même que le prochain argument d'Arthur Gold sera de montrer les procès perdus par Ben devant le juge Tayer. A ce moment, Claire déclare : "ce n'est pas la faute de Ben. Mais c'est la mienne. J'ai eu une relation privilégiée dans le travail avec le Juge Tayer" (i>ouh là là, Claire... C'est pas joli joli tout ça...). Elle dit ça simplement, elle est appuyée contre le bureau de Schiff qui,lui, est assis sur le divan en face d'elle. Stone est assis sur un fauteuil. (Dans cette scène, c'est la Jill Hennessey que j'adore. Sans dire grand'chose elle parvient à faire passer plein de messages différents...) Claire cherche des yeux à lire la réaction de ses patrons à ce qu'elle vient de dire. Peut-être aussi essaie-t-elle de leur faire comprendre qu'il y a encore autre chose qu'elle doit "avouer". Il y a également dans son attitude un certain agacement à devoir dévoiler quelque chose de personnel. Pour Stone, qu'elle ait été le greffier du juge ne pose pas de problème... Mais Claire, qui ne sait plus trop où ni qui regarder précise : "Nous avons eu une aventure ensemble." (Quand elle a dit "relation privilégiée", vous n'aviez pas déjà compris que sa relation avec le juge sortait de la sphère professionnelle ??!!?...) Suite à cette déclaration, Schiff est bouche bée et détourne son regard. C'est Stone qui se lève, il se rapproche d'elle d'un air incrédule et lui dit : "Vous avez eu une aventure ?" Claire acquiesce de la tête. Il enchaîne : "mais pourquoi vous ne m'en n'avez pas parlé ?" Du tac au tac, elle lui rappelle lui avoir dit vouloir être déchargée du dossier. Le ton monte. "Si je l'avais su, je vous l'aurais retirée !", s'énerve Ben. Sur le même ton, Claire réplique "j'espérais que ma vie personnelle allait pouvoir rester personnelle !" "Oh, c'est génial !" conclut Stone avant de retourner s'asseoir. Claire se tourne vers le bureau de Schiff qui remarque d'ailleurs : "si les médias tombent là-dessus, ça va être merveilleux, absolument exquis !" Stone s'est assis à l'autre bout du canapé que Schiff occupe toujours. Il est énervé mais reconnaît être en partie responsable de ce qui arrive. C'est comme si Schiff ne l'écoutait pas, il semble se parler à lui-même : "Pour que ça ne s'ébruite pas, va falloir de la vigilance." Il a l'air désemparé. Pendant ce temps, c'est sa lettre de démission que Claire a rédigée (enfin, le brouillon, elle fera parvenir l'original le lendemain) ! Elle la tend à Schiff en disant : "peut-être que ça peut vous aider..." Il a à peine le temps de lui demander ce que ça veut dire qu'elle a déjà quitté le bureau.

Dans le bureau de Ben
"La réputation de mon client continuera à se dégrader tant que ces charges pèseront sur lui" déclare l'avocat du juge. J'adore ! Pour lui, le juge n'a rien à voir avec cette affaire alors que nos inspecteurs ont réuni un faisceau de preuves et que le bureau du procureur a décidé de poursuivre. Mais bon, pour ce que j'en dit... Ben est assis à son bureau ; devant lui, également assis, le juge Tayer et son avocat. Stone propose une peine légère, ce à quoi l'avocat répond : "vous vous êtes levés du mauvais pied, retournez vous coucher !" Ben ne s'en laisse pas compter. Si harcèlement de Madame Rudman il y a effectivement eu, il sera difficile, d'après le juge Tayer à prouver, d'autant que c'est pour la défense que celle-ci va témoigner ! Et oui, comme le dit l'avocat, Mme Rudman va témoigner "en faveur de son cher ami". Le juge apparaît très sûr de lui. Il est simplement les mains croisées devant lui, les avant-bras sur la table. Stone rappelle alors à ses deux "invités" que le juge a été formellement reconnu par un témoin occulaire et "du premier coup". Le juge lance négligemment cette remarque à l'attention de Stone : "Peut-être devriez-vous parler avec Mademoiselle Kincaid..." Il a à peine fini de demander "à propos de quoi" que là, hop, abracadabra, voilà le fameux document bleu qui sort de la mallette de Gold. Ce n'est jamais très bon signe quand ce papier bleu apparaît... L'avocat demande "une motion en faveur de la suppression de la photo". Stone chausse ses lunettes et lit le document pendant que Gold explique que "le cas Simmons contre les Etats-Unis fait toujours jurisprudence". Stone lit à haute voix : "l'arrangement de la planche photo que nous avons examiné était à ce point suggestif que l'identification qui en a résulté... ne pouvait qu'être erronée", et ajoute "vous croyez que nous avons manipulé la planche ?" "Pas vous Ben. Claire Kincaid." lui répond simplement l'avocat. Sur ce, il referme sa mallette et dit : "On se reverra à la chambre*". La scène se termine sur le juge qui, sans quitter Ben des yeux, se lève pour partir.

