New York Unite Speciale

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18 Janvier 2021

New York Unité Spéciale

Episode 6.17 : Rage

Review réalisée par Jéjé


Stabler entre dans une salle d’interrogatoire.
Voix off. (Différente de celle de Meloni).
Every cop has a weakness. You just have to know how to exploit it. They think they’re so smart… Bla, bla, bla…

La voix off, ça déchire sa mère !
« Chapiter one. He adored New York City… » (Manhattan – Woddy Allen)
« The Sarah Siddons Award for Distinguished Achievement is perhaps unknown to you… » (All about Eve – Joseph Mankiewicz)
« My name is Mary Alice Young. » (Desperate Housewives – Marc Cherry)

Je disais, donc, la voix off, ça déchire… Quand l’ensemble d’une œuvre est une réussite, une bonne voix off, ça déchire donc… Oui, mais quand c’est un peu fragile, la voix off devient vite au mieux inutile, souvent prétentieuse.

Dans le cas qui nous occupe, et sachant que l’épisode est un véritable ratage, la voix off initiale est à l’image de ce qui va la suivre : prétentieuse, risible et convenue.

Un homme, donc, poursuit sa diatribe niaise sur les rapports entre les flics et les interpellés, pendant que Stabler, plus sérieux que jamais, démonte un néon dans la salle d’interrogatoire, augmente le niveau du thermostat du radiateur, déséquilibre la chaise… Le bla bla continue, mon esprit est déjà ailleurs, il se demande s’il est bien nécessaire de conserver les épisodes de « Survivor – s10 », s’il s’agit bien de la meilleure saison jusqu’à présent, si une deuxième vision d’épisode de ce genre de show tient la route, mais quelques mots le font revenir à ce qui se passe sur l’écran… « Huge egos, biggest problem, Stabler… » L’archipel de Palau est bien loin, mes neurones s’emballent et fomentent un canevas atroce de l’épisode que pourrait être « Rage » : la confrontation d’un psychopathe forcément imbu de sa soit disante supériorité intellectuelle avec Stabler et sa morale manichéenne rigidement ancrée dans son machisme et son paternalisme… Pitié, non, pas de face à face entre un connard prétentieux et un beauf agressif ?

Et bien, si ! Et en plus, ça va durer trois actes entiers, une demi heure entière, cette confrontation… Et croyez moi, ces longues 30 minutes n’ont pas une once de la saveur des interrogatoires d’Homicide… Le psychopathe et Stabler beuglent à tour de rôle des répliques pathétiquement écrites, et ce n’est pas le jeu outrancier des deux acteurs, qui rivalisent de saillances de veines, de visage tendu et d’yeux exorbités, qui va pouvoir maintenir un minimum d’intérêt !
Pour Chris Meloni, c’est un peu dommage, mais son personnage est devenue une telle caricature qu’il donne l’impression d’avoir renoncé à tout essai de subtilité…
Et Matthew Modine, qui incarne le psychopathe qui connaît tellement bien Stabler, qui a déjà eu affaire à lui dans le passé, et ça s’est mal passé, et Stabler l’a frappé mais il a rien dit, et il a quand même été acquitté, bref Matthew Modine est atteint de la malédiction Metal Jackinenne…
A l’instar de son partenaire dans le film de Kubrick, il arrive dans la galaxie « Law & Order », le visage ravagé par les substances illicites et la frustration de n’avoir obtenu aucun rôle à la hauteur de ceux de FMJ, et déroule une interprétation cabotine pendant 40 minutes, qui réussirait presque à égaler celle de Pacino dans le remake de « Parfum de femme »…

Ces trente minutes recèlent cependant un petit bijou comique, que je ne peux expliquer qu’en reprenant l’analyse de la voix off du début. Au bout de quelques minutes, on se rend compte qu’il ne s’agit pas de la voix d’un écrivain omniscient, d’un critique de théâtre cynique ou de celle d’une femme à la maison désespérée, mais de celle d’un prisonnier (Matthew Modine, en l’occurrence…) qui discute avec un autre prisonnier.
On ne voit pas le visage de l’autre prisonnier, sa capuche lui recouvre les 7 huitièmes de la tête.
Il ne la relève que lorsque Munch a embarqué Modine…
C’est Tutuola ! Ouuuuh, grosse stratégie sous marine au S.V.U. !!