Au cabinet* du juge Walter Schreiber * c'est chambers en anglais
La scène s'ouvre sur Arthur Gold qui dit au juge : "Elle a dit que l'un des hommes qui apparaissait sur la photo était en fait le suspect." Une greffière est en train de retranscrire la rencontre entre Stone, Gold et le juge Schreiber. Le juge, les lunettes au bout du nez, lit dans la déclaration de Blanchard " la promesse que Melle Kincaid lui a faite proposant d'annuler les charges retenues contre lui à condition que son identification soit conforme"... Stone défend Claire en disant que ce qu'elle a pu dire peut "donner lieu à une large interprétation". Pour la défense, comme il n'y a pas eu d'enregistrement audio de la conversation entre Blanchard sur qui toute l'affaire est fondée et l'assistante du procureur, il est impossible de savoir ce qui s'est dit, et il est donc possible de croire que "les remises de peine étaient soumises à l'identification de la photo". Cet argument fait mouche. Et malgré les protestations de Stone, le juge Schreiber va dans le sens de Gold : il accorde la motion de suppression, les photos ne seront pas utilisées.

Dans le bureau de Schiff
Schiff marche de long en large derrière son bureau. Ben l'écoute, assis sur le canapé. Schiff est en colère, il est à fond dans la métaphore : "Vous lancez maladroitement la balle, Arthur Gold la rattrape et marque un panier !" Stone lui répond : "je ne suis pas d'accord. Nos arguments sont assez forts pour pouvoir continuer cette affaire !" Mais Schiff n'en démords pas et assène : "Quand on chasse un animal sauvage, il faut l'abattre d'un seul coup ! Tous les juristes de l'Etat sont pressés d'en finir avec cette histoire !" La situation du bureau du procureur n'est pas facile. S'il poursuit et que le juge Tayer est démis de ses fonctions, les plus de 2000 appels qu'il avait rejetés pourraient "être remis en question", s'il fait machine arrière, il pourra être critiqué pour "avoir cédé à la pression". Bref. Pas facile et surtout pas de réponse dans l'immédiat car la secrétaire de Schiff entre dans le bureau avec, devinez quoi ? Et oui, un papier bleu : il s'agit d'une assignation à comparaître pour Melle Kincaid. Elle le remet à Stone. Schiff prend un air affligé, il s'attend à tout avec ce courrier maudit. Stone secoue la tête et annonce que Claire est cité à comparaître "devant le comité disciplinaire pour faute professionnelle". Schiff, qui n'a toujours pas arrêté de faire les cent pas depuis le début de la scène, s'interroge sur l'intérêt que peut avoir Arthur Gold à "vouloir la radier du barreau". Mais Stone apprend que c'est le juge Tayer qui fait cette demande, la raison invoquée étant que Claire "a concocté toute cette histoire... parce qu'il a... refusé... de répondre à ses avances". On sent vraiment qu'il n'arrive pas à croire à ce qu'il est en train de lire. Il jette un regard à Schiff par-dessus ses lunettes. Celui-ci s'arrête enfin. Les mains sur les hanches, il regarde Stone d'un air médusé.

Chez Michelle Selig, l'avocate de Jill Kincaid
Et oui, il y a une coquille ! C'est bien écrit Jill Kincaid sur le panneau noir qui annonce cette scène ! Etait-ce une véritable erreur ou un clin d'oeil ? Moi, je dirais un clin d'oeil. Mais, à chacun son avis sur le pourquoi, alors, je ne dévoilerais pas mon idée... Il fait nuit. Claire regarde d'un air songeur par la fenêtre. Son image se reflète dans la vitre. Elle est habillée de noir. Elle a tombé le tailleur ! Son avocate lui tend une tasse et lui demande : "qui a-t-il de réellement vrai dans tout ça ?" Claire raconte alors comment à la fin de ses études, elle a trouvé un travail auprès dans le cabinet du juge, un poste convoité par beaucoup. "Sans doute vous répétait-il que vous aviez de la chance, que vous lui deviez tout..." poursuit Michelle. Mais Claire répond qu'il "a été plus subtil que ça... Dès le début, il m'a traité comme un de ses pairs, il prenait en compte mes opinions, agissait selon mes suggestions..." "Intelligent. Il s'était rendu compte que votre égo avait besoin d'être flatté, suggère l'avocate". A ceci, Claire répond : "c'est quelqu'un de brillant." En disant cela, elle sourit. Elle semble se souvenir avec plaisir de cette période. En allant s'asseoir à la table de Michelle, elle continue d'évoquer son histoire : "il faut dire que c'était un homme brillant et très... séduisant." Michelle l'interrompt et dit, comme si elle connaissait très bien le fonctionnement du juge : "il vous conviait à des petits dîners intimes, dont le prétexte était le travail". Claire acquiesce et ajoute : " j'étais assez stupide pour croire que je l'intéressais vraiment". Elle cesse de jouer avec sa tasse (elle ne l'a pas encore porté à ses lèvres depuis que son avocate la lui a apportée) et croise les bras contre sa poitrine. Un jour, le juge l'a invitée sur son bateau : "tout a commencé comme ça, dit-elle simplement." L'avocate lui demande combien de temps leur liaison a duré. Claire réfléchit un moment : "trois mois". "Vous devez l'avouez publiquement, Claire." lui conseille son avocate. Mais elle répond que : c'est "hors de question". Le plan s'est resserré sur Claire, elle apparaît perdue, impuissante... Son avocate persiste : "si vous ne le faites pas, jamais vous ne vous en remettrez, même si par la suite vous repratiquez le droit !" (C'est vrai, n'oublions pas que Claire est sans-emploi à ce moment de l'épisode.) La scène se termine sur Claire qui baisse légèrement la tête, perplexe. Une décision difficile se présente à elle.