Bref, l’épisode se passe… Bouh, méchant pédophile, dis nous que c’est toi le méchant pédophile…

Arrive Tutuola dans la salle d’interrogatoire aux côtés de Stabler et Benson, qui pataugent comme il faut.
Ice-T se moque de ce que lui a dit Modine au temps de leur intimité cellulaire. Enfin le personnage de Tutuola est sensé de moquer des propos de Modine ; de la part d’Ice-T, ce n’est que la récitation brute d’un texte difficilement retenu.
Modine le regarde et lui dit :
« You’re a good actor. At least, I wasn’t acting… »

Ice-T. Good Actor. MWWAAAAARRRRRRFFFFFFFF !!!!
Si je veux accorder un peu de crédit au scénariste de cet épisode, et je le veux, je peux penser qu’il s’agit d’une vengeance de sa part au nom de tous ceux qui écrivent des lignes de dialogues pour le personnage de Tutuola ! Et Modine mériterait un Emmy pour avoir réussi à dire cette réplique sans sourire !

Au bout d’une demi heure, l’interrogatoire, comme l’épisode lui-même, ne menant à rien, on part sur complètement autre chose… Enfin, pour cet épisode spécial « on-tourne-que-dans-une-pièce-et-on-compte-sur-la-qualité-de-nos-acteurs-et-de-nos-dialogues », parce que finalement, on revient aux basiques : l’enquête de terrain.
En quatre minutes, Benson et Stabler parviennent à localiser l’endroit où Modine viole et tue les petites filles… 24 heures d’interrogatoire pour se rendre compte qu’il fallait commencer par interroger la copine de Modine… Ils sont trop forts au S.V.U. !!
Mais heureusement les criminels sont encore plus abrutis. A peine relâché, Modine kidnappe une gamine qu’il ramène à sa planque, où se trouvent précisément les plus fins limiers de New York !

Démonstration de virilité entre Stabler et le psychopathe, qui se traduit en nouvelles éruptions de veines aux cous et aux fronts de Meloni et Modine… Mais Benson tire la première !
« J’ai tiré la première, parce que j’avais peur que tu le fasses. Et que tu le tues. Et c’est ce que voulait le méchant… Que tu laisses éclater ta rage (hmm, cf. le titre de l’épisode) et que finalement tu sois comme lui… »
Merci Olivia de nous expliquer bien didactiquement ce qui vient de se passer sous nos yeux, c’était tellement subtil, il faut le dire !

J’imagine que le scénariste a lui aussi trouvé sa scène un peu lourdaude, mais coincé par les délais, il n’a pas pu revenir dessus… Donc, pour ajouter un peu d’ambiguïté à cet épisode, il a trouvé une fin où Stabler laisse tout de même éclater sa rage… contre les casiers du vestiaire ! Hmmm, c’est fin… En tout cas, c’est fini… Et le fait qu’il ait une fin est la seule véritable bonne chose de cet épisode !

Oh, je sais, des témoins de Jéhovah avec lesquels j’avais discuté pendant plus d’une demi-heure dans le hall de mon immeuble me l’ont déjà dit : je fais partie de ce groupe de personnes que Dieu a décrits et desquels il faut se méfier et qu’il faut pourtant plaindre parce qu’ils finiront en enfer : je suis un moqueur ! M’enfin, je suis persuadé que même Bernadette Chirac et Clara Lejeune-Gaymard auraient ricané devant cet épisode, si l’une n’était pas occupé à récupérer des pièces jaunes en compagnie de judokas décérébrés et si l’autre n’était absorbée par la paperasserie de l’association anti-avortement « La trève de Dieu » qu’elle administre avec son mari, ce cher Hervé … Rhooo, voilà, je n’ai pas pu m’empêcher de me moquer… Ils avaient sans doute raison !

Review réalisée par Jéjé

Episode diffusé sur NBC le 01/03/2005
Review en ligne depuis le 01/05/2005

Note : Les épisodes dont les titres sont suivis d'une étoile (*)
sont inédits en France (ou l'étaient au moment de la mise en ligne de la review).







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