Commission disciplinaire
Ben Stone Stone est à la barre faisant l'éloge de Claire, une assistante "rapide et efficace", qui "travaille pendant ses vacances." Le contre-interrogatoire fait ressortir qu'il y avait 3 suspects pour les policiers mais que seul le juge Tayer a été interrogé : les deux autres ne l'ayant pas été et ne figurant pas sur la planche de photos que Blanchard a eu sous les yeux. Claire (qui a retrouvé son tailleur) écoute calmement ce que Ben est en train de dire, elle est assise à côte de son avocate.
Juge Tayer C'est ensuite au tour du juge Tayer de s'exprimer : "pendant des années, j'ai refusé d'engager des femmes comme assistante, le seul fait que l'on croit que je puisse profiter d'elle me dérangeait." Puis il a "mis fin à cette discrimination" quand "des collègues lui ont fait remarqué que des femmes compétentes étaient trop souvent écartées des postes intéressants". (C'est sûr, il n'était pas assez intelligent pour s'en rendre compte tout seul... ) Il déclare ensuite que Claire était : "brillante, combative, une travailleuse acharnée". Le juge Tayer faire l'éloge de Claire ? Mais non. Attendez la suite. "Mais ensuite, les choses ont évolué". Arthur Gold demande à son client d'être plus précis. Alors, là, le juge commence à dire que Kincaid l'interrogeait sur son couple, "je l'intéressais, c'est évident !" Il raconte alors qu'un soir, "elle a commencé à (l')embrasser dans le cou". Caméra sur Claire qui n'en croit pas ses oreilles. Les membres de la commission sont tout ouïe. Mais le juge Tayer n'en reste pas là. Claire l'aurait menacé de dire à sa femme qu'ils avaient une aventure car il ne répondait pas à ses avances. Le juge lui a suggéré "rejoindre le bureau du procureur avant la fin effective de son contrat." Il conclut : "Quel soulagement ce fut, le jour où elle est sortie de ma vie". C'est au tour de l'avocate de Kincaid d'interroger le juge. Kincaid la regarde se lever, d'un air de dire - tu vas pas le laisser me faire passer pour une garce, hein ? - L'avocate s'étonne de la réaction du juge : malgré harcèlement sexuel et menace, il choisit de ne pas renvoyer Claire... "Mon avocat pensait que son renvoi engendrerait dans la profession un vent de discrimination" est sa réponse. Il a parlé de cette situation à son avocat et à son associé mais sans nommer Claire ; "comme c'est pratique", remarque Maître Selig. Evidemment, l'avocat de Tayer fait objection et Selig retire cette phrase, mais tous l'ont entendue.
Claire Kincaid Claire est à la barre. Elle revient sur ce que le Juge Tayer lui a appris. "Qui a pris la décision de mettre le juge Tayer en accusation ?", demande l'avocate. "Ben Stone" répond fermement Claire qui ajoute qu'elle reste convaincue que "les preuves étaient suffisantes" pour que sa mise en accusation soit justifiée. Retour ensuite sur l'épisode des "dîners intimes" comme les appelle l'ex-assistante du procureur. "Avez-vous été la maîtresse du juge Tayer ?" Pas le temps de répondre qu'Arthur Gold se lève et fait objection. Mais le président de la commission la rejette. Et Claire répond d'une voix ferme : "oui, je l'ai été." Elle dit ensuite que c'est une attirance mutuelle qui est à l'origine de cette liaison (qui durera trois mois). C'est Claire qui a rompu quand elle s'est rendu compte que cette histoire "était néfaste" pour eux deux. Son avocate lui demande d'être plus explicite. Claire annonce alors que le juge est devenu "possessif, déraisonnable" et que c'est lui qui l'a menacé. L'avocat de Tayer enchaîne. Claire aurait "dénaturé la déposition" de Blanchard pour pouvoir "engager contre le juge des poursuites judiciaires". Claire est sûre d'elle. Elle regarde l'avocat dans les yeux et déclare : "mes sentiments n'ont jamais pris le pas sur ma conscience de procureur". Avant de se rasseoir, Arthur Gold rétorque : "alors, vous êtes meilleur que je ne le suis, Mademoiselle Kincaid...". Un dernier regard d'un membre de la commission pour voir comment Claire a réagi à cette cynique remarque et la scène est finie.

Dans les couloirs du bureau du procureur
Stone raccompagne Kincaid à la fin de la commission disciplinaire. "Je suis content que ce ne soit qu'une motion de censure, vous auriez pu être rayée du barreau." Claire est en colère. "Non seulement cet homme a menti à mon propos devant la commission, mais ce blâme m'empêche de pratiquer le droit tant qu'ils n'auront pas annulé la sanction !" "A votre place, je ferais appel, lui suggère Ben". Claire secoue la tête : "ça ne sert à rien de faire appel... puisque c'est le tribunal de Tayer qui reverra le dossier" Sur ce, elle monte dans l'ascenseur. Ben lui dit encore : "vous pouvez faire encore quelque chose" (il doit y avoir une solution !) mais les portes de l'ascenseur se referment et Ben repart vers son bureau, l'air plutôt dépité.

Sur le bateau du juge
Remontant de la cabine, c'est le juge Tayer. "Alors, que me vaut cette visite ? Une curiosité malsaine ?" C'est à Claire qu'il s'adresse. Elle porte un blouson de cuir et une écharpe. Ses cheveux sont tout dépeignés et ses lèvres sont rouges !!!! "J'ai vu la pancarte - à vendre - quand je suis montée à bord". Le juge est en effet en train de faire ses cartons. Il divorce et la vente du bateau couvrira une partie des frais. Ensuite, il a l'outrecuidance y'a pas d'autre mot de remarquer : "vous n'êtes pas ma meilleure conquête, mais vous êtes celle qui me coûte le plus cher !". Claire enchaîne : elle sait que Madame Rudman a elle aussi été la maîtresse du juge et que le chantage qu'il exerce avec les menaces d'enlèvement doit finir à couvrir les frais de son divorce. La réaction du juge est on ne peut plus claire alors : "Vous voulez vraiment... avoir des problèmes ?". Claire répond : "vous n'êtes plus de taille à m'impressionner, on m'a censurée d'où le titre de l'épisode en V.O. et comme juge, vous êtes fini !" La haine se lit dans les yeux du juge et dans ses paroles : "Vous n'êtes qu'une petite ordure !". Mais Kincaid n'est pas la greffière débutante qu'il a connu et ne se laisse pas intimider, d'autant que contrairement à Madame Rudman, elle n'a pas de fille à protéger ou "de mari à mettre au courant". Le juge ne peut que convier Claire à "ficher le camp" de son bateau, disparaître "de sa vie". La menacerait-il encore en disant : "il y a des limites à ne pas dépasser." Mais c'est Claire qui aura le dernier mot : "ne croyez pas pouvoir tout contrôler." Sur quoi, elle descend du bateau. On aurait pu croire que le juge allait avoir le mot de la fin dans cette conversation. Mais non, c'est Kincaid qui a le contrôle ! Il est plus maître à bord, le juge... et toc !

Dans la rue
Claire est en compagnie de Madame Rudman. Celle-ci sait que Claire a été suspendue et qu'elle n'est pas obligée de répondre à ses questions. Elle continue de marcher d'un pas rapide. Mais Claire ne la lâche pas : "Nous avons un problème en commun, nous avons été les maîtresses de Tayer." Claire porte toujours sa veste en cuir. Toutes les deux ont eu la même histoire : ce sont elles qui ont décidé de rompre et les menaces ont alors commencé. Claire Kincaid n'est pas dupe : si Madame Rudman ne veut pas parler, c'est parce qu'elle a de nouveau une liaison avec le juge. Claire est presque obligée de courir tant cette bonne mère de famille cherche à la semer. Mais Claire insiste : "Vous avez recommencé à le voir, mais est-ce vraiment ce que vous voulez ?". Cette fois, Madame Rudman s'arrête : "Vous avez été stupide... et moi aussi. Je ne veux pas détruire mon mariage, je vous en prie, ne me faites pas ça !" Claire reconnaît que sa manière de gérer cette histoire alors n'a pas été des plus intelligentes mais elle soutient que Madame Rudman se doit de dire la vérité. Celle-ci lui rétorque alors : "vous êtes désespérée, vous voulez le mettre en prison afin de sauver votre réputation !" Encore une fois, Claire approuve : "c'est vrai que je fais ça pour sauver ma réputation. Mais si nous parlions de la vôtre ? Ou de votre mariage ?" Mais tous ces arguments n'y changent rien. Madame Rudman continue d'avancer, laissant Claire seule sur le trottoir : elle aura tout fait pour la convaincre de témoigner.

Dans le bureau de Ben Stone
Entrent dans la pièce Gold et Tayer. L'avocat du juge s'exclame : "Qu'est-ce que c'est ? Une embuscade ? Joe, nous partons !" Et oui, Claire est là. Elle sera témoin dans l'affaire. Mais elle n'est pas seule. Il y a Ben qui va présenter à nouveau "la plainte devant le Grand Jury" et surtout, il y a Monsieur et Madame Rudman. Lui a le regard droit, elle, regarde la table. Le juge lui demande : "Janet, ne me dites pas que vous aller prendre part à ce cirque ?" Son avocat lui conseille de partir. Ben a mis en place cette réunion pour lui permettre "d'éviter un procès". On sent que le juge fulmine intérieurement. Il se dirige vers la porte. L'avocat en remet une couche en disant que les témoignages des deux femmes ne peuvent être entendus. Ils quittent la pièce en claquant la porte. Janet Rudman lance un regard mauvais vers cette porte qui vient de se refermer, Claire regarde en direction de Ben. La scène se termine ainsi.

En direction du et au cabinet du juge Schreiber
"Arthur, vous pataugez dans des sables mouvants, sachez que votre client aurait intérêt d'admettre sa culpabilité à Claire Kincaid" dit Ben à Gold qui, tout sourire lui répond : "croyez-moi, jamais un jury n'entendra son témoignage !" "Les paris sont ouverts", a encore le temps de prononcer Ben avant que la secrétaire du Juge Schreiber ne leur ouvre la porte. L'argument de Gold est que lorsque Claire parlait avec le juge Tayer sur le bateau, les droits de Miranda ne lui ayant pas été énoncés (entre autres, "ne parler qu'en présence de son avocat), l'information obtenue alors selon laquelle Madame Rudman était sa maîtresse est irrecevable ; et par conséquent son témoignage. L'avocat est sûr de lui, il a les bras croisés. Le juge Schreiber s'informe auprès de Ben pour savoir si son assistante connaît cette règle de base. Ben répond simplement que Claire a "fait ça de son propre chef". L'avocat ne veut pas croire que le bureau du procureur n'ait pas été au courant... Ben poursuit : Claire n'est plus son assistante ! Il évoque sa lettre de démission ! "C'est de la mauvaise foi !" dit encore Gold. Le juge demande alors à voir cette lettre, Ben la sort de sa poche et la donne au juge. Celui-ci en prend connaissance et déclare : "Melle Kincaid a agi en temps que personne privée et n'est donc pas soumise à la décision Miranda." Arthur Gold perd un peu de sa superbe et lance un regard noir vers Ben.

Cour Suprême
Monsieur Rudman est à la barre, interrogé par Stone. Il revient sur son amitié avec le juge et admet avoir appris son aventure avec sa femme. Celle-ci le lui a dit. Rudman parle alors de "trahison", de "campagne de terreur". Et s'il a pardonné à sa femme, il a également souhaité qu'elle ne le protège plus. Claire Kincaid et Janet Rudman sont dans le public. Les jurés sont très attentifs. Le contre-interrogatoire commence. Pour Gold, c'est la version de sa femme qui l'a convaincu que le juge était à l'origine des menaces contre leur fille, version qui n'arrive qu'au moment où cette liaison a peu de chances de rester secrète encore longtemps. Pourtant, poursuit Gold, sa femme a su garder le silence - mentir à son mari pendant un peu plus d'un an. Gold retourne à sa table.

Dans le bureau de Ben
Gros plan sur Stone qui lit un dossier, les lunettes au bout du nez. On frappe à la porte. C'est Claire. "Est-ce que ça va ?" lui demande-t-elle d'une voix toute douce. Stone reconnaît qu'il a maille à partir avec Arthur Gold. Claire a un nouveau témoin pour l'accusation. "ça en vaut la peine au moins ?" demande Stone, qui voit déjà "le bras de fer" avec l'avocat de Tayer qui s'annonce pour faire admettre ce témoin de dernière minute. Claire répond simplement : "ça peut faire des étincelles..."

Cour Suprême
Stone et Gold sont devant le juge Schreiber. Stone lui dit : "Votre Honneur, on m'a informé que Madame Tayer désirait témoigner..." "Mais c'est scandaleux !" s'exclame tout de suite Gold. Le juge rappelle alors à Ben qu'"une femme ne peut pas témoigner contre son mari" et qu'il va lui falloir de bon argument pour faire admettre ce témoin. Ben dit alors que Madame Tayer était au courant de ce que son mari faisait subir à Janet Rudman. "Je ne veux pas de confidences faites sur l'oreiller. Rien de ce que Madame Tayer révèlera ne doit provenir d'une conversation entre elle et son mari", prévient le juge Schreiber. Ben va devoir jouer serré...
Madame Tayer s'est douté que son mari avait des aventures. Il avait changé d'attitude, se montrant "plus affectueux" avec elle. Un jour qu'elle allait ranger sur le bateau de son mari, elle a trouvé des journaux dans lesquels des lettres avaient été découpées. Ben a les coupures de journaux en mains, après avoir fait confirmer par le témoin que ce sont bien celles trouvées sur le bateau, elles sont enregistrées comme pièces à conviction. L'avocat de Tayer est bien obligé de les accepter aussi. Mais il profite de l'occasion pour demander à Madame Tayer si c'est seulement aujourd'hui qu'elle sait à quoi on servit ces journaux. Elle répond alors, de manière très digne : "j'ai été une épouse irréprochable et si vous voulez mon avis, il n'a que ce qu'il mérite." Elle et son mari ont des regards qui en disent long sur l'étendue de leur rancoeur... Un dernier plan sur Claire qui sait que la messe sera bientôt dite. (Il ne tient qu'à vous d'imaginer ce que ça peut donner comme expression sur le visage de l'ex-assistante du procureur cette description...)

Dans la salle des pas perdus
(Un vrai duel à l'épée, ce marchandage de peine...) Stone, s'adressant à l'avocat de Tayer : "Arthur, votre client a trente ans de passe-droits derrière lui, maintenant il paye la facture, nous allons passer devant le tribunal et il n'y a plus rien à faire !" "Cinq ans de suspension en ce qui concerne sa charge de juge", enchaîne Gold comme si le procureur n'avait rien dit. "Interdiction formelle de pratiquer le droit allant de trois à neuf ans.", contre-propose Stone. "Vous êtes dur, Ben, laissez-lui au moins une planche de salut..." "Il ne remettra plus jamais les pieds dans un tribunal à part si ce n'est au box des accusés" "il n'y a pas de place dans votre coeur de procureur pour un peu de compassion ?" "Si monsieur, j'ai de la compassion pour le système pénal dans son ensemble, il mérite mieux que Joe Tayer !" "Entre un et trois ans pour tentative de vol qualifié, il mérite dix-huit mois tout au plus..." (Le juge a volé quoi ? La fillette ? La naïveté de Claire ?...) Stone accepte cette dernière proposition à condition que le juge reconnaisse "tous les faits, sans exception". Gold valide l'accord d'un hochement de tête.

Cour Suprême
Avant que ne s'exprime l'accusé, le juge Schreiber lui rappelle que ses "aveux produiront le même effet qu'un verdict de culpabilité prononcé par un jury." Tayer est debout, il sait ce qu'il risque. Stone lui demande alors de "décrire les faits". Et Tayer commence : "je poursuivais Janet Rudman, je voulais la voir." Il explique comment il l'a harcelé, "j'étais terriblement stressé, je n'étais plus moi-même". (on sait jamais, si plaider ensuite la folie passagère peut réduire la peine...) Tayer ne peut arriver à dire qu'il a menacé d'enlèvement la fillette des Rudman, il préfère s'excuser auprès d'eux, dire qu'il regrette. Mais pour Ben, ce n'est pas suffisant pour que le marché puisse être tenu par le bureau du procureur. Le juge Schreiber appelle Stone, Gold et Tayer près de lui. Gold pense que tout ceci n'est pas nécessaire, que l'affaire est déjà aller trop loin et que des aveux plus précis ne serviraient qu'à "mettre à genoux" Tayer. Ce dernier essaie d'amadouer le juge en l'appelant par son prénom, mais celui-ci n'est pas dupe, il lui répond d'un ton sec : "C'est le Juge Schreiber pour vous !" En fait, il commence même à perdre son calme, le juge Schreiber, il poursuit, s'adressant toujours à Tayer : "J'en ai plus qu'assez de vos tergiversations, il va falloir que vous vous mettiez à table. Vous avez été juge vous aussi, vous connaissez la musique, alors si vous voulez danser, vous allez le faire en public, dans un procès : il vaudrait mieux parler, sans rien oublier !" Tayer ne peut qu'opiner du chef. Il retourne à sa place du côté des accusés, la tête légèrement baissée. Quand il la relève, on voit son regard qui se fixe. Face à lui, debout au fond de la salle, il y a Claire Kincaid. Elle ne baisse pas le regard. (Il y a la musique qui annonce que la fin d'un épisode de L&O est proche, celle que l'on entend quand une révélation va avoir lieu, par exemple...) Tayer se retourne cette fois pour faire face au juge (Stone et Gold sont restés près de Schreiber). Il dit : "J'aurais tout fait pour convaincre Janet Rudman de mon amour et de la sincérité de mon amour..." "Votre Honneur !", intervient Stone. Et le juge Schreiber de dire : "Entrez dans le vif du sujet, Monsieur Tayer !" Tayer a le regard fixe, il sait qu'il touche le fond. Il a les larmes aux yeux. Il déclare : "Ce que je voulais, c'était l'effrayer, seulement l'effrayer pour qu'elle reste avec moi. Je voulais qu'elle me revienne, qu'elle ait besoin de moi. Jamais je n'ai voulu faire de mal." Stone intervient encore : "Monsieur Tayer, je vous le demande pour la dernière fois, pour la TOUTE dernière fois : avez-vous menacé... d'enlever... l'enfant de Madame Rudman ?" Tayer reste muet. "J'EXIGE une réponse !" poursuit le juge Schreiber. Tayer a la bouche ouverte, mais aucun mot n'en sort. "Oui !" admet-il enfin, les larmes prêtes à couler et en regardant par terre. Dans la salle, Madame Rudman est soulagée, elle se cache le visage pour pleurer. Plan sur Stone qui est debout, bras croisés et qui hoche de la tête presque imperceptiblement. Plan sur Tayer qui a les yeux rouges et ne sait pas où poser son regard. Plan sur Claire, toujours debout au fond de la salle, qui pousse un léger soupir et à l'air de se demander "et maintenant ?"...

FIN


Commençons par la fin de l'épisode et les cinq dernières minutes. La musique a accompagné ces cinq dernières minutes et continue même après l'apparition du célèbre : "Executive Producer DICK WOLF". C'est à la fois une invitation à suivre le prochain épisode pour savoir si Claire sera là et la mise en scène classique de L&O pour transmettre l'émotion de la dernière scène.

Que dire d'autre ?
Evidemment, c'est un épisode important pour Claire Kincaid. On la suit en-dehors du bureau du procureur, on en apprend un peu plus sur sa carrière. Et puis, les fans de Jill Hennessy peuvent la voir dans un autre "costume" que celui d'assistante du procureur. Schiff est le Schiff qu'on adore : très intègre, il met l'amitié de côté pour poursuivre un criminel.
Enfin, je pense que les créateurs de la série ont pu aussi tester la popularité de Claire. En effet, à la fin de l'épisode, le public ne sait pas si elle sera là la semaine suivante.

Côté doublage. Rien à redire si ce n'est que suivant le doubleur, le juge s'appelle Tayer, Sayer, Sawyer ; les Rudman s'appellent parfois Rodman.

Review réalisée par fcadol

Episode diffusé sur NBC le 02/02/1994
Review en ligne depuis le 24/02/2007

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